Reservation Road (2007)

Reservation Road est un drame américain co-écrit et réalisé par Terry George.

Ce qu’il faut savoir sur ce film :

– Il s’agit d’une adaptation du roman homonyme de John Burnham Schwartz, qui a d’ailleurs participé au scénario avec Terry George, le réalisateur.

– Malgré son casting quatre étoiles, le long métrage n’a pas bénéficié d’une grande distribution en salles, et n’a pas attiré les foules. Les recettes sont estimées à un peu plus de 1,5 millions de dollars.


Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

J’ai d’abord été attiré par la distribution prestigieuse, puis quand j’ai vu que le réalisateur de Hotel Rwanda était aux commandes, je me suis lancé. Le pitch dévoile un film dramatique qui va certainement être fort en émotions.

Un petit mot sur l’histoire ?

Un petit garçon de dix ans meurt écrasé dans un accident de voiture. Le père de la jeune victime n’a alors plus qu’une seule idée en tête, retrouver le conducteur qui a pris la fuite. Celui-ci est rongé par le remords, mais il ne parvient pas à se livrer à la police, craignant d’être séparé de son fils.

Les premières minutes ?

Terry George va à l’essentiel. Il nous présente deux familles, deux relations père/fils, puis on assiste à l’accident tragique qui va bouleverser le vie de tous. Un démarrage quelque peu précipité dans l’exécution, pour mieux rebondir sur l’impact psychologique. Dans l’ensemble, ça reste efficace, mais il aurait été peut-être plus intéressant d’allonger un peu plus le quotidien des protagonistes afin de mieux s’y attacher, et d’étoffer l’aspect émotionnel envers notamment l’enfant.

Le casting ?

La distribution est sans aucun doute la grande force du long métrage. En tête, Joaquin Phoenix et Jennifer Connelly sont bouleversants. Ils composent à merveille le couple dévasté par la perte d’un enfant, un drame qui les ronge jusqu’à l’os.

Mark Ruffalo arrive à être un minimum convaincant dans son rôle d’avocat et de père rongé par la culpabilité. A mes yeux, ce personnage ne correspond pas à la fibre d’acting de Mark Ruffalo. Mais bon, ça passe quand même.

Même si elle est plus en retrait, Mira Sorvino se montre solide, et elle méritait que son personnage soit un peu plus en vu.

Elle Fanning confirme à nouveau le potentiel d’une grande actrice à venir.

Et au final ça donne quoi ?

Le long métrage de Terry George inspirait à quelque chose de plus fort et de plus posé. Le réalisateur expédie son histoire, ce qui rend le film simplement efficace. La carte de l’émotion fonctionne, mais frôle à plusieurs reprises le pathos. L’aspect thriller intervient par intermittences, ce qui nuit évidemment à l’atmosphère et au suspens. La scénographie et le montage apportent peu de relief et d’originalité, ce qui conduit à un rythme assez inégal. Heureusement que le casting se montre à la hauteur, ce qui donne de l’intérêt au film.

Sur le plan scénaristique, rien d’innovant non plus. Le parallèle des deux pères est intéressant, le reste c’est téléphoné et déjà vu. La manière dont les liens sont tissés entre les deux hommes inspirait à plus de finesse. Ensuite, on a une surenchère au niveau des coïncidences, ce qui hôte toute crédibilité à l’intrigue.

La bande originale est oubliable, puisqu’elle ne fait que se poser sur les images. Là encore, cela confirme le fait que le film a été conçu pour tirer les larmes.

En résumé, Reservation Road est un film dramatique quelconque, alors qu’il affichait un peu d’ambition.

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