Après Séance : Les garçons sauvages

Les garçons sauvages est une fable fantastique écrite et réalisée par Bertrand Mandico.

Cinq adolescents issus de la bourgeoisie et rompus à tous les vices assassinent leur professeur de français. Confiés à un capitaine aux méthodes répressives, ils échouent sur une île sauvage recouverte par une étrange végétation et où vit le docteur Séverin…

Il s’agit d’un film très original et vraiment particulier, vendu par une talentueuse bande annonce. Confier le rôle des 5 garçons à 5 actrices (on comprend mieux pourquoi à la fin du film…) et le rôle du capitaine (Sam Louwyck) au « clone à maxi rouflaquettes » de Lemmy Killminster est déjà révélateur de la démarche.

Burroughs écrivait en 1973 dans son livre Les garçons sauvages:  » Des adolescents guérilleros, rompus à toutes les armes du sexe et de la drogue, dévasteront la terre« .

Si nous n’en sommes pas encore là, le film se situe à la croisée des mondes de William Burroughs, Jean Genet, Jean Cocteau et Jules Verne. Ce mélange étonnant débouche sur un film « hyper sexué » qui nous montre une société où l’homme, contrairement à la femme, est responsable de toutes les violences physique et de toutes les exactions. Cela donne un film très original qui chahute un peu le paysage cinématographique actuel.

La réalisation passe du noir et blanc à la couleur comme dans les films de Koji Wakamtsu. Ceux qui chercheront une parenté avec d’autres mauvais garçons tels qu’Alex et ses « droogies » (Orange mécanique) en seront pour leurs frais.

A titre personnel, j’ai trouvé toutefois pas mal de défauts au film à commencer par sa durée excessive (1h50). Mandico vient du court métrage et son insistance à faire durer certaines scènes est un peu vaine sur le plan narratif. De même, le jeu des actrices est loin d’être inoubliable. Elles en « font des tonnes » à commencer par Vimala Pons (Jean-Louis) et on flirte parfois avec le ridicule.

Le propos sexué est appuyé… il l’est même un peu trop et de façon constante dans ses réminiscences de symboles phalliques et érotiques.

[SPOILERS] Quant on voit Jean-Louis et Romuald perdre leur « service 3 pièces » sur la plage (ils se transforment en femme après avoir bu de l’eau et mangé des fruits de l’Ile), on a quand même très envie de rire.
Certains des protagonistes ne sont pourvus que d’un seul sein et conservent leurs attributs masculins…quant leur volonté de rester un homme est la plus forte…

Le film se termine sur un dernier conseil du docteur Séverin, interprété par Elisa Lowensohn: « Ne soyez jamais vulgaire « . C’est un peu le contraire de ce qui a été montré dans le film… Le film a été tourné sur l’île la Réunion, et il ne devrait laisser personne indifférent.

Dagrey.

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