Top 10 des meilleurs road-movies selon les abonnés

Quand le cinéma croise le bitume et la poussière sur plusieurs kilomètres (miles), ça nous donne un road-movie. Un genre qui se démarque des autres, tout en s’y attachant. Il passe par le cinéma d’action, le thriller, le drame, la romance, la science-fiction… Le road movie symbolise aussi la quête de liberté et la construction identitaire à travers un voyage. Quelles sont les œuvres majeures du genre ? Celles qui restent dans les mémoires et qui traversent le temps sans prendre la poussière. Les abonnés ont répondu à la question en sélectionnant 10 road movies incontournables du cinéma.

N°10 : L’épouvantail (1973) réalisé par Jerry Schatzberg

Après avoir fourmillé dans les bas fonds de New-York avec Panique à Needle Park, Jerry Schatzberg emmène cette fois-ci Al Pacino sur le bord de la route en compagnie de Gene Hackman. Tout oppose les deux vagabonds, que ce soit physiquement ou psychologiquement. Pourtant, ils vont s’allier sur la route pour un magnifique voyage riche en émotions. L’épouvantail est sans aucun doute l’un des plus beaux films du cinéaste américain.

N°9 : Un Monde Parfait (1993) réalisé par Clint Eastwood

Un Monde Parfait symbolise la rencontre entre deux grands passionnés de cinéma et de westerns. C’est pourquoi, Clint Eastwood et Kevin Costner se donnent rendez-vous sur la route pour une chasse à l’homme pas comme les autres. Ce road movie allie plusieurs genres, pour au final nous toucher en plein cœur. Cette amitié particulière entre un évadé de prison et un enfant d’à peine dix ans ne peut que nous emporter vers un tourbillon d’émotions et de remise en question à travers les thématiques abordées. Clint Eastwood signe sans aucun doute l’un de ses plus beaux longs métrages, et Kevin Costner, l’un des plus beaux rôles de sa carrière. Magnifique !

N°8 : Une Histoire Vraie (1999) réalisé par David Lynch

David Lynch laisse le protagoniste principal l’emporter et l’envahir. Le cinéaste américain met de côté ses thrillers noirs et labyrinthiques pour nous conter une histoire pleine d’humanité. Inattendu ? Pas forcément quand on regarde la filmographie de David Lynch. L’espèce humain est le noyau de son cinéma, dans ce qu’il a de plus sombre (Blue Velvet) ou bien dans ce qu’il a de plus beau (Elephant Man). Il y a toujours ce contraste chez Lynch, mais pour Une Histoire Vraie, nous restons principalement dans la lumière et la simplicité. A travers une quête de réconciliation, Alvin et ses rencontres, le cinéaste vient nous perforer le cœur et nous offre des images magnifiques. Richard Farnsworth est impeccable en vieux sage motivé par l’espoir de revoir son frère.

Simon résume comme il faut ce film en quelques mots : « Une belle leçon de vie, qu’il faut voir absolument. »

N°7 : Point Limite Zero (1971) réalisé par Richard C. Sarafian

Comme oublier Kowalski au volant de sa Dodge Challenger blanche sillonnant les routes désertiques américaines ?! Point Limite Zero est une course-poursuite infernale, qui capte une époque de l’Amérique et de son cinéma (Nouvel Hollywood). Kowalski symbolise la rébellion face au système, auquel il a appartenu par le passé. Sa foie en la liberté va faire de lui une icône chez les hippies, on peut même parler d’un guide. Richard C. Sarafian maitrise son sujet et son espace à la perfection. Une référence incontournable du genre qui a inspiré de nombreux films présents dans ce classement.

N°6 : Into the wild (2007) réalisé par Sean Penn

Sean Penn a réussi à pondre œuvre  forte en émotions et en messages, tout en rendant hommage bouleversante  à Christopher McCandless (1968-1992) et d’autres personnes qui ont choisi de vivre loin de la société de consommation, pour revenir aux fondamentaux de l’homme, à savoir la liberté de vivre. La mise en scène est étincelante, une richesse visuelle qui fait partir le spectateur loin de son siège. Emile Hirsh trouve son plus rôle au cinéma à ce jour, son interprétation est d’une justesse confondante. Il vit son personnage jusqu’au bout des doigts. Into The Wild remet énormément en question, et synthétise avec brio cette petite envie qu’on a tous dans un coin de notre tête : être libre.

N°5 : Thelma & Louise (1991) réalisé par Ridley Scott

Après un film historique, de la science-fiction et du fantastique, Ridley Scott s’est attaqué au road movie avec l’inoubliable Thelma & Louise. Un changement de registre réussi pour le réalisateur américain, qui rend hommage aux films du genre des années 60/70, en y apportant une dimension féministe.

Ridley Scott mélange soigneusement humour, thriller, et le polar noir. Sa mise en scène capte merveilleusement l’espace américain qui s’offre à lui au bord de la route 66. L’icônisation des deux femmes est inspirée, aussi bien pour le réalisateur que pour le duo Sarandon/Davis. Les deux actrices dégagent énormément d’émotions et une forte alchimie. N’oublions pas non plus, Hans Zimmer qui signe une bande son magnifique, avec en particulier le morceau « Thunderbird ».

N°4 : Paris, Texas (1984) réalisé par Wim Wenders

« Pour son onirisme, sa symbolique et sa lenteur, Paris, Texas figure parmi les incontournables du genre », nous dit Quentin.

Palme d’Or au Festival de Cannes, ce road movie aborde avec justesse la famille et l’amour entre les êtres. Wim Wenders propose une atmosphère hypnotique et bouleversante. Sa mise en scène s’accorde parfaitement avec la photographie de Robby Müller. Le regretté Harry Dean Stanton trouve le plus grand et le plus beau rôle de sa carrière, et est parfaitement épaulé par Natassja Kinski, qui livre l’une des ses plus belles performances. La guitare de Ry Cooder accompagne comme il faut les magnifiques images de Wenders. Bref, Paris, Texas est œuvre remarquable et fascinante.

N°3 : Easy Rider (1969) réalisé par Dennis Hopper

Sans surprise, Easy Rider apparait sur le podium. Une pierre angulaire du genre qui est ancrée dans une époque où la société américaine n’a pas de place pour le vivre ensemble. La différence est une tare, ce qui nous renvoie aussi à la société d’aujourd’hui. On s’occupe toujours des autres, sans se regarder soit-même. Les préjugés, les amalgames et les rumeurs peuvent entrainer la peur et des actes abominables. C’est un peu tout ça que Dennis Hopper veut nous montrer à travers son long métrage en y centralisant quelques questions importantes : Y a t-il la place pour être libre ? Qu’est ce que la liberté ? A travers une vision marginale, il est mis sur la table l’Homme, sa société et ses codes.  Dennis Hopper et Peter Fonda composent un voyage initiatique où s’entrechoque les cultures et les manières de vivre. Une vision sans concession sur le faux-rêve américain. La bande originale s’allie parfaitement les images et le propos du film. De Steppenwolf à The Holy Modal Rounders en passant par Jimi Hendrix, on est littéralement transporté. Une époque saisit avec les yeux et les oreilles, cela a évidemment un impact sur le spectateur.

Quentin résume une nouvelle fois très bien ce chef d’oeuvre en une phrase : « Pour sa réflexion sur la société moderne et la marginalisation d’esprits libres, Easy Rider reste la référence du road movie. »

N°2 : Mad Max : Fury Road (2015) réalisé par George Miller

Le retour fracassant de George Miller sur la route, enfin plus précisément sur le sable brûlant du désert. Il a donné une nouveau souffle au cinéma d’action et au blockbuster, il a imposé une nouvelle référence comme l’ont été les deux premiers Mad Max.

Le cinéaste australien offre un spectacle survolté, à travers une mise en scène époustouflante. Que ce soit la cadrage, les différents procédés, la photographie, le montage, la direction artistique… tout baigne dans une cohérence artistique qui scotche le spectateur. On ne peut pas oublier la musique de Junkie XL, qui donne encore plus d’ampleur à la fièvre et à la vitesse qui habitent les images de Miller. Charlize Theron vole la vedette à Tom Hardy, même si ce-dernier fait le job. Il faut avouer, que Mel Gibson reste le seul et l’unique Max Rockatansky.

Stojan résume bien cette œuvre survoltée : « Fury Road est un road movie sous stéroïde mais road movie quand même (après c’est sur y a moins le côté « introspection, se révéler sois même, expérience de vie etc » et encore remarque notamment pour le personnage de Furiosa). « 

N°1 : Duel (1971) réalisé par Steven Spielberg

Emmanuel a tout dit : « Tout Spielberg déjà là. Sans compter le mal sans visage et le pouvoir de la machine qui prend possession de l’homme. Tous les thèmes du fantastique sont déjà posés. Un coup de maître. »

Un téléfilm devenu un film culte, et même une référence du genre. C’est l’histoire de Duel dont le tournage n’a duré que 13 jours, avec un budget en dessous des 500 000 dollars, et qui est surtout le premier long métrage de Steven Spielberg. Un thriller psychologique palpitant où tout l’art de la mise en scène prend son sens. On assiste à la naissance d’un grand cinéaste, qui continue encore aujourd’hui à nous faire rêver. Qui n’attend pas son Ready Player One ?!


MENTIONS HONORABLES :

Hitcher (1986) réalisé par Robert Harmon

Carnets de voyage (2004) réalisé par Walter Salles

Little Miss Sunshine (2006) réalisé par Jonathan Dayton

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Ywan Cooper dit :

    Une histoire vraie, mon cher, tu es bien bas.

    Aimé par 2 personnes

  2. Pour le coup, tous ceux que j’aurais cité en premier sont ici. ^^ Ce qui est bien avec les road movies, c’est qu’ils peuvent avoir des apparences variées, mais finalement, on y retrouve toujours une recherche de soi. La route a toujours été un vrai symbole plein de sens.

    Aimé par 1 personne

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