Après Séance : Avengers – Infinity War

Avengers: Infinity War est un film de super-héros réalisé par Anthony et Joe Russo.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

10 années après mon effervescence devant Iron Man, le MCU (Marvel Cinématic Univers) prend un nouveau tournant avec ce 19éme long métrage. J’attendais avec une certaine impatience la rencontre musclée entre les Avengers et l’impitoyable Thanos. Bien que bon nombre de films m’ont déçu dans cette franchise, je reste optimiste pour celui-ci. Les enjeux artistiques et économiques sont de taille, puisqu’il s’agit du deuxième film le plus coûteux de l’histoire du cinéma (hors promo). Le résultat a intérêt à être à la hauteur des ambitions affichées depuis dix ans.

[Critique sans spoilers]

Les premières minutes ?

Souvenez-vous de l’ouverture de Avengers : Age of Ultron de Josh Whedon, c’était épique et survitaminé. L’ambition de frapper fort d’entrée et de porter le spectateur vers l’action et l’aventure. Les frères Russo reprennent la même sauce et y apportant la notion d’apocalypse soufflé par Thanos. Comme on nous l’avait si bien montré dans les bandes annonces, le grand méchant en impose instantanément. Son entrée a du coffre, malgré quelques tremblements de caméra. C’est un détail, mais les frères Russo ont toujours autant de mal à se fixer et s’accorder totalement avec le chef opérateur. L’action est au rendez-vous, on nous offre déjà de belles choses. Les réalisateurs (et les scénaristes) nous montrent clairement qu’ils ont compris et saisis l’importance de Thanos dans l’univers des super-héros, mais aussi chez le fan du MCU.

Cette première séquence nous laisse entrevoir de choses intéressantes pour la suite, et surtout, elle annonce un vrai et grand méchant comme on les aime.

Le casting ?

La distribution la plus prestigieuse de tous les temps ? C’est bien possible, lorsque l’on voit tous cette pléiade de noms s’additionner. Bien évidemment, chacun se montre à l’aise dans son costume. Robert Downey Jr, Chris Hemsworth, Chris Evans ou encore Zoé Saldana, ils sont tous très convaincants. Il est difficile d’extirper un maillon plus fort que l’autre, mais il est vrai que Josh Brolin est terriblement efficace derrière cette motion capture. Le travail exécuté autour de ce personnage est vraiment très intéressant, et cela en fait, sans aucun doute, l’un des meilleurs antagonistes de la franchise (et heureusement).

Le duo Paul Bettany et Elisabeth Olsen se montre assez touchant et efficace. Tom Holland est de plus en plus en phase avec son personnage, et lui donne la place suffisante pour qu’il nous le montre.

Comme c’était le cas pour les films précédents, Avengers: Infinity War nous propose des rencontres et des duos inédits, comme Star Lord/Iron Man, ou bien Rocket/Thor. Et dans l’ensemble, ça fonctionne plutôt bien.

A noter, la présence de Peter Dinklage (Game of Thrones) dans la peau d’un génie de la métallurgie. Je ne peux pas tout vous dire, mais en tout cas, il y a un grand absent dans cette distribution. Son personnage a été assez bien repris par Ross Marquand, mais tout de même.

Et au final ça donne quoi ?

Avengers: Infinity War se devait de nous offrir du spectacle, de l’émotion et de la noirceur. Est-ce qu’on a obtenu satisfaction ? Dans l’ensemble, on peut dire que les frères Russo ont réussi à répondre aux attentes des fans et des cinéphiles. C’est loin d’être irréprochable, mais globalement c’est un très bon divertissement. On sent de réelles ambitions, que ce soit artistiques ou économiques. Le producteur Kevin Feige et les réalisateurs ne nous ont pas pris pour de simples (cons)ommateurs, puisqu’ils ont compris leurs erreurs et leurs réussites passées. Le MCU est le projet le plus colossal dans l’histoire du cinéma, même si il a connu des hauts et des bas. Sa cohérence et ses ambitions sont louables.

Revenons-en à ce troisième volet des (més)aventures des Avengers, qui est certainement le plus sombre de la franchise. Thanos s’est enfin bougé pour infliger une correction à Iron Man et ses petits copains, et bien sûr, c’est loin d’être tout beau, tout rose. Après The Winter Soldier et Civil War, les frères Russo continuent d’avancer dans le sombre et le tragique pour nous faire basculer dans l’apocalyptique. Leur mise en scène s’est améliorée, mais reste perfectible. La caméra à l’épaule est justifiée sur bon nombre de séquences, ce qui favorise l’immersion et la proximité avec les personnages. Pourtant parfois, cela rend l’action brouillonne, alors que l’on aimerait assisté à un spectacle plus épuré. On ressent certains tremblements comme de véritables parasites. Encore une fois, il n’y avait pas mal de à alterner avec quelques plans fixes pour intensifier l’iconisation et l’aspect contemplatif. En dehors de ça, l’action est tout de même redoutablement efficace, grâce notamment au montage et au rythme vitaminé. L’humour fait mouche, mais parfois c’est trop accentué. Le côté dramatique est plutôt bien mené, notamment sur deux scènes qui ont touché l’ensemble de la salle de cinéma. Les effets spéciaux sont plus que satisfaisants dans l’ensemble, même si l’on remarque quelques gros traits de CGI par-ci, par-là. Le design des créatures et des sbires de Thanos n’est pas toujours des plus raffinés, à l’image de leur traitement scénaristique.

Justement, parlons à présent de l’écriture. Christopher Markus et Stephen McFeely (Le Monde Narnia, Civil War) se sont focalisés en priorité sur Thanos. Ce dernier suscitait une réelle attente de la part des fans, et évidemment il ne fallait pas se foirer. Les scénaristes lui constituent des enjeux assez classiques, en le hissant au rang de prophète avec une certaine sensibilité étrangement proche de l’humain. Et ce qu’il y a de très intéressant, c’est que l’émotion fonctionne autour de cet antagoniste. Sa backstory lui amène une vraie dimension, tout comme sa relation avec Gamora. Du côté des autres personnages, on a plusieurs intrigues servant l’intrigue principale. Une structure narrative risquée, qui parfois s’embourbe légèrement. Le peu de rebondissements reste efficace, toutefois, il reste dommageable le fait que l’on devine certains ressors pour le prochain Avengers.

Alan Silvestri revient aux commandes de la bande originale, et signe un score qui résume parfaitement le MCU. Il reprend avec brio les thèmes des différents héros.

En résumé, Avengers: Infinity War donne un nouvel élan à la franchise, en terme de spectacle et d’émotions. Thanos devient une nouvelle référence pour les méchants au cinéma.


[A quoi correspond la scène post-générique ?]

[Spoilers] La scène post-générique correspond à l’appel de Nick Fury à Captain Marvel. L’ex directeur du S.H.I.E.L.D nous montre qu’il a toujours un atout dans sa manche. Cette scène tease évidemment l’arrivée du film de Captain Marvel, qui sera certainement décisif dans le sauvetage des Avengers et de l’univers. L’héroïne aura certainement un rôle très important dans Avengers 4.

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Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. belette2911 dit :

    Lui, je veux le voir, mais j’ai peur que des personnages ne disparaissent définitivement… :/

    Aimé par 1 personne

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