La Malédiction Winchester (2018)

La Malédiction de Winchester est un film d’horreur américano-australien co-écrit et réalisé par Michael et Peter Spierig.

Proche de San Francisco se situe la maison la plus hantée au monde : construite par Sarah Winchester, riche héritière de l’entreprise d’armes Winchester, elle est en perpétuelle construction et contient des centaines de pièces. Sarah y construit une prison, un asile pour les centaines d’esprits vengeurs tués par ses armes, et le plus terrifiant d’entre eux veut en découdre avec sa famille…

Après l’oubliable commande Jigsaw, les frères Spierig sont de retour ! J’ai découvert ce duo avec Daybreakers, puis Prédestination. Deux séries B de qualité, avec l’ambition de proposé de l’original malgré des petits moyens et peu de lumière médiatique. La Malédiction de Winchester m’intrigue par son sujet et m’attire par son casting, et par le fait que les Spierig ont eu carte blanche sur ce long métrage.

Dés les premiers instants, les frères Spierig se veulent efficaces. La mise en scène et la direction artistique nous plongent dans le fantastique classique, où les jump scares et les effets paranormaux participent activement à quelques frissons. Que ce soit sur le fond, comme la forme, les cinéastes australiens ne révolutionnent pas le genre. L’ambition première est de nous offrir un bon divertissement, qui vient se fondre tranquillement en dessous de Conjuring, Get Out ou encore Les Autres.

Pour leur cinquième long métrage, je m’attendais à un peu plus d’audace de la part des Spierig. Une audace équivalente à celle dont ils ont fait preuve pour Prédestination. Le duo connait ses classiques sur les bouts des doigts, mais ne s’en démarquent pas vraiment. La scénographie ne fait trembler aucun code, tout est calibré pour rester dans le classique, et ainsi toucher un large public. Une intention louable, bien que le propos inspirait à un peu plus d’originalité. Car oui, le scénario propose des thématiques intéressantes avec des personnages intrigants. Là aussi, on remarque les ficelles classiques du genre, mais elles sont tirées avec un peu plus de subtilité et d’originalité, comparé à la mise en scène.

En tout cas visuellement, les Spierig sont soigneux et s’entourent toujours de la même équipe technique. La direction artistique et la photographie s’allient comme il faut pour une atmosphère tantôt crépusculaire, tantôt obscure. D’ailleurs, il faut également souligner une nouvelle fois le travail inspiré de Peter Spierig sur la bande son.

Un petit mot sur le casting, qui est globalement très satisfaisant. Helen Mirren laisse exprimer son savoir-faire sous les traits de Sarah Winchester. Ce personnage est inquiétant, et l’interprétation de l’actrice britannique reflète efficacement cette facette mystérieuse. A ses côtés, Jason Clark livre une prestation solide en médecin alcoolique et tourmenté par la disparition de sa femme. En second couteau, Sarah Snook fait le boulot, bien que son personnage ne soit pas tellement mis en valeur.

En résumé, La Malédiction de Winchester est un bon divertissement fantastico-horrifique. Les frères Spierig ne font malheureusement pas preuve d’audace, alors qu’ils ont le talent pour faire un cinéma plus personnel et marquant.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s