Top 20 des films années 70 qu’il faut absolument voir !

On continue notre remontée dans le temps avec cette-ci, un petit tour du côté du cinéma des années 1970.  Une période clé du cinéma, puisqu’elle a vu grandir le Nouvel Hollywood. Évidemment, cette période prolifique du cinéma américain a marqué l’histoire du Septième Art. Voici notre Top collectif des incontournables de cette décennie. 

N°20 : MASH de Robert Altman

Un peu oublié aujourd’hui, M*A*S*H* a eu pourtant un impact extrêmement important lors de sa sortie. Ce petit bijou de Robert Altman est d’une richesse peu commune. Entre burlesque, critique sociétale, rapport à la sexualité dans les années 70, référence picturale… vous pourrez vite trouver votre compte. Le synopsis risque de vous faire peur, pourtant « Hot Lips » risque de changer votre vie ou du moins vous faire passer deux heures très agréables.

N°19 : Kramer contre Kramer de Robert Benton

Mise en abîmes dans la décomposition d’une famille américaine, qui ne laisse personne insensible. Le réalisateur Robert Benton pose sa caméra au milieu d’un couple fracturé, qui se livre une triste guerre pour avoir chacun la garde de leur enfant. Les thématiques abordées sont intemporelles, et elles sont développées de façon à nous montrer la complexité des sentiments et des émotions. L’impact du film doit aussi aux talents de Dustin Hoffman et Meryl Streep, qui sont tout simplement excellents. Émotions (et larmes) garanties !

N°18 : L’aile ou la cuisse de Claude Zidi

La filmographie de Louis de Funès est un passage obligé pour toutes personnes vivant en France. L’aile ou la cuisse fait partie de ces films que j’ai découvert enfant et que je revois toujours avec plaisir. Louis de Funès était tout simplement un génie de la comédie. Il était assez réticent à l’idée de travailler avec Coluche, les deux hommes se sont finalement si bien entendus que c’est lui-même qui a insisté pour que le nom de Coluche apparaisse en tête d’affiche aux côtés du sien ; le duo fonctionne très bien. On retrouve également au casting Claude Gensac habituée au rôle de l’épouse de Louis de Funès, ce coup-ci dans la peau d’une secrétaire. Le film traite, non sans humour, d’un sujet de plus en plus d’actualité, la malbouffe et l’industrialisation de la cuisine.

N°17 : Robin des bois de Wolfgang Reitherman

L’histoire de Robin des bois est connue de tout le monde, c’est à Wolfgang Reitherman, l’un des neuf sages chez Disney, qu’est confiée la réalisation de cette légende intemporelle. Le choix du renard pour incarner Robin est très judicieux. On ressent immédiatement l’inspiration puisé dans le roman de Renart pour la création de certains personnages, ceux-ci sont d’ailleurs le point fort de cette adaptation, tous les personnages sont sympathiques et rigolos notamment frère Tuck et Petit Jean. L’animation est très jolie, typique des disney de cette décennie où le coup de crayon est apparent. Malgré un accueil critique froid, Robin des bois figure parmi les films les plus drôles du studio.

N°16 : Monty Python : Sacré Graal ! de Terry Gilliam et Terry Jones

Quand les Monty Python s’attaque à la Légende du Roi Arthur, ça nous donne l’une des plus grandes comédie de la décennie. Totalement barré et inspiré, Terry Gilliam et sa bande enchainent les sketchs à l’humour absurde et décapant. La série Kaamelot d’Alexandre Astier est évidemment inspiré de ce film.

N°15 : Les Aristochats de Wolfgang Reitherman

Les Aristochats, réalisé par Wolfgang Reitherman, est le premier long métrage auquel Walt Disney, disparu en 1966, ne participe pas. Il s’agit également de la dernière prestation du parolier et acteur français, Maurice Chevalier qui est sorti de la retraite spécialement pour chanter dans les aristochats. C’est un fait divers amusant qui est à l’origine du scénario du film, en effet à Paris dans les années 1900, une famille de chats a hérité de la fortune de sa maîtresse. La grande force des Aristochats réside dans ses chansons jazz totalement inoubliables notamment « tout le monde veut devenir un cat ». Le personnage de Scat Cat est d’ailleurs grandement inspiré du célèbre Louis Armstong. Un véritable plaisir qui n’a pas pris une ride.

N°14 : The Rocky Horror Picture Show de Jim Sharman

The Rocky horror picture show est une comédie musicale totalement déjantée, résolument kitsch et décalée. C’est en regardant « Le monde de Charlie » que j’ai eu envie de découvrir ce film. À l’instar de Phantom of the paradise, le film fait de nombreux clin d’œil à d’autres œuvres cinématographiques notamment Docteur Folamour et Frankenstein évidemment. Lors de sa sortie en salle le film est un immense bide en partie à cause de son caractère ouvertement sexuel. C’est au fil des séances qu’il devient culte, nombre de séries, de films et de chansons y font référence. Tim Curry est absolument exceptionnel dans la peau de l’androgyne Frank N Furter, le reste du casting est très bien distribué, Susan Sarandon est géniale dans son interprétation de « Touch-a touch-a touch me ». La bande originale est excellente, des morceaux comme « Don’t dream it, be it » et « Hot Patootie » sont totalement inoubliables. The Rocky Horror picture show se permet tout et marque par son extravagance.

N°13 : Le Parrain II de Francis Ford Coppola

L’une des meilleures suites de l’histoire du cinéma ! Francis Ford Coppola réussit l’exploit de surpasser le chef d’oeuvre qu’est Le Parrain de 1972. Francis Ford Coppola et Mario Puzo osent une structure narrative, qui développe parallèlement l’ascension de Michael Corleone et la jeunesse de son père Vito à travers de sublimes flashbacks. Deux films en un magistralement orchestré par le cinéaste. Sans oublier la performance collective du casting, Al Pacino est grandiose, tout comme Robert De Niro en Vito Corleone, ou encore John Cazale. Du grand, du très grand cinéma !

N°12 : Midnight Express de Alan Parker

Le chef d’oeuvre incontournable d’Alan Parker ! Midnight Express frappe à l’estomac en mettant le spectateur aux premières loges d’une descente aux enfer pas comme les autres. Une punition qui prend le tournant de torture pour Billy Hayes, allant jusqu’à le briser en tant qu’homme et l’abaisser au rang d’animal sauvage. La plume d’Oliver Stone fait mouche, tout comme la mise en scène d’Alan Paker. Le duo fonctionne à la perfection, dommage qu’il n’est pas été reconduit sur d’autres projets. Il faut également souligner les performances de Brad Davis, John Hurt et Randy Quaid, sans qui le film n’aurait pas eu cette aura bouleversante, qui marque le spectateur au fer rouge.

N°11 : Star Wars – Episode IV : un nouvel espoir de George Lucas

Et dire que le bruit d’un sabre laser n’est qu’un mélange de plusieurs sons dont un aspirateur… pourtant qu’est-ce que cette saga cinématographique a marqué son époque. En 1977 sort en France Star Wars IV : Un nouvel Espoir – quarante ans plus tard, qu’ils sont rares ceux qui n’ont jamais vu au moins un épisode ou même, ce qui réduirait énormément les possibilités, ceux qui n’ont jamais entendu parler de Dark Vador. Ce film chamboulera le cinéma et fait d’ailleurs, toujours des émeutes.

N°10 : Les Dents de la Mer de Steven Spielberg

Les Dents de la Mer, première grosse production de Spielberg est un film incontournable des années 70. Premier vrai blockbuster grand public, le film a battu des records au box office et a même été le plus gros succès de l’histoire durant 2 ans. Mêlant habilement film d’aventure et film d’horreur, les dents de la Mer est un chef d’œuvre d’angoisse et de tension tout en incorporant des éléments d’aventure qu’on retrouvera dans ses films suivants, notamment les Indiana Jones. À noter, l’excellente performance de Robert Shaw en tant que marin intrépide.

N°9 : Taxi Driver de Martin Scorsese

Martin Scorsese nous plonge dans le New-York post-Vietnam, avec pour guide Travis Bickle. Le cinéaste américain dépeint sa ville dans ce qu’elle a de plus sombre et de plus authentique, bien loin du rêve américain. Une mise en scène magistrale pour un bijou de scénario de la part de Paul Schrader (Raging Bull, American Gigolo). Sans oublier, la performance confondante de Robert De Niro. L’œuvre qui a confirmé les talents de Martin Scorsese et Robert De Niro aux yeux du grand public, et qui a marqué l’histoire du cinéma.

N°8 : Barry Lyndon de Stanley Kubrick

Vous connaissez tous Stanley Kubrick et dès qu’on évoque son nom, deux films vous viennent particulièrement à l’esprit : 2001, l’Odyssée de l’espace ou Orange Mécanique ; pourtant l’un de ses plus grands films se nomme Barry Lyndon. Esthétiquement très recherché, cette adaptation du roman de William Thackeray nous fait redécouvrir l’Irlande au XVIIIème siècle et le désir du réalisateur de se rapprocher le plus possible de cette époque est subjuguant.

N°7 : Phantom of the Paradise de Brian De Palma

Phantom of the paradise est un savoureux mélange de genre faisant référence à de nombreux monuments littéraires et cinématographiques. J’ai été totalement charmé dès les premières minutes, le casting est de très haute volée, Paul Williams, à qui l’on doit la bande originale du film, incarne à la perfection le personnage de Swan. Il s’agit, selon moi, du meilleur film de Brian de Palma et d’une référence de la comédie musicale.

N°6 : Alien, le huitième passager de Ridley Scott

Le temps passe, et Alien, le huitième passager reste l’une des grosses références de la SF horrifique au cinéma. Ridley Scott et son équipe ne font qu’un, pour nous entrainer au beau milieu de l’espace et nous faire frissonner intelligemment. H. R. Giger, Jerry Goldsmith, Dan O’Bannon et évidemment le réalisateur apportent tous leur touche artistique pour hisser ce postulat de série B au rang de chef d’oeuvre intemporel. Sigourney Weaver devient l’héroïne de plusieurs générations, et marque par son personnage et sa prestation, un tournant notable pour les femmes « héros » dans les blockbusters. Bref, Alien, le huitième passager est l’un des meilleurs film du genre et sans aucun doute l’œuvre la plus aboutie de Ridley Scott. Du grand spectacle pour du grand cinéma !

N°5 : Voyage au bout de l’enfer de Michael Cimino

Voyage au bout de l’enfer fait péter les canons comme ce n’est pas permis. Une révolution du genre à son époque, un film de guerre qui ne fait aucune concession ! Michael Cimino dresse un portrait percutant, dérangeant et émouvant de la Guerre du Vietnam, avant, pendant et après, à travers une bande d’amis d’une petite ville industrielle. Du très grand cinéma au service d’une mise en scène flamboyante, des scènes d’une excellence rare, que ce soit dans les montagnes, dans le camp de prisonniers… Il en ressort une incroyable authenticité, qui marque le spectateur à jamais. 3 heures par lesquelles, on passe par toutes les émotions. Un petit mot sur le casting magistral composé de Robert De Niro, Christopher Walken, Meryl Streep et John Cazale.

N°4 : Apocalypse Now de Francis Ford Coppola

On reste au Vietnam pour un autre chef d’oeuvre, signé Francis Ford Coppola. Apocalypse Now a marqué l’histoire du cinéma sur tous les plans. Tournage cauchemardesque aux milles et une anecdotes, plus flippantes les unes que les autres. Mais, on retient surtout le travail exceptionnel réalisé par le cinéaste et son équipe, qui ont composé une odyssée pleine de fureur et de folie. Une mise en scène virtuose, accompagnée de grands décors et d’une sublime photographie. Martin Sheen, Marlon Brando et Robert Duvall sont époustouflants ! Quand la passion pour le Septième Art se transforme en obsession, puis en folie, ça vous donne Apocalypse Now.

N°3 : Orange Mécanique de Stanley Kubrick

Quand Stanley Kubrick porte une vision satirique de la jeunesse et de la société dans sa globalité, ça donne une œuvre corrosive, qui ne fait pas dans la demi-mesure. Orange Mécanique a divisé, divise et divisera toujours. Le maître n’hésite à bousculer les codes et repousser les limites. Il impose un huis clos totalement frappé d’intelligence, à l’intérieur du corps et de la cervelle d’Alex DeLarge. Le spectateur est propulsé et emprisonné dans des situations inconfortables. Un futur proche qui rime avec cauchemar, mais qui renvoie aussi à notre société et à sa violence perpétuelle. En cela, la mise en scène de Stanley Kubrick décoiffe littéralement, de par son montage, son esthétisme, son cadre, sa photographie ou encore sur le plan sonore. Malcolm McDowell incarne un salopard, qui dérange autant qu’il fascine. Bref, Orange Mécanique reste une énorme référence cinématographique, qui a fait voir le Septième Art sous tout autre angle.

N°2 : Le Parrain de Francis Ford Coppola

La référence ultime du film de gangsters ! Le Parrain a ouvert une nouvelle voie au genre, une mise en abîme étincelante dans la mafia italienne. A l’origine, Sergio Leone s’est vu proposer la réalisation, mais a décliné, ne trouvant pas d’intérêt à l’histoire. Heureusement pour nous, Francis Ford Coppola a été séduit par roman de Mario Puzo, et immédiatement accepté d’en faire l’adaptation. Malgré que ce soit à l’origine un film de commande, le cinéaste se prend de passion pour l’histoire et ses personnages. En plus de ça, il a bataillé sec pour imposé ses choix artistiques auprès de la Paramount, notamment en ce qui concernait le casting.

Au final, c’est une réussite totale ! Une mise en scène de toute beauté, une distribution remarquable (Al Pacino et Marlon Bradon sont impériaux), pour un scénario riche et passionnant, et des personnages haut en couleurs. La musique de Nino Rota est inoubliable et indissociable du film. Le Parrain reste l’un des plus beaux films jamais réalisé.

N°1 : Vol au-dessus d’un nid de coucou de Milos Forman

Je suis sûr que de nombreuses personnes vont rechigner en voyant votre coup de cœur, le Parrain, que deuxième de ce classement, mais Vol au-dessus d’un nid de coucou de Milos Forman reste l’un des plus gros, voire le plus gros chef d’œuvre des années 70. Si vous ne l’avez pas vu, les images que vous trouverez sur internet ne vous donnera pas forcément envie, pourtant, je peux vous l’assurer, si vous aimez le cinéma, vous avez de très grandes chances d’être subjuguer par Jack Nicholson et ses partenaires de jeu dans cet hôpital psychiatrique. D’ailleurs, pour finir sur un petit aparté, je vous invite à lire la critique que j’ai faite il y a quelques mois sur le sujet.


MENTIONS HONORABLES :

Annie Hall de Woody Allen

Le Château de Cagliostro de Hayao Miyazaki

Les Valseuses de Bertrand Blier

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8 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Quand on voit autant de classiques, on se rend compte à quel point ça a été une décennie prolifique et riche en grands crus ! Il m’en manque encore un certain nombre à rattraper, mais j’ai vu les 10 premiers au moins. J’aurais juré voir Le Parrain en premier mais c’est Vol au dessus d’un nid de coucou, ça change, et ça montre encore une fois le niveau des films de l’époque !
    D’ailleurs, petit détail, mais le n°11 s’est-il envolé en cours de route ? 😛

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    1. Le 11 est là ! =) Il s’était caché…

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      1. Ah parfait ! Je me disais bien qu’il manquait un petit Star Wars dans le lot. 😀

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      2. En fait, il ne s’était pas enregistré dans une précédente manip… :/

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  2. Thanatos dit :

    Super article ! 🙂

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  3. Hassane lehaf dit :

    ….Hair , saturday nigtn Fever , conversations secrètes , duellistes ,Sacco et Venzetti …et plein d autres italiens….et je mettrais dans les 70 le Kubrick de 69 ( j crois ) 2001 odyssée ….. Et grands succes populaires d Disney , j les aurais pas mis …. Et la cage aux folle plutôt que l aile ou la cuisse …….. Sinon pas mal !

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  4. belette2911 dit :

    L’aile ou la cuisse… Ils étaient pas très loin de ce que l’on nous fait bouffer maintenant, d’ailleurs, quand je me doute que le produit est merdique, je dis toujours que « C’est de chez Tricatel !! ».

    J’ai pris quelques notes afin d’étoffer ma culture cinématographique 😉

    Aimé par 1 personne

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