Après Séance : Opération Beyrouth

Opération Beyrouth est un film d’espionnage américain réalisé  par Brad Anderson.

Nœud de vipères

En 1972, Mason Silkes, diplomate à Beyrouth, et sa femme organisent une réception. Carl Riley, un ami de Mason, débarque à l’improviste et lui apprend que le petit garçon palestinien que le couple veut adopter est le petit frère d’un terroriste. Un commando débarque et enlève l’enfant, la femme de Mason est tuée. 20 ans plus tard, Mason vivote à Boston dans un boulot alimentaire. Il est alors contacté pour jouer les négociateurs dans le cadre d’un kidnapping qui s’est produit à Beyrouth.

Cette fiction basée autour de l’enlèvement d’un agent américain en vue d’obtenir la libération d’un dissident palestinien membre d’une faction terroriste montre les enjeux et les conflits des différentes parties en présence à Beyrouth.

D’abord, un peu d’Histoire : Depuis la création de l’État d’Israël et l’exode palestinien qui en fut la conséquence, Beyrouth s’est transformé peu à peu en poudrière, déchirée par des affrontements meurtriers entre chrétiens, pro syriens/iraniens du Hezbollah, l’OLP et autres Druzes. Après les conflits entre Israël et les états arabes dans les années 60, la crise s’est accentuée, les palestiniens sont arrivés en masse en Jordanie et au Liban, tensions et massacres se sont succédés.

Opération Beyrouth a surtout pour intérêt de montrer les antagonismes des parties dans la région où sévissent aussi les américains et les voisins israéliens, jamais avares de « coups tordus ».

L’intrigue nous balade de négociations en faux semblants, le film n’est pas vraiment palpitant. Brad Anderson n’a pas réussi à me faire entrer en empathie ni avec son personnages principal ni avec les principaux protagonistes. Il ne crée pas non plus de personnages de méchants d’anthologie. Pourtant, le réalisateur américain a devant sa caméra une distribution intéressante avec Jon Hamm (Baby Driver), Rosamund Pike (Gone girl), Dean Norris (Breaking Bad) et Mark Pellegrino (Supernatural). Même si ils apparaissent convaincants, ça manque de relief dans l’écriture, la direction et la mise en scène.

Je reconnais cependant au film, notamment lors de sa conclusion, de bien montrer l’inextricable problème politique de la région comme le radicalisme et le cynisme des parties en présence, si bien qu’il est difficile d’envisager que la situation s’améliore un jour…

Sur un sujet identique, j’avais préféré L’insulte, plus fort et plus émouvant. Opération Beyrouth est beaucoup trop académique pour laisser une trace chez le spectateur.  Au mieux, on ne retient que l’interprétation de Jon Hamm.

Dagrey.

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