Le Corbeau (1943)

Le Corbeau est un drame policier français co-écrit et réalisé par Henri-Georges Clouzot.

Ce qu’il faut savoir sur ce film :

– Le scénario s’inspire d’un fait divers des années 20 : L’Affaire Tulle. De 1917 à 1922, une épidémie de 110 lettres anonymes s’abat sur le centre-ville de Tulle qui compte à l’époque 13 000 habitants. Glissés dans les paniers des ménagères, abandonnés sur les trottoirs, les rebords des fenêtres et jusque sur les bancs des églises ou dans un confessionnal, ces dizaines de courriers qui dénoncent l’infidélité des uns, la mauvaise conduite des autres alimentent toutes les conversations et inquiètent les habitants.

– Le long métrage a créé la polémique à la Libération à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le film avait été produit par la Continental Films, une société de production allemande établie en France dans les premiers mois de la guerre. De plus, Le Corbeau aborde le climat de délation tournant à la peur du voisin sous l’Occupation, ce qui a été perçu par la résistance et la presse communiste de l’époque comme une tentative pour dénigrer le peuple français. Pour ces raisons, Clouzot a d’abord été banni à vie du métier de réalisateur en France, et le film a été lui aussi interdit, mais ces deux interdictions furent finalement levées en 1947 sur l’initiative de Pierre Bourdan, ministre de la Jeunesse, des Arts et des Lettres.


Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

Je vais répondre simplement, parce que Henri-Georges Clouzot reste l’un des grands maîtres du cinéma français et que c’est toujours avec immense plaisir que de voir ou revoir l’une de ses œuvres.

Un petit mot sur l’histoire ?

Le docteur Germain exerce dans une petite ville provinciale , un jour il reçoit une lettre anonyme signé « le corbeau » qui porte des accusations graves à son encontre. Rapidement d’autres habitants reçoivent des lettres de ce même corbeau , les villageois se sentant menacés se soupçonne les uns les autres. Le docteur Germain décide donc de mener l’enquête.

Les premières minutes ?

Clouzot dresse immédiatement une ambiance sombre et mystérieuse. Nous sommes directement happés par l’intrigue, tant elle est passionnante. L’idée de la traque , de la suspicion et de la délation en pleine guerre est vraiment excellente.

La distribution en impose déjà et nous montre à quel point Clouzot était un grand directeur d’acteurs.

Le casting ?

Pierre Fresnay , Pierre Larquey et Micheline Francey constitue magnifiquement le trio principal du film. Chacun interprète son rôle avec aisance, force et conviction.  Selon moi le duo Pierre Fresney/ Pierre Larquey est bougrement efficace et donne lieu à une scène qui figure parmi mes préférés de l’histoire du cinéma.

Dans les rôles secondaires nous retrouvons entre autres Ginette Leclerc , Louis Seigner et Héléna Manson, qui se montrent également convaincants.

Et au final ça donne quoi ?

Clouzot nous livre un film intriguant et prenant de bout en bout. Certaines scènes démontre l’immense talent d’Henri Georges Clouzot, et sa maitrise tant bien sur la forme, que sur le fond. Je pense notamment à la confrontation entre le Docteur Germain ( Pierre Fresnay) et le Docteur Vorzet (Pierre Larquey) avec ce jeu de lumière exceptionnel.

Le film s’attaque à tout les rangs sociaux , à toutes les religions et plus surprenant encore aborde le sujet de l’avortement. De plus, je note une très grande audace de la part du cinéaste (qui lui aura d’ailleurs coûté une interdiction d’exercer son métier durant deux ans) de sortir un film traitant de suspicion et de délation en pleine période de guerre. Le scénario a été composé avec intelligence et réalisme, ce qui en fait l’une des grandes forces du film.

Je ne vous en dis pas plus, et je vous conseille fortement de le voir ou de le revoir, car il s’agit bien d’un des meilleurs films de maître Clouzot.

En résumé, Le Corbeau est un petit bijou signé du maître Clouzot qui prouve que l’on peut parfois vérifier la célèbre citation « Pour faire un bon film il faut trois choses , un bon scénario , un bon scénario et un bon scénario » ! À mes yeux , un chef d’œuvre intemporel.

Marine D.


Source : Wikipédia.

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Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Ywan Cooper dit :

    Ce film est génial !

    J'aime

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