The Lone Ranger (2013)

The Lone Ranger est un western américain réalisé par Gore Verbinski.

Ce qu’il faut savoir sur ce film :

– The Lone Ranger est un personnage de fiction américain (western), apparu dans un feuilleton radiophonique écrit par Fran Striker en 1933, puis dans une série télévisée de 1949 à 1957.

– Suite au succès des trois premiers films Pirates des Caraïbes, Disney et Jerry Bruckheimer ont accepté de financer The Lone Ranger. Le projet a été par Johnny Depp et Gore Verbinski, ce qui a évidemment facilité les négociations. Le budget a été évalué entre 225 et 250 millions de dollars.

– Le long long métrage est considéré comme l’un des gros flop Disney, avec un accueil critique et commercial assez froid.


Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

Est-ce que The Lone Ranger est un grand divertissement ? Les critiques négatives et son échec au box-office sont-ils réellement justifiés ? Revoyons ce film pour se faire (peut être) un nouvel avis sur ce western.

Un petit mot sur l’histoire ?

Tonto, le guerrier indien, raconte comment John Reid, un ancien défenseur de la loi, est devenu un justicier légendaire The Lone Ranger. Ces deux héros à part, avec l’aide de l’esprit cheval (un cheval très spécial…), vont devoir apprendre à faire équipe pour affronter le pire de la cupidité et de la corruption ainsi que pour assouvir leurs vengeances respectives.

Les premières minutes ?

Dés l’ouverture, Gore Verbinski et ses scénaristes affichent leur parti pris pour raconter leur histoire. L’idée est de miser sur l’imaginaire et le spirituel à travers un gosse face à une vitrine où siège un indien. Ce choix fort est la ligne directrice du long métrage, qui amène une structure narrative volontairement insaisissable pour poser la question qu’est ce qui fait la légende d’un héros ?

Cela rappelle un film que j’affectionne particulièrement, qui est Big Fish de Tim Burton. On laisse place aux incohérences, aux invraisemblances pour mieux nous conter le mythe. Soit on aime ou pas, mais pour ces vingt premières minutes ça passe.

Le casting ?

Le duo Armie Hammer/Johnny Depp fonctionne à merveille. Les deux acteurs s’éclatent dans le comique héroïque, leur aisance amène une belle alchimie à l’écran. Johnny Depp s’éloigne efficacement de Jack Sparrow, même si on retrouve quelques attraits communs dans sa composition (regard et mimiques). Armie Hammer incarne avec solidité le justicier de l’Ouest. On assiste à un réel partage de l’affiche, personne ne se tire la couverture. En outre, on a un vrai tandem d’acteurs qui vivent une aventure.

Dans la peau du hors la loi de service, William Fichtner (Heat, The Dark Knight) est impeccable. Un rôle de salopard en puissance qui lui va comme un gant.

Tom Wilkinson impose charisme et savoir-faire en homme d’affaire véreux, prêt à tout pour avoir le contrôle de la ville, et du pays tout entier.

Même si son personnage est peu développé pour que l’on s’y attache réellement, l’actrice britannique Ruth Wilson amène un charme mélancolique assez efficace.

Et pour finir, Helena Bonham Carter fait le job, même si son personnage n’est que légèrement esquissé. Les scénaristes n’ont pas été très inspirés pour les protagonistes féminins, ce qui est dommage.

Et final ça donne quoi ?

The Lone Ranger pourrait se résumer à de la poudre aux yeux. Gore Verbinski utilise plus de 220 millions de dollars pour conter la légende d’un héros dans tout ce qu’il y a de plus fantasque. Un divertissement assez spectaculaire, qui insiste bien sur le fait que tout doit être amplifier pour constituer un vrai mythe. Un choix louable, mais trop accentué, et qui entraine pas mal de longueurs au long métrage.

A travers sa mise en scène, Gore Verbinski affiche clairement l’ambition de surpasser son travail sur la saga Pirates des Caraïbes. Il veut nous en mettre plein les yeux et les oreilles, tout en ayant la volonté d’iconiser ses deux héros. L’équilibre arrive à se tenir jusqu’à un certain point. Le réalisateur pousse l’action jusqu’au trop-plein , ce qui gâche le spectacle et le rend même pénible. On retrouve le comique de situation et l’humour décalé, qui était déjà l’une des forces de Pirates des Caraïbes. On peut également entrevoir des clins d’oeil à la saga. La direction artistique et la photographie participent de la plus belle des manières à nous offrir des images magnifiques. Le montage alterne le bon et le moins bon, ce qui nuit à la cadence du film.

Le scénario tourne autour de la définition du héros, mais pas que. Ted Elliott, Terry Rossio et Justin Haythe abordent également les actes monstrueux des hommes blancs qui ont coûtés des milliers de vies indiennes et dressés des clichés méprisants pour ce peuple. A l’écran, c’est subtilement représenté comme le fait que l’on trouve un indien exposé comme une bête dans une vitrine d’une fête foraine. La structure narrative joue habilement avec le spectateur, à travers les oreilles de l’enfant et son imagination. Là où l’on peut être un peu moins séduit, c’est au niveau de certaines péripéties trainardes, quelques facilités dans les dialogues et un manque de développement sur les personnages féminins.

La bande originale de Hans Zimmer est assez proche de celle de Sherlock Holmes. C’est efficace, mais on a connu plus d’originalité de la part du compositeur. La reprise de William Tell a de l’impact, dommage qu’elle soit utilisé une seconde fois.

En résumé, The Lone Ranger est divertissant, intéressant, mais patauge à de multiples reprises, ce qui fragilise le rythme du film. Johnny Depp et Armie Hammer forment un super duo.

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