Après Séance : Pacific Rim – Uprising

Pacific Rim : Uprising est un film de science-fiction américain co-écrit et réalisé par Steven S. DeKnight.

10 ans après, les brèches ayant permis aux Kaijus de semer la désolation sur la planète ont été refermées par les Jaegers, robots géants pilotés par des duos de pilotes. Une menace nouvelle se précise et les Jaegers et leurs pilotes sont de nouveau….sur la brèche (c’est le cas de le dire!).

Pour ceux qui pensent que le film pourrait mal se terminer, ACHTUNG, cette critique contient de nombreuses « révélations » qui pourraient vous « spoiler ».

Guillermo Del Toro est un réalisateur écclectique et si je suis fan de son coté Crimson Peak, je suis déjà beaucoup moins amateur d’Hellboy ou de Pacific Rim.

Avec ce deuxième volet, Steven S Knight réalise un film assez peu spectaculaire et plutôt régressif. Le film est peu spectaculaire car pendant les 3/4 du films, on ne voit que les Jaegers et les pilotes qui ont de tellement de jolies combinaisons qu’on dirait les Power rangers, aucun Kaiju à l’horizon. Ce sont d’ailleurs les pilotes qui sont les véritables stars du film.

Le film débute par une introduction bâclée qui nous rappelle les faits marquants du premier volet. Alors que la réalisation manque de profondeur, le réalisateur prend plaisir à filmer les pseudo-rivalités entre les aspirants pilotes, surtout les nanas. Pour relever le niveau, on a dans le rôle principal John Boyega, au charisme inexistant et profondément meurtri depuis que son père est mort dans le premier volet en pilotant un Jaeger contre un Kaigu. Bon, vu le potentiel dramatique de l’acteur et qu’au fond, on s’en fout un peu puisqu’on regarde un blockbuster (et pas le Docteur Jivago…), il faut vite passer à autre chose.

Au casting, on retrouve aussi Scott Eastwood dans le rôle d’un autre pilote, Nate. Il choisit décidément beaucoup plus mal ses films que son père. Le super méchant du film est Newton Geiszler (Charlie Day), l’acteur est aussi ridicule que son personnage. Son alter ego positif Herman Gotllieb (Burn Gorman) a une bonne tête de vieux NERD mais n’est pas davantage convaincant.

Le film est régressif car la communication, les états d’âme et la rivalité entre les aspirants pilotes qui occupent les 3/4 des dialogues, est du niveau du collège. Le film explore en fait la veine Transformers mais en moins spectaculaire d’après les fans. N’ayant vu qu’un film de cette saga qui ne m’avait pas trop convaincu, je laisse ce jugement aux « spécialistes ».

Pacific Rim Uprising s’anime un peu lors des 20 dernières minutes où trois Kaijus prennent d’assaut le mont Fujiyama et sont aux prises avec 5 Jaegers. Le film prend alors davantage d’envergure avec des combats spectaculaires et des effets spéciaux dignes de ce nom.

Une scène m’a fait éclater de rire tout seul dans mon coin: celle où le Power Ranger Amara saute au dessus d’une brèche qu’elle n’avait pas la moindre chance de franchir avec ses petites jambes (d’où mon hilarité…)… et est accueillie fort opportunément par le toit d’un petit robot qui lui permet d’accéder au dernier Jaeger en état de marche et de « sauver le monde ». Grosses ficelles et happy end résument assez bien le film.

On parie qu’il y aura une suite ?

Dagrey.

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Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Ywan Cooper dit :

    Le premier opus avait été pour moi un divertissement de luxe en conserve, avec toute la fadeur d’un tel caviar. Merci pour cette critique !

    Aimé par 3 personnes

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