Podium (2003)

Podium est une comédie franco-belge co-écrite et réalisée par Yann Moix.

Ce qu’il faut savoir sur ce film :

– Il s’agit de l’adaptation cinématographique du roman éponyme de Yann Moix. Cependant, il existe quelques différences entre le roman et le scénario.

Podium a été nommé dans cinq catégories des Césars dont le meilleur acteur et meilleur premier film.

Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

Pour les quarante ans de la disparition de Claude François, je me suis dit pourquoi pas revoir le long métrage de Yann Moix. Podium m’avait agréablement surpris lors de sa sortie, notamment grâce à un Benoit Poelvoorde en grande forme. Ce film a déjà 15 ans, voyons si il n’a rien perdu de sa saveur et de son originalité.

Un petit mot sur l’histoire ?

Bernard Frédéric a pour métier Claude François… et accessoirement, banquier. Devenir le sosie de Claude François est son rêve. Après avoir raccroché pendant plusieurs années et fondé une famille, il est contacté par Couscous, alias Michel PolnarG, l’étonnant sosie de Michel Polnareff afin de gagner le concours de la « Nuit des sosies » présentée par Évelyne Thomas au grand dam de sa femme Véro. Pour ce faire, il engage quatre Bernadettes, comme Claude François avait ses Claudettes.

Les premières minutes ?

Le générique nous met tout de suite dans le bain, la chanson « I Know » accompagnée d’images d’archives et d’un Benoit Poelvoorde en plein show. On nous présente Bernard Frédéric comme un personnage à part entière, à la fois drôle attachant et charismatique.

La version longue amène quelques nouvelles scènes, mais ça traine en longueur et cela n’apporte pas grand chose à l’intrigue. La version cinéma est clairement plus pertinente, en terme de rythme et d’efficacité.

Le casting ?

Normalement, je ne vais rien vous apprendre. Benoit Poelvoorde est impeccable dans le rôle de Bernard Frédéric, un personnage sur mesure pour l’acteur belge. Sa composition porte littéralement le long métrage vers le haut. Il fait tourbilloner le spectateur sous sa voix, ses pas de danse et son excentricité.  A ses côtés, Jean-Paul Rouve s’éclate tout autant que lui dans la peau de Couscous. Le duo fonctionne efficacement.

Julie Depardieu se montre belle et touchante dans le rôle de Véro, la femme de Bernard. Anne Marivin (Bienvenue chez les Ch’ti) et Marie Guillard (La Mentale) sont également de la partie.

Et au final ça donne quoi ?

Yann Moix nous propose une comédie pas comme les autres, qui aborde des thématiques fortes tout en les faisant fondre dans un pur délire. Sa mise en scène rend évidemment hommage à toute une époque, celle des idoles. La mise en scène combine intelligemment avec la direction artistique pour nous plonger dans les 70’s avec ses couleurs, ses paillettes et ses lumières. Yann Moix pose son cadre en fonction des humeurs de ses personnages, il en ressort un aspect clippesque, ce qui est évidemment en adéquation avec le propos mis en avant par l’écrivain. Il alterne à merveille les moments, drôles, touchants et oniriques.

Le scénario traite avant-tout de la célébrité et ce qu’elle peut entrainer sur son passage. Peut-on avoir une vraie personnalité en étant un sosie ? Entre fantasmes et réalité, Yann Moix nous conduit dans une histoire originale aux côtés de personnages hauts en couleurs. Bernard Frédéric est le moteur principal de l’intrigue, il amène tout ce qu’il y a de plus tendre et de mélancolique dans cette quête de gloire passée. Sa passion est une obsession qui prend le pas sur sa vie de famille et sa vie professionnel. Une descente aux enfer maquillé par l’humour et les paillettes, ce qui nous donne une fable touchante et intelligente. L’écriture scintille également par la composition des dialogues, même si l’on sait que Benoit Poelvoorde a eu pas mal de liberté dans son interprétation.

La musique est utilisée de manière à nous emmener dans un faux-rêve, ce qui correspond aux différents partis prix de Yann Moix. On retrouve du Julien Clerc, Michel Polnareff et bien sûr Claude François.

En résumé, Podium est une comédie pétillante et originale avec un grand Benoit Poelvoorde. Yann Moix signe un premier film qui donne le sourire autant qu’il entraine une vraie réflexion sur les idoles et leurs fans.

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