Après Séance : Escobar

Escobar (Loving Pablo) est un film biographique espagnol écrit et réalisé par Fernando León de Aranoa.

Pablo Escobar est le criminel le plus riche de l’Histoire avec une fortune de plus de 30 milliards de dollars. « L’empereur de la cocaïne » mettra la Colombie à feu et à sang dans les années 80 en introduisant un niveau de violence sans précédent dans le commerce de la drogue, en faisant abroger le traité d’extradition concernant les narcos et en faisant construire sa propre prison.

Ce film retrace de façon très ramassée la vie d’Escobar, truand sans scrupules et mégalomane qui déclara la guerre à l’État colombien et aux États-Unis.  Escobar est sous l’influence de ses 2 mega stars: Javier Bardem (Escobar) et Penelope Cruz (Virginia Vallejo, la journaliste). Le film ne peut honnêtement retracer en 2 heures la vie mouvementée et extraordinairement violente de ce beauf romanesque qui a sévi plus de 15 ans sur le pays. Il le peut d’autant moins qu’il a fallu mettre dans le champs des caméras la moitié du temps les 2 protagonistes principaux. Pour ceux qui ne connaissent rien à cette page d’histoire de la Colombie, le film constitue tout au plus une petite vulgarisation intéressante.

Bien évidemment, le film supporte très mal la comparaison avec la série Narcos de José Padhila dont les 2 premières saisons sont consacrées au baron de la drogue de Medelin, du début de son ascension jusqu’à sa chute. La série restitue avec minutie la dérive de l’homme, sa brutalité et ses coups de folie (attentat contre un avion de ligne, attentats à la bombe dans Médelin, attaque du palais de justice…). Le tout est étayé d’images d’archives. Enfin, la journaliste qu’interprète Pénélope Cruz n’avait dans la série qu’un rôle mineur.

Après Blow, Paradise Lost et bien sûr Narcos, Escobar laisse le goût d’un biopic quelconque. La performance de Javier Bardem n’efface pas les carences scénaristiques et une mise en scène (trop) académique. On peut également tenir rigueur de la sous-utilisation du couple Bardem/Cruz, on attendait tellement plus d’intensité émotionnelle. Bref, on s’attendait à beaucoup d’audace de la part de Fernando León de Aranoa.

Dagrey.

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