Point Break (1991)

Point Break est un film d’action américain réalisé par Kathryn Bigelow.

Ce qu’il faut savoir sur ce film :

– A l’origine, le film devait être réalisé par Ridley Scott. Matthew Broderick, Johnny Depp, Val Kilmer et Charlie Sheen ont tous été auditionnés pour le rôle principal de Johnny Utah.

– Avant d’être intitulé Point Break (référence au surf), le projet a eu pour titre Johnny Utah et Riders on the Storm en référence à la chanson des Doors. Sauf que les paroles n’ont rien avoir avec le propos du film, alors l’idée est abandonnée.

– Une suite est longtemps restée dans les tuyaux d’Hollywood, mais Keanu Reeve a immédiatement refusé de reprendre le rôle de Johnny Utah. Finalement, ils ont préféré pondre un pauvre remake en 2015.

Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

Je n’ai vu ce film qu’une seule fois et c’était il y a plus de quinze ans. C’est incroyable de voir que ce long métrage s’approche de ses 30 ans, et j’en garde un très bon souvenir. Aujourd’hui, j’avais envie de le revoir pour voir si le temps ne lui fait trop défaut et pour surtout passer un bon moment devant ce film culte du cinéma d’action.

Un petit mot sur l’histoire ?

Johnny Utah, âgé de 25 ans et ancien joueur universitaire de football américain, a dû faire une croix sur sa carrière sportive à la suite d’une blessure au genou. Désormais agent du FBI, on le charge d’enquêter sur le gang des « ex-présidents », auteur de vingt-sept braquages de banques, appelés ainsi parce qu’ils agissent en utilisant des masques représentant d’anciens Présidents des États-Unis. Son équipier, Angelo Pappas, a une théorie : pour lui, tout porte à croire que les braqueurs sont une bande de surfeurs. Johnny infiltre alors leur milieu, se lie d’amitié avec la jolie Tyler, et découvre le mystique Bodhi.

Les premières minutes ?

Le générique pose le cadre de l’intrigue, il présente le croisement entre deux mondes, celui de l’évasion (plaisir et passion) avec celui de la loi. On nous présente ensuite Johnny Utah, fraichement sorti de ses classes au FBI. Son arrivée dans les bureaux rappelle celle de Bud Fox dans Wall Street, le plan-séquence de Kathryn Bigelow nous fait ressentir les vibrations d’Utah liées à la découverte et l’envie de faire ses preuves.

Les dialogues et les situations sont efficaces, et permettent très vite de dresser le profil de chaque protagoniste. Les repères sont posés pour ensuite dérouler l’intrigue. La mise en scène et son rythme permettent au spectateur de très vite se mettre dans le bain.

Le casting ?

Keanu Reeves impose ce qu’il faut de charisme et d’intensité pour interpréter Johnny Utah. Il véhicule parfaitement le conflit qui germe en lui, entre sa réussite et sa liberté. D’ailleurs, Kathryn Bigelow entretient cet aspect sur tout le film. La question réside sur le script et elle est efficacement représentée sur la forme.

Dans le rôle du mystique Bodhi, Patrick Swayze est impeccable. Il nuance son jeu à merveille, ce qui donne à son personnage une aura particulière. Un charme et une sincérité qui agissent aussi bien sur le spectateur que sur Johnny Utah. On a l’anti-héros par excellence. Le duo Reeves/Swayze fonctionne à merveille et porte littéralement le film.

Gary Busey se montre inspiré dans la peau du flic bourrin et quelque peu fatigué par son métier. L’une de ses meilleures interprétations des années 90, qui rappelle énormément un certain Nick Nolte dans 48 Heures.

La touche féminine est bien assurée par Lori Petty, dommage que son personnage s’éclipse au fil des évènements et ne devient au final qu’un simple motif de confrontation.

Anthony Kiedis (Red Hot Chili Peppers),  John C. McGinley (Scrubs) et Tom Sizemore (Heat) sont également de la partie.

Et au final ça donne quoi ?

Pour son quatrième long métrage, Kathryn Bigelow se fait remarquer, et c’est hautement justifié. La réalisatrice franchit un cap dans sa manière d’appréhender un long métrage, surtout de ce calibre. Son mari de l’époque, James Cameron, lui a confié le film qui a boosté sa carrière et l’a révélé aux yeux du grand public et de la profession. A tout juste quarante ans, Kathryn Bigelow rivalise clairement avec Tony Scott, John McTiernan ou encore Walter Hill.

Sa mise en scène est en adéquation avec l’adrénaline et l’état d’esprit qui agitent les personnages. Cela nous donne des séquences d’actions époustouflantes et des scènes plus posées sur la psychologie des personnages. Un équilibre intelligemment mené sur un rythme brûlant. Niveau technique, Kathryn Bigelow et son équipe font preuve d’ingéniosité concernant les scènes aériennes et maritimes. Il en ressort des plans sublimes, donnant lieu à un relief enivrant et donc une part d’identité au long métrage.

L’intrigue brille par les enjeux, la composition et le relationnel qui entourent Johnny et Bodhi. Ils sont tous les deux les moteurs de l’histoire, chacun d’un côté de ligne et pourtant ils se ressemblent, voir même ils s’admirent l’un et l’autre. Ce jeu de miroir fonctionne parfaitement, notamment grâce aux prestations des acteurs. Sur un plan secondaire, on retient Angelo Pappas (Gary Busey) qui reprend goût à son métier grâce à Johnny Utah. Ce qui est également louable, c’est le traitement fait aux agents du FBI. On a des mecs qui tiennent la route et qui font marcher leur cervelle.  En revanche, il dommage de voir Tyler (Lori Petty) aussi sous-exploitée dans la dernière partie. Le final montre bel et bien, qu’il n’y avait pas lieu à une suite. Une conclusion belle et émouvante pour Johnny et Bodhi.

La bande originale de Mark Isham surfe sur les sonorités de l’époque, ce qui donne l’élan nécessaire pour accompagner les images. On peut également entendre du Jimi Hendrix, Love, Ice-T ou encore Ratt.

En résumé, Point Break reste encore un très bon film d’action. Oubliez Fast & Furious, et offrez-vous de vraies sensations avec Keanu Reeves et Patrick Swayze.

Publicités

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. llehane dit :

    Ça m’a donné envie de le revoir !!! Culte ce film !!

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s