Après Séance : Ready Player One

Ready Player One est un film de science-fiction américain coproduit et réalisé par Steven Spielberg.

Ce qu’il faut savoir sur ce film :

– Il s’agit de l’adaptation du best-seller écrit par Ernest Cline publié en 2011 dans 58 pays et traduit dans 37 langues. Le roman est considéré comme une œuvre ultime de la pop-culture.

– Avant que Steven Spielberg ne soit officialisé à la réalisation, Christopher Nolan, Robert Zemeckis et Peter Jackson ont été pressentis pour être aux commandes de cette adaptation cinématographique.

Ready Player One est la sixième adaptation d’un livre de science-fiction par Spielberg après La guerre des mondes de H.G. Wells, Jurassic Park et Le monde perdu de Michael Crichton, Supertoys (Intelligence artificielle et autres histoires du futur) de Brian Aldiss, Minority Report de Philip K. Dick et un certain Rencontres du 3éme Type, écrit et romancé par Steven Spielberg.


Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Sans surprise, Ready Player One est l’une de mes grosses attentes de l’année. Steven Spielberg qui revient à la science-fiction pour l’adaptation d’un best-seller rendant hommage à la pop culture, c’est évidemment un rendez-vous à ne pas manquer. J’en attends du grand spectacle avec une histoire passionnante, sans que cela tombe dans la surenchère et la facilité.

Que la séance commence !

Un petit mot sur l’histoire ?

2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l’OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l’œuf de Pâques numérique qu’il a pris soin de dissimuler dans l’OASIS. L’appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu’un jeune garçon, Wade Watts, qui n’a pourtant pas le profil d’un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…

Les premières minutes ?

Steven Spielberg pose d’entrée le contraste entre le monde réel et l’OASIS. On prend place au sein de ce contexte dystopique, et comprend ainsi le point de vue de Wade, qui ne vit que pour et par l’univers virtuel. Le cinéaste américain nous en met plein les yeux et les oreilles. Il nous vend à merveille cet OASIS, au point de redevenir un gosse de 10 ans. On est littéralement transporté par cet imaginaire sans limite, Steven Spielberg ne joue pas la carte du n’importe quoi et du fourre-tout. Il travaille chaque séquence avec soin pour à la fois rendre hommage et porter le spectateur vers cet autre monde.

Après le premier quart d’heure, on se dit que Steven Spielberg a fixé les bons rails pour cette adaptation, à la fois personnelle et respectueuse de l’œuvre d’Ernest Cline. Un équilibre qui devra se confirmer par la suite.

Le casting ?

Dans la peau du héros, Tye Sheridan tient plutôt bien la distance dans l’ensemble. Son jeu n’est pas d’une grande originalité, mais ce n’est pas ce qu’on lui demande non plus. En revanche au vue de certains évènements, il y avait la place pour intensifier l’émotion du personnage.

A ses côtés, Olivia Cooke se montre plus à l’aise que son partenaire. Son interprétation apparait moins forcée et plus convaincante. Cette actrice fait son petit bonhomme de chemin, elle me rappelle parfois Winona Ryder.

Sous les traits du salopard de service, Ben Mendelsohn (Rogue One, The Dark Knight Rises) n’apporte rien de neuf. Il incarne un méchant limite quelconque, cela en est même gênant parfois.

Mark Rylance impose parfaitement la douceur nostalgique sous les traits du mythique James Donovan Halliday. Simon Pegg apparait à peine deux minutes, et fait le job.

En somme, la distribution est plus que correcte. On peut reprocher quelques carences dans l’écriture des personnages, ce qui était déjà le cas dans le livre.

Et au final ça donne quoi ?

Le générique de fin, et je n’ai qu’une seule envie, c’est de le revoir. Steven Spielberg offre un spectacle qui fera date, c’est certain ! Il y a eu Matrix, Avatar, Inception, Mad Max : Fury Road et aujourd’hui Ready Player One. Le cinéaste américain démontre qu’il est encore capable de se surpasser et de casser l’académisme spielbergien.

Sa mise en scène est sublime, même si certaines scènes du monde réel restent assez faciles (Sam dans le bureau de Sorrento). En tout cas, Steven Spielberg et son équipe ont pris un pied de dingue en travaillant sur l’OASIS, ce qui communique non-stop avec le spectateur. Le réalisateur retisse le lien qu’il avait établi dans les années 70/80 à travers ses films et ses productions. Il nous fait remonter le temps, et arrive à nous faire vivre une expérience, un frisson de gosse, comme on a pu le ressentir devant E.T. ou bien Jurassic Park. Il nous renvoie vers le rêve, celui qui reste dans le coin de notre tête. On assiste à des moments époustouflants, à l’image de la celle en discothèque, dans Shining ou bien la course-poursuite du début. Les yeux pétillent de mille-feux devant une telle virtuosité, Steven Spielberg a clairement frappé fort et juste sur le blockbuster hollywoodien cette année. Son cinéma et sa personnalité font corps avec le propos du roman d’Ernest Cline. Une fusion réfléchie et maitrisée, qui fait que l’adaption est une réussite.

Au niveau de l’écriture, on peut reprocher un manque de développement des personnages et d’un antagoniste original, Ernest Cline et Zak Penn (Last Action Hero) ont recomposé une histoire légère et passionnante, avec une profondeur bien agencée. La nostalgie et les références servent des thématiques modernes, qui renvoie à notre société actuelle. La structure narrative sert efficacement le propos, même si malheureusement quelques éléments sont expédiés (l’investigation de Wade, le dernier acte…). Malgré ses failles, le scénario fait preuve d’intelligence notamment sur les références et le regard porté sur la technologie et le monde réel.

La bande originale est sublime. D’un côté, Alan Silvestri propose un score qui respire l’aventure et la tendresse, à l’image du thème principal. L’OASIS a lui aussi un thème qui lui correspond parfaitement, avec des envolées lyriques et percussions enivrantes. De l’autre, on a une compilation d’incontournables des 80’s tels que Jump de Van Halen, Everybody Wants to Rule the World de Tears for Fears ou encore You Make My Dreams de Daryl Hall & John Oates. Steven Spielberg utilise le tout à merveille, sans vouloir faire uniquement du clip, mais bel et bien du cinéma.

En résumé, Ready Player One est un magnifique conte pour tous amoureux du cinéma et de la pop-culture. On ne peut que remercier Steven Spielberg pour cette merveille pleine de trésors. Il s’agit indéniablement de l’un des meilleurs films de l’année et l’un des blockbusters de la décennie !

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Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. nico nsb dit :

    Il faut privilégier la projection 3D pour ce film. Je l’ai vu 2 fois (normal puis en relief) et l’immersion est un régal.

    J'aime

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