Critique : Risky Business (1983)

Risky Business est une comédie dramatique américaine écrite et réalisée par Paul Brickman.

Issu d’une riche famille de l’Illinois, Joel Goodson a son destin déjà tout tracé. Élève brillant et studieux, inscrit à l’université de Princeton, le jeune homme a tout pour réussir sauf sa vie sentimentale. Profitant de l’absence de ses parents, Joel fait appel aux services d’une call-girl, Lana. Il s’éprend rapidement de la jeune femme, qui en échange, lui apprend comment gérer une maison close. Mais lors du retour de ses parents, ce dernier va être tiraillé entre ces deux styles de vie.


Film culte des années 80, je n’ai pourtant jamais eu l’occasion de regarder ce fameux Risky Business, jusqu’à aujourd’hui. Par contre je sais pas mal de choses sur ce long métrage, à commencer par le fait qu’il a révélé Tom Cruise au grand public. Le réalisateur Paul Brickman n’a connu le succès que par ce film, puisqu’il a abandonné le métier après 1990.

Malgré son statut, je n’attends pas grand chose de Risky Business, à part être diverti évidemment.


Quand le chat n’est pas là, les souris dansent…

Les premières minutes nous embarque dans les fantasmes de Joel (Tom Cruise), qu’il raconte à sa bande de potes. Le jeune homme a soif de plaisir, autant qu’il en a peur. L’atmosphère « teen-movie » est très vite en place, à l’image de la bande originale, de la mise en scène et des dialogues.

Petit à petit, Paul Brickman nous dresse le portrait d’une famille bourgeoise où la jeunesse et la folie n’ont pas vraiment leurs places. C’est pourquoi, Joel voit le départ de ses parents comme une ouverture pour se lancer dans quelques expériences. A ce moment, liberté et tentation sont les moteurs du jeune homme. Mais attention de ne pas franchir le point de non-retour…

Une étoile est née !

Tom Cruise n’a pas volé sa nomination pour le Golden Globe du meilleur acteur dans une comédie. A 21 ans, il dégage déjà du charisme et de l’aisance. C’est simple, on ne voit personne d’autre que lui pour ce rôle. Il lui donne un cachet de sympathique séducteur avec un zeste de sensibilité et de culot.

Sa partenaire, Rebecca de Mornay est sublime autant qu’elle est convaincante. Le duo fonctionne à merveille, puisqu’il véhicule une tension sexuelle permanente. En témoigne la scène improvisée sur »Old Time Rock´n Roll » de Bob Seger. Chacun est accro à l’autre, mais peut-être pas pour les mêmes raisons.

Et au final, ça donne quoi Risky Business ?

Son statut de film culte est justifié, tout comme Breakfast Club et La Folle journée de Ferris Bueller. Ce teen-movie satirique aborde avec une certaine légèreté l’adolescence au milieu de la bourgeoisie américaine des années 1980. Bien que certains choix narratifs soient discutables, Paul Brickman propose un long métrage dynamique, où la soif de plaisir et de réussite peuvent conduire à pas mal de mésaventures.

Même si on peut y voir un peu de poussière, la mise en scène respire le teen-movie américain avec son dynamisme et un soupçon d’onirisme. C’est académique, mais efficace. Il faut dire que le réalisateur mise surtout sur le duo Cruise/De Mornay pour donner du relief au propos. Mine de rien, Paul Brickman amène des codes qui seront repris sur bon nombre de films par la suite. N’oublions pas que nous sommes en 1983.

Au niveau de l’écriture, Brickman utilise la bourgeoisie et l’adolescence comme toile de fond pour aborder la nouvelle ère qui s’ouvre en Amérique, et particulièrement chez les jeunes. L’ambition dévorante de réussir d’un adolescent où s’ajoute ses fantasmes, un mélange qui fait sens. Un regard sur un pays qui change. Bien sûr, le réalisateur n’a pas été son sujet de manière frontale. Il l’a saupoudré de quelques gags, des sourires et d’érotisme. Peut-être que c’est sur ce cocktail que le long métrage patine, notamment sur sa dernière partie. Le contraste entre entre l’onirisme et la réalité n’est passez brut.

La bande originale regroupe des morceaux cultes de l’époque avec notamment In the air tonight de Phil Collins. Toute une époque s’offre au spectateur, soit on aime, soit on trouve cela vieillot.

En résumé, Risky Business est un pur produit à l’américaine. Il symbolise une époque, que ce soit aussi bien sur le fond, que la forme. Tom Cruise et Rebecca de Mornay sont magnifiques !

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