Critique : Gemini (2017)

Gemini est un thriller américain écrit, réalisé et édité par Aaron Katz.

Un odieux crime va mettre à mal la relation entre une starlette et son assistante. En menant l’enquête, l’assistante va peu à peu remettre en question l’amitié et la sincérité de la star.

Suite à sa bande annonce énigmatique et son casting alléchant, j’ai eu envie de regarder Gemini. Je ne sais pas grand chose sur son auteur, à part qu’il est un cinéaste indépendant qui est souvent présenté à Sundance. Son cinéma explore le relationnel entre les hommes et les femmes, vieux ou jeunes.

Pour Gemini, la bande annonce reflète un un film néo-noir dans la veine de Blue Velvet ou encore Nightcall. Voyons à présent ce que ça donne…


La première partie du film traite principalement de l’amitié et la complicité entre Jill (Lola Kirke) et Heather (Zoë Kravitz). Aaron Katz souffle une atmosphère bleutée associée au sublime  jazz-electro de Keegan DeWitt. Une ambiance qui s’allie à merveille avec les nuits à Los Angeles. L’intrigue s’articule de plusieurs pistes et indices. Un puzzle classique, mais qui a du charme.

Parlons à présent du casting. En tête, Lola Kirke (Gone Girl, Barry Seal) livre une interprétation solide. Dommage que son personnage ne soit pas plus étoffé psychologiquement. A ses côtés, Zoë Kravitz sème efficacement le trouble en s’appuyant sur son charme et son semblant d’innocence.

John Cho (Star Trek) ne bénéficie pas d’un personnage à la hauteur de son potentiel. Pourtant, le rôle de flic lui va plutôt bien.

ET Au Final ça donne quoi Gemini ?

Aaron Katz signe un thriller efficace, sans être véritablement original. Comme à son habitude, le cinéaste se concentre sur ses personnages et le relationnel. Il agence son intrigue avec des thématiques classiques du genre, et ce de manière assez envoutante.

La mise en scène s’approche des incontournables du genre. Un rythme lent qui ventile de belles images. Un sublime travail sur la lumière, ce qui rend la photographie séduisante, quasi onirique. O sent l’influence des 90’s dans la manière de mettre en image Los Angeles. Aaron Katz et Andrew Reed (chef opérateur) travaillent sur le même axe artistique, sans pour autant se démarquer des cinéastes comme David Lynch, Michael Mann ou Nicolas W. Refn.

Le manque d’originalité est encore plus flagrant lorsque l’on se penche sur le scénario. Des personnages tout juste esquissés pour une intrigue assez basique. En revanche, les interactions entre Jill et Heather sèment le doute chez le spectateur. Leur relation est clairement le point fort du script.

La bande originale épouse littéralement les images. Keegan DeWitt signe un score qui mêle intelligemment deux époques du film néo-noir.

En résumé, Gemini ne révolutionne rien, mais reste un thriller attachant et efficace. Aaron Katz devra faire preuve de plus d’audace et d’originalité à l’avenir.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s