Après Séance : L’ombre d’Emily

Réalisé par Paul Feig, l’homme derrière le remake de S.O.S Fantômes, L’Ombre d’Emily (ou A Simple favor) est un thriller américain sorti dans nos salles le 26 septembre 2018.

De quoi ça parle ?

Stephanie Smothers (incarnée par Anna Kendrick) devient amie avec la mère du meilleur copain de son fils, la mystérieuse et sensuelle Emily Nelson (jouée par Blake Lively). Mais Emily disparaît brusquement et Stephanie se met en tête de la retrouver.

Un thriller… comique

L’Ombre d’Emily souffre de sa comparaison avec Gone Girl, autre thriller mettant en scène la disparition d’une femme. Le film de Paul Feig ne surpasse, ni n’égale le film de David Fincher mais il n’en a pas la prétention. Il oscille entre le policier et la comédie burlesque (burlesque au sens parodique du terme). Ce mélange des tons créé une sorte de film hybride, naviguant entre la comédie américaine traditionnelle et le thriller. Cette tendance suscite ainsi quelquefois l’incompréhension du spectateur qui ne sait s’il doit rire ou être angoissé. Certaines scènes qui se voulaient angoissantes sont interrompues par des blagues maladroites : c’est dommage ! On ne sait finalement pas où le film veut nous emmener.

Un film maladroit mais avec de vrais enjeux

On ne sait pas ce que cherche à faire le film. Le réalisateur hésite entre deux genres sans jamais réussir à les faire cohabiter. Les personnes, qui auraient dû être la force du long-métrage, sont dans l’ensemble décevants et caricaturaux. La complexité d’Emily est relative. Sans être monolithique, elle n’est pas aussi nuancée qu’on ne nous le laisse entendre. Cependant, le jeu de Blake Lively sauve le personnage et parvient à le rendre mystérieux, insaisissable, voire angoissant.

L’ombre d’Emily n’a pu être révélé que grâce à l’intervention de Stephanie, mère célibataire et vidéaste à plein temps. Stephanie est l’incarnation de la mode des mères youtubeuses, des amatrices vidéastes prônant une vie saine et heureuse. Mais derrière cette figure de sainte se cache une part d’ombre. Progressivement, on découvre que la naïve Stephanie n’a pas connu que des moments heureux et est plus qu’une simple caricature de comédie hollywoodienne. Malheureusement, le film n’insiste pas davantage et ne cherche pas à étoffer ce personnage.

Le long-métrage a toutefois le mérite d’aborder plusieurs enjeux : les manières de manifester son amour à son enfant, les techniques de manipulation et de persuasion, le monde vu comme un théâtre (où chaque personne joue un rôle), le mépris…

Et au final ça donne quoi L’ombre d’Emily

Le film laisse de marbre en sortant de la salle. Certains dialogues sont insipides, certains jeux d’acteurs et certaines mises en scène relèvent de la caricature et les enjeux évoqués ne sont qu’esquissés. Heureusement Blake Lively et Anna Kendrick nous livrent plutôt une belle prestation. Quelques scènes sont appréciables, y compris quelques moments d’humour. A voir si on n’a rien d’autre à aller voir au cinéma ou pour passer un moment détente.

Paul C. et Lucie D.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s