Critique : Volontaire (2018)

Volontaire est un film dramatique co-écrit et réalisé par Hélène Fillières.

Laure a 23 ans. Elle se cherche. C’est dans la Marine Nationale qu’elle va trouver un cadre, une structure, des repères. Solide et persévérante, elle va faire son apprentissage et découvrir sa voie.

La raison principale pour laquelle j’avais envie de voir ce film, se nomme Diane Rouxel. Une jeune actrice que j’ai découvert dans La tête haute, où elle avait laissé entrevoir du potentiel pour la suite. La toile de fond de la Marine Nationale peut être un sujet intéressant, notamment sur la place des femmes dans l’Armée. Même si il s’agit d’une thématique déjà traité par le passé, il y a encore des choses à dire et à montrer.


La scène d’ouverture me laisse perplexe pour la suite. On assiste à une petite réunion de famille où la mère reproche à sa fille de s’être engagée au sein de la Marine. Josiane Balasko propose le strict minimum, son interprétation ne reflète vraiment pas la sincérité mais plus l’envie que la scène se termine au plus vite. Les dialogues bateaux et les clichés sont déjà là…

Je m’accroche sur Diane Rouxel, qui semble être la seule à se donner vraiment dans ce film. Les personnages apparaissent comme des caricatures à la limite du grotesque. On se demande vraiment si la réalisatrice a passé du temps sur son propos. Ça manque clairement d’originalité et surtout d’authenticité. Un triste constat après vingt minutes de film.

Plus les minutes avancent, et plus on se rend compte que le scénario est incroyablement faible. Malgré une plume assez lisse, Diane Rouxel parvient a être la grande force du long métrage. Elle livre une interprétation solide et intense.

Malheureusement, ce n’est pas le cas de Lambert Wilson qui cabotine dans la peau du commandant d’unité. Même constat pour Josiane Balasko. Et pour finir, Corentin Fila (Quand on a 17 ans) est plutôt convaincant, mais il ne bénéficie pas d’un grand personnage.

Et au final, ça donne quoi Volontaire ?

Après s’être planté avec Une histoire d’amour, Hélène Fillières parvient difficilement à relever la barre. Volontaire souffre constamment de ses carences scénaristiques et de nombreux clichés.  La réalisatrice explore les mêmes thèmes que son premier long métrage, mais cela reste flou et peu original. Même si elle avait à ses côtés un conseillé militaire, Hélène Fillières dresse un portrait lisse et académique de l’engagement militaire, surtout pour une femme. Il ne semble pas qu’elle ait eu un vrai recul sur le contexte et la femme. Le seul atout du script c’est l’ambiguïté qui règne autour de la relation entre la jeune officier et son supérieur.

La mise en scène est statique et ne parvient pas à nous immerger, voir même cloitrer dans cette base de la Marine. On assiste à en fait à une spot qui nous dit que l’Armée a changé, que les femmes sont plutôt bien traitées, tout comme les homosexuels. Tout apparait si facile, si beau, si rose… Alors qu’être engagé à l’Armée, ce n’est pas une promenade de santé. La scène des quarante pompes est risible au possible. Bref, ça manque cruellement de réalisme.

En résumé, Volontaire est dispensable mais confirme que Diane Rouxel prend du galon et mérite de collaborer avec les meilleurs.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s