Critique : MILF (2018)

MILF est une comédie française coécrite et réalisée par Axelle Laffont.

Cécile, Sonia et Elise, trois amies d’enfance, partent sur la Côte d’Azur afin de vider la maison de l’une d’entre elles pour pouvoir la mettre en vente. Durant ces quelques jours, elles rencontrent trois jeunes garçons, qui, amusés et attirés par ces femmes approchant la quarantaine, tentent de les séduire. Se prêtant au jeu, les trois amies vont prendre peu à peu conscience de leur pouvoir de séduction en tant que MILF.


Entre le théâtre et Canal +, Axelle Lafont avait décidé de se lancer dans sa première réalisation pour le cinéma. Un premier long métrage qui réunit un trio de femmes séduisantes et talentueuses. La bande annonce vendait le film comme une comédie légère, une comédie de l’été dans la lignée de Un Moment d’égarement ou encore Les Petits Mouchoirs. MILF porte un sujet qui avait déjà été traité par Anne Fontaine avec Perfect Mothers, mais Axelle Laffont y donne un côté beaucoup plus sexué en y mêlant la comédie. Et le problème, c’est qu’on se rend très vite compte que la mayonnaise ne prend pas.

Le premier quart d’heure laisse entrevoir un long métrage assez mollasson et sans véritable originalité. Un sentiment déjà ressenti lors de la séance de la comédie de Jean-François Richet, Un moment d’égarement. Peut-être ne suis-je pas destiné aux comédies d’été ? Pourtant, j’ai apprécié Les Petits Mouchoirs et Nos jours heureux. Je n’en cite que deux. Donc ça vient peut-être de l’industrie du cinéma français, qui propose pas mal de comédies plates et sans saveur. Nous sommes en 2018, réveillez-vous !

Qu’est ce qui ne va pas avec MILF ?

On va commencer par l’écriture. A mon sens, le scénario n’a jamais atteint la phase de la maturité. Lorsque l’on regarde le film, on a l’impression d’assister à une hybridation sans connexion. L’histoire en elle-même tient sur un coin de table, et encore… Les enjeux sont esquissés à la truelle, tout comme la composition des personnages. D’ailleurs, le jeu des actrices s’en fait ressentir. Les dialogues sont lisses, ce qui ne donnent jamais de punch aux scènes sensées être drôles. On sent bien que du monde est passé sur le post-it pour y mettre son petit mot. C’est peut-être pour cela que le script est un petit fourre-tout.

La mise en scène est bancale et souffre notamment d’un montage hasardeux. Le cadre se concentre uniquement sur les trois femmes, sans profiter des décors et des paysages méditerranéens. On sent la chaleur, mais jamais une authentique passion fiévreuse. C’est vraiment dommage, car il y avait un réel potentiel pour souffler une atmosphère chaude et étouffante.  La situation des jeunes et de ces femmes va dans ce sens en plus…

Côté casting ?

Esquissé à coups de clichés et de stéréotypes, les personnages interprétés par Virginie Ledoyen, Axelle Laffont et Marie -Josée Croze sombrent au fur et à mesure dans le ridicule et voir même l’improbable. Les trois actrices livrent des prestations insipides, ce qui est vraiment triste lorsque l’on sait le talent et le potentiel de chacune.

Waël Sersoub et Victor Meutelet ne sont jamais réellement convaincus par leur rôle, à la différence de Matthias Danois, qui est le seul de la bande à proposer une interprétation douce et fine.

En résumé, MILF est à oublier, en même temps Axelle Laffont a fait tout pour que ce soit le cas…

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