Hurricane Carter (1999)

Hurricane Carter est un film semi-biographique réalisé par Norman Jewison.

Ce qu’il faut savoir sur ce film :

– A sa sortie, le long métrage a été vivement critiqué sur le fond, qui dénature la plupart des faits de la vie de Rubin Carter. C’est pourquoi, il n’est pas considéré comme un véritable biopic.

– La performance de Denzel Washington a été saluée et récompensée par l’Ours d’Argent à Berlin et le Golden Globe du meilleur acteur. Il obtient également une nomination pour l’Oscar du meilleur acteur.

« Hurricane Carter est un film sur l’espoir, l’endurance… Survivre à ce qu’il a vécu et pouvoir encore sourire… Il a tenu le coup. Moi, je n’aurais pas pu. Personne, d’ailleurs. Il m’a avoué avoir été un enfant particulièrement obstiné. Peut-être fallait-il être quelqu’un d’aussi solide mentalement pour survivre à tout ça. »

Denzel Washington.


Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

Malgré ses nombreuses libertés scénaristiques par rapport aux véritables faits, ce film capte tout de même la force mentale et physique de Rubin Carter qui se déploient sur différents combats. Le réalisateur et les scénaristes ont modifié les faits réels afin de donner encore plus de coffre à Rubin Carter et à son histoire, et ça fonctionne à merveille. C’est pourquoi j’ai tenu à revoir ce film pour vous faire partager mon avis sur semi-biopic, qui a mon sens, est un très beau film avec un très grand Denzel Washington.

Un petit mot sur l’histoire ?

En 1966, Rubin Hurricane Carter rêve de devenir champion de boxe. Un soir, dans un bar, sa vie bascule. Une fusillade éclate et Rubin Carter se retrouve à tort accuse d’un triple meurtre. Condamné à la perpétuité, il décide de canaliser sa frustration et son désespoir en entreprenant de faire connaître, depuis sa cellule, son histoire au monde. Malgré la publication de son autobiographie, Carter reste derrière les barreaux. Des années plus tard, un adolescent noir convaincu de l’innocence de Carter correspond avec lui et met en place une campagne visant à lui rendre sa liberté.

Les premières minutes ?

La musique de Christopher Young impose une atmosphère sombre et mélancolique, avoisinant le côté thriller. Les premières images nous montrent l’un des grands combats du boxeur en 1963. Le réalisateur a choisi le noir et blanc pour les matchs de boxe, ce qui donne un petit aspect documentaire au long métrage. La structure narrative nous fait naviguer à travers les années, qui nous montre le véritable combat de sa vie : sa liberté et sa soif de justice.

Le premier quart d’heure est fluide et accrocheur. La mise en scène est servie par un montage efficace, qui donne l’élan nécessaire pour nous embarquer dans cette histoire.

Le casting ?

Denzel Washington est impérial ! Son interprétation est étincelante et porte littéralement le film. Son jeu et son charisme collent parfaitement au profil de Rubin Carter. On assiste à l’une des performances les plus abouties de l’acteur.

Derrière lui, on retient la prestation juste du jeune Vicellous Reon Shannon. Deborah Kara Unger, Liev Schreiber et John Hannah font le job, et forment un trio sympathique. Clancy Brown est convaincant et attachant dans son rôle de maton, et ami de Rubin Carter.

Et au final ça donne quoi ?

A la fois passionnant et émouvant, Hurricane Carter dresse le portrait romancé d’un champion de l’ombre. Norman Jewison et les scénaristes ont opté pour les bons sentiments et l’humanité, qui contrastent avec la cruauté des hommes. Le personnage de Rubin « Hurricane » Carter se voit plus gentillet qu’il n’était dans la réalité, afin de hausser la violence et les injustices dont il a fait l’objet. Tout est balisé pour attendrir le spectateur, et il faut bien l’avouer, c’est efficace. La performance de Denzel Washington y est pour beaucoup aussi.

Bien qu’elle s’avère assez classique, la mise en scène de Norman Jewison tient une bonne mécanique, que ce soit à travers son cadre, le montage dynamique ou encore la photographie de Roger Deakins. La direction artistique et les décors favorisent comme il faut l’immersion dans du New Jersey des années 1960.

Comme il a été souligné ci-dessus, les scénariste se sont permis de modifier les faits réels pour rendre leur intrigue plus poignante et passionnante. Dans l’ensemble, ça fonctionne même si l’on sent trop de complaisance pour tirer les larmes et intensifier le courage et le mental d’acier du boxeur. La composition des personnages est globalement satisfaisante, même si on passe par quelques stéréotypes pour certains. Le manichéisme est omniprésent, et parfois ça devient lourd. On retient également la finesse dans la plupart des dialogues.

Pour ce qui est de la bande originale, on a évidemment la chanson Hurricane signée Bob Dylan. Le score a été composé par Christopher Young, et il accompagne plutôt bien les images.

En résumé, Hurricane Carter vaut le détour pour la performance habitée de Denzel Washington et pour la force et le courage qui habitaient Rubin Carter.

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