L’amour dure trois ans (2011)

L’amour dure trois ans est une comédie française, réalisée et adaptée par Frédéric Beigbeder, d’après son propre roman.

Un petit mot sur l’histoire ?

Est-ce possible d’aimer quelqu’un plus de trois ans ? Fraîchement divorcé, Marc Marronnier ne croit pas à l’amitié homme/femme et surtout ne croit plus en l’amour. C’est à cette période de sa vie qu’il décide d’écrire un livre sur le côté très éphémère de l’amour. Mais, dans le même temps, il rencontre Alice, la femme de son cousin. Au moment où il lui lance : « Vous êtes pleine de vie, c’est insupportable »..il est déjà tombé sous son charme. De ce fait, la deuxième partie du film c’est l’homme amoureux qui remet en question sa remise en question sur l’amour.

Les premières minutes ?

Le film s’ouvre sur une interview de 1983 de l’écrivain Charles Bukowski qui nous livre sa définition de l’amour et de son côté fugace. S’ensuit un petit film qui fait office de flash-back et nous montre la détérioration du mariage du personnage principal. Ainsi nous est présenté Marc Marronnier, critique littéraire et écrivain à ses heures. Après la prononciation de son divorce, il noie son chagrin dans l’alcool : pathétique dans son appartement, il écoute des chansons ringardes et boit pour oublier sa peine. Il est réveillé 36h plus tard par son robot aspirateur. Il s’installe derrière son ordinateur et se lance dans l’écriture d’un roman dans lequel il « vomit » toute sa désillusion.

Le casting ?

Gaspard Proust, alias Marc Marronnier, est absolument génial dans son rôle de romantique cynique et désabusé. Louise Bourgoin, alias Alice, interprète à merveille la jeune femme lumineuse et pleine de vie qui fait craquer le héros.

Valérie Lemercier, elle aussi très bonne dans son rôle d’éditrice cynique et cassante. Joey Starr et Jonathan Lambert sont excellents dans les rôles d’amis fidèles bien qu’aussi incapables que Marc Marronnier.

Et au final ça donne quoi ?

Une comédie romantique qui sort du lot ! Le choix d’un Gaspard Proust qui s’adresse directement à nous par des regards caméra n’est pas sans rappeler un côté Woody Allen et son film Whatever Works. Ce personnage désabusé par l’amour après une déception va aller jusqu’à reprocher à ses parents divorcés de ne pas lui avoir donné une vision positive et durable de l’amour. « J’ai compris que je n’avais rien compris à l’amour » résume à merveille l’idée générale. Le film est porté par son personnage principal et ses répliques grinçantes. Sa rencontre inopinée avec Alice à un enterrement va le faire basculer d’homme fermé à l’amour à trentenaire romantique qui rêve de se poser avec une femme. Sa maladresse le rend paradoxalement très touchant. Les dialogues et la mise en scène sont rythmés, vifs et intelligents. Il n’y a pas de temps morts et l’ironie est omniprésente. Le point fort de ce film est qu’il réussit à remplir les critères attendus d’une comédie romantique, à commencer par le « happy-end » mais sans tomber dans la platitude car l’émotion frôle presque toujours le ridicule. L’ensemble est très intelligent, à l’image de son réalisateur, dont on perçoit aussi l’angoisse existentielle du temps qui passe et abîme tout.

En résumé, L’amour dure trois ans souffle vent frais et pétillant sur la comédie française. Que ça fait du bien !

Anne S.

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