Super Dark Times (2017)

Super Dark Times est un teen movie américain réalisé par Kevin Phillips.

Ce qu’il faut savoir sur ce film :

– La production a privilégié une sortie sur Netflix au lieu des salles de cinéma. UFO Distribution avait pourtant émis le souhait de voir ce film sur grand écran.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que ce film vaut le coup d’être vu. Son affiche attire l’œil et sa bande annonce a rendu la chose encore plus intrigante. La casting est composé de jeunes acteurs et actrices prometteurs ou méconnus, ce qui peut ajouter un effet de surprise (ou pas).

Un petit mot sur l’histoire ?

Un accident tragique creuse un fossé entre deux adolescents et menace une amitié qui semblait forte et indéfectible.

Les premières minutes ?

Le silence pour accompagner de beaux plans, puis ensuite nous inquiéter avec une scène particulièrement étrange, d’un cerf entrain de mourir dans une salle de classe au petit matin. Est-ce signe de mauvais présage ?

Ensuite, on fait la connaissance du quatuor masculin. Un groupe d’ados qui errent dans les rues, les chambres et les bois. Les rapports humains, les attitudes et les sujets de discutions reflètent l’amitié, la bêtise et évidemment, la construction identitaire. Les caractères s’affichent efficacement, avec un soupçon de stéréotypes pour mieux (et vite) se familiariser avec les personnages.

La mise en scène est soignée et envoutante, avec des plans sublimes et la musique de Ben Frost. Il en ressort une ambiance familière, un croisement entre Donnie Darko pour sa froideur étrange et Stand by me pour l’adolescence et la fin de l’innocence. Kevin Phillips a bien révisé ses classiques.

Le casting  ?

Certains acteurs et actrices font leurs premiers pas au cinéma avec ce film ou alors tiennent pour la première fois de leur carrière un premier rôle, et tout le monde s’en sort plutôt bien. Owen Campbell (Conviction, As you Are) se montre solide et attachant dans le rôle de Zach. Son partenaire, Chalie Tahan (Le secret de Charlie) rappelle un peu Dane DeHaan (Chronicle) dans son interprétation. A la fois étrange, touchant et flippant !

Autre agréable surprise de cette distribution, Elizabeth Cappuccino qui amène douceur et lumière. Amy Hargreaves (How He Fell In Love)  fait le job dans le rôle de la mère de Zach. Toutefois, son personnage méritait un peu plus de développement. 

Malgré qu’il soit logiquement en retrait, Sawyer Barth livre une interprétation plus que correcte. Pour le rôle de Daryl, Max Talisman flirte avec le surjeu, mais ça passe.

Et au final ça donne quoi ?

Vous aimez Stephen King, Donnie Darko, David Lynch ou encore Stranger Things ? Super Dark Times est donc fait pour vous ! Ce long métrage est la première bonne surprise de l’année 2018, et il aurait mérité sa présence dans les salles obscures. Il nous révèle notamment un cinéaste qu’il faudra suivre, mais aussi des acteurs et actrices que l’on reverra certainement dans d’autres films ou séries.

Pour son premier long métrage, Kevin Phillips montre un réel savoir-faire dans sa mise en scène. Il s’inspire subtilement de grands cinéastes comme David Lynch, Richard Kelly ou encore Lars Van Trier. Sa scénographie rend hommage à un cinéma qui flirte avec la réalité et l’onirisme pour mieux nous emporter et nous déboussoler. Le réalisateur maitrise cela à merveille, il nous montre qu’il a le sens du rythme, un cadre millimétré et un réel intérêt pour ses personnages. A l’image de la photographie, tout est fait dans la sobriété pour mieux séduire et dérouter le spectateur.

Le scénario aborde l’adolescence de manière viscérale, en explorant les thématiques classiques (perte de l’innocence, premiers émois, la mort…) à travers différents genres (thriller, horreur, drame, teen-movie, comédie). La psychologie des personnages est mis en avant, tout comme l’époque dans laquelle ils évoluent (pas de réseau sociaux, pas de smartphone…), et cela donne une approche très intéressante du point de vue du relationnel. C’est sur cet axe que tout s’articule, ce qui laisse malheureusement entrevoir certains évènements. L’intrigue aurait pu être encore plus retord, et ainsi vraiment nous scotcher.

La bande originale est sublime et colle parfaitement aux images. Ben Frost propose un score assez proche de celui de Stranger Things. Les synthétiseurs et la rythmique ensorcèlent en même temps les plans de Kevin Phillips.

En résumé, Super Dark Times ne révolutionne pas le genre, mais lui rend avant-tout un bel hommage. Kevin Phillips est un réalisateur à suivre, tout comme son casting.

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Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Jean-Pierre Tondini dit :

    Merci poyr l’analyse. Récent abonné a netflix je vais suivre votre conseil…

    Aimé par 1 personne

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