Après Séance : Jusqu’à la garde

Jusqu’à la garde est un film dramatique français écrit et réalisé par Xavier Legrand.

Les époux Besson, parents de 2 enfants, divorcent. La mère demande la garde exclusive, estimant que son mari est un danger pour ses enfants.

Xavier Legrand propose un thriller domestique portant sur la séparation d’un couple et le problème de la garde des enfants. Sa est extrêmement inconfortable pour le spectateur. On y sent d’entrée toute la violence sous jacente sous tendant les relations entre Miriam (Léa Drucker) et Antoine Besson (Denis Menochet). Miriam demande la garde exclusive, son mari obtient un week end sur deux et les problèmes commencent.

En effet, pour Miriam, la page est tournée, elle a pris l’initiative du divorce. Antoine ne se projette pas et n’a pas renoncé. Il suscite l’incompréhension de ses parents. Se heurtant à un mur alors qu’il n’avait pas renoncé à la reconquérir, digérant difficilement les mensonges de sa femme et de son fils, il va finir par craquer dans un final illustrant son pétage de plomb et la violence qui sommeille en lui.

Le réalisateur s’est inspiré principalement de trois films pour sa réalisation: Kramer contre Kramer, La nuit du chasseur et Shinning. Sa mise en scène respire une constante tension qui imprègne le spectateur pour le scotcher à son siège. On assiste à une véritable expérience qui fait palpiter autant le cœur que le cerveau.

Léa Drucker et Denis Ménochet sont d’une solidité irréprochable, tout comme la révélation Thomas Giora, qui est terriblement touchant. Ce trio souffle un tourbillon d’émotions qui chamboule complètement le spectateur.

La rubrique des faits divers fait état chaque année de séparations dramatiques durant lesquelles l’ex mari finit par tuer sa femme et son ou ses enfants. Jusqu’à la garde illustre très bien cette réalité. Tout au plus peut on peut regretter la place accordée à la fille du couple, Joséphine Besson interprétée par Mathilde Auneveux. Ni son amourette, ni sa prestation en live n’apportent quoi que ce soit au film.

Dagrey.

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Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. tinalakiller dit :

    Totalement d’accord avec cette critique, notamment sur la place de Joséphine, trop maladroite et parfois facile, alors que le film ne tombe paradoxalement pas dans cette facilité.

    Aimé par 1 personne

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