Après Séance : 22 Miles

22 Miles est un film d’action américain réalisé par Peter Berg.

Dans la banlieue d’une ville américaine, le groupe commandé par James Silva investit une maison dans laquelle sont planqués des agents russes. Les russes sont tous tués. Plus d’un an après, dans un pays d’Asie du sud est, l’Indocarr (un pays imaginaire), Silva tente d’exfiltrer un policier qui détient des informations portant sur des bombes au celsium égarées dans la nature. Ils vont être traqués par une armée d’assassins tout au long des 22 miles les séparant de l’avion qui leur permettra de quitter le pays.

[Cette critique est susceptible de vous spoiler]


Au fil des années, Peter Berg est devenu une référence du côté des blockbusters américains. Du Sang et des Larmes, Deepwater, Traque à Boston ou encore Hancock ont permis au réalisateur de lui forger une réputation solide dans le cinéma d’action, souvent inspiré de faits réels.

Avec 22 Miles, Peter Berg a voulu montrer la vie d’une unité d’élite d’assassins qui travaille H24, 7 jours sur 7 dans l’intérêt de l’Oncle Sam. Ses membres sont « rompus » aux nouvelles technologies, au maniement des armes en tout genre et ne semblent pas vraiment doués d’instinct de conservation.

Du point de vue de la mise en scène, 22 miles est un film hystérique. La caméra portée à l’épaule et en plans rapprochés vous donne en permanence le mal de mer. Les personnages communiquent en se hurlant dessus. Silva (Mark Wahlberg) est censé être un hyperactif surdoué, c’est surtout un chef de groupe sociopathe et sans empathie. Sa consœur (Lauren Cohan), se débat dans des problèmes de divorce et de garde partagée avec son ex alors qu’elle est en pleine opération.

Lorsque le groupe va prendre en charge Li Noor (Iwo Ukais, l’acteur star des deux films The Raid), le film va plonger dans l’hystérie. Des motards « armés jusqu’aux dents » vont se dresser sur la route du groupe en opération et ça va canarder dans tous les sens pendant 1 heure. Le pauvre spectateur médusé assiste impuissant à cette bataille rangée qui lui rappelle vaguement The Raid (surtout le 2 qui était Top!) sauf que celui-ci, le réalisateur construisait ses séquences de manière fluide sans la fonction Parkinson.

Le film m’a tout de même apporté quelques satisfactions. Les mercenaires américains en service pour le « pays phare de la liberté » vont arriver bien moins nombreux à l’aéroport. Leur base arrière commandée par le « big chief » interprété par John Malkovitch (Tiens tiens, ses cheveux repoussent alors qu’il approche 70 ans..) va être décimée par une unité rivale.

Une opération de tir de missile venue du ciel atomisant une berline nous montre aussi qu’on n’envoie pas des satellites au dessus de nos têtes que pour s’échanger des photos par téléphones…

Pour ceux qui veulent en savoir plus…

[Lors de l’anéantissement de la base russe en début de film, Silva abat de sang froid le fils de 18 ans d’une générale de l’armée russe. Toute l’opération montée en Indocarr était un leurre en représailles monté par les russes pour éliminer son unité. L’agent Li Noor était un agent triple.]

Au final avec 22 Miles, j’ai le sentiment d’avoir regardé un film confus tant sur le plan de la réalisation que sur le plan du scénario. Le jeu excessif des acteurs n’arrange rien. Mes seules satisfactions: un twist final intéressant et l’absence de « happy end ».

Dagrey.

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Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Carn dit :

    Exactement ce que je pouvais redouter, pas de surprise.

    J'aime

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