Critique : Spring (2014)

Spring est un film d’horreur romantique américain produit et réalisé par Justin Benson et Aaron Moorhead.

Quand sa mère, malade, meurt, Evan se rend compte que sa vie ne va nulle part. Saisissant son dernier chèque de paie, il décide de partir en voyage en Europe, chose qu’il a toujours voulu faire, mais il n’en avait jamais eu l’occasion. Il choisit une destination au hasard et se retrouve en Italie. Alors qu’il arrive dans une petite ville du sud du pays, il rencontre la charmante Louise. Une histoire commence à naître entre les deux, mais Louise abrite un sombre secret qui pourrait détruire le bonheur qu’ils commencent tout juste à construire.


Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Sur le site SensCritique, l’affiche m’a littéralement tapé dans l’œil. Elle inspire aussi bien la chaleur, la passion et l’étrange. La bande annonce a habilement intensifié mon intérêt pour ce film et son propos. J’embarque pour une expérience, cela ne fait aucun doute. Que la séance commence !

Les premières minutes ?

On démarre avec Evan qui assiste au dernier souffle de sa mère. Une introduction qui pose le décor et ainsi la perte de repère pour le jeune homme. La dépression le guète et plus ne le retient en Californie. C’est pourquoi, il décide de prendre un nouveau départ en Italie. Les réalisateurs posent la caméra au plus près de leur acteur, ce qui donne au long métrage un côté très intime.

Pour le moment, on entre dans un mélodrame assez classique. Le fantastique n’a pas encore pointé le bout de son nez… Quoique, la rencontre avec la très belle et mystérieuse Louise offre un tournant assez intéressant à l’histoire.

Le casting ?

Lou Taylor Pucci (Infectés) livre une interprétation convaincante dans la peau du jeune homme en quête d’une nouvelle vie. Il compose les émotions avec une certaine justesse, ce qui favorise la communication avec le spectateur.

A ses côtés, Niadia Hilker est à la fois rayonnante et troublante. Tout comme son partenaire, elle dégage de l’aisance dans sa prestation. Le duo fonctionne à chaque instant. Il respire la passion, la peur et l’étrange.

Et au final ça donne quoi ?

Sublime ! Justin Benson et Aaron Moorhead sont des cinéastes à suivre, et je vais très vite visionner leur dernier long métrage (The Endless). Spring m’a agréablement surpris et transporté. Je m’attendais à une expérience, et j’en ai eu une. Un croisé des genres parfaitement équilibré où l’on apprécie se perdre et frissonner. On comprend pourquoi Richard Linklater (Boyhood) a adoré ce long métrage. Imaginez son Before Sunrise qui fusionne avec Splice. Un délicieux mélange où la poésie et l’horreur s’invitent avec intelligence. Les cinéastes opposent sans cesse la beauté et l’horreur, l’amour et la mort. Un jeu de miroirs agencé de manière originale et réaliste.

Comme il nous a été présenté dans les premières minutes, Justin Benson et Aaron Moorhead ont opté pour une mise en scène proche des personnages. Ils nous offrent également des plans somptueux, avec un joli travail sur la lumière naturelle. Une atmosphère intime qui passe habilement entre la passion et l’horreur. L’aspect organique du propos s’oppose à merveille avec la beauté de Louise, les paysages chaleureux de l’Italie… La photographie d’Aaron Moorhead est superbe.

Au niveau de l’écriture, les cinéastes ont mis l’accent sur les dialogues pour rendre l’histoire d’amour encore plus vraie et plus intense. Dés l’instant où Louise révèle sa véritable nature, le suspens est omniprésent. Les personnages sont chacun en quête de repères et de stabilité, et à eux deux, ils vont tenter de se fixer. Peu importe la nature de Louise, peu importe l’argent… Il est difficile de vous parler en détails du scénario car il faut garder l’effet de surprise. Ce long métrage mérite d’être totalement découvert .

La bande originale de Jimmy Lavalle est magnifique. Elle épouse à merveille le propos et la vision artistique de Justin Benson et Aaron Moorhead. Le titre « Louise » reflète magnifiquement la poésie fantastique du film.

En résumé, Spring est une pépite du cinéma indépendant américain. Une agréable découverte qui donne envie de se plonger dans d’autres films de Justin Benson et Aaron Moorhead.

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