Critique : Fréquence Interdite (2000)

Fréquence Interdite est un thriller fantastique américain réalisé par Gregory Hoblit.

John Sullivan, inspecteur de police, est toujours hanté par la mort de son père, survenue lors d’un spectaculaire incendie en 1969. Par une nuit illuminée d’aurore boréale et d’éclairs magnétiques, John met en marche une ancienne radio et croit entendre la voix d’un homme. Bouleversé, il reconnaît son père. Par-delà la mort et le temps, les deux hommes se parlent. Mais tout miracle a un prix et l’enchaînement des évènements va s’en trouver modifié. Face à l’étrange vague de meurtres qui se déclenche, père et fils vont se battre, chacun dans sa dimension.

Aujourd’hui, je tenais à mettre un coup de projecteur sur Fréquence Interdite, qui fait partie des thrillers cultes de mes premières années de cinéphile. Gregory Hoblit est un expert en la matière, il a réalisé Peur Primale, La Faille ou encore Le Témoin du Mal. Bien qu’ils ne soient pas des chefs d’oeuvre, ses films sont de très bons divertissements.


Les premières minutes ?

Le long métrage démarre avec une séquence d’action où l’on fait la connaissance du courageux pompier, Frank Sullivan. Gregory Hoblit tire une ficelle classique du thriller américain des années 80/90. On entre ensuite dans la vie personnelle de ce père de famille, on met alors un visage sur son fils, John, et sa femme, Julia.

Petit bond de trente ans dans le temps, où l’on voit John adulte devenu policier. La mise en scène est astucieuse et efficace, à l’image du montage. Le lien entre les deux époques se fait de manière limpide, et on embarque ainsi dans un thriller à la fois poétique et fantastique.

Le casting  ?

Dennis Quaid a souvent été comparé à Kevin Costner, que ce soit pour les rôles ou bien dans leur manière d’interpréter un personnage. Ces deux acteurs ont vraiment pas mal de facettes en commun. On peut parler du doublage français de Bernard Lanneau, ou bien le fait qu’ils appartiennent à la même génération.

Bref, revenons à Dennis Quaid dans la peau de Frank Sullivan. L’acteur campe un rôle sur mesure, à la fois héros pur américain et père de famille. Il s’agit clairement d »un de ses meilleurs rôles dans les années 2000.

De l’autre côté, Jim Caviezel lui répond parfaitement avec une interprétation solide, ce qui donne un vrai duo d’acteurs. Elizabeth Mitchell n’est pas en reste, puisqu’elle est à la fois sublime et convaincante. Cette actrice aurait mérité peut-être plus de rôle au cinéma. Ils partagent tous les trois des moments très touchants.

Et au final, ça donne quoi Fréquence Interdite ?

Fréquence Interdite figure parmi les très bons thrillers américains du début des années 2000. Gregory Hoblit maitrise son sujet, et nous pond une œuvre originale, haletante et  touchante.

Bien que sa mise en scène surfe sur des rouages classiques, elle reste tout de même d’une grande efficacité. Il y a du rythme grâce à un montage bien huilé, qui ne perd jamais son spectateur. Les effets spéciaux ne sont pas révolutionnaires, mais reste plus que convenables. Les décors des deux époques favorisent l’immersion et le propos.

Le scénario rappelle quelque peu celui de L’effet Papillon, et ce n’est pas un hasard puisque Toby Emmerich était également le scénariste de ce film. Il croise les genres avec intelligence, et y insuffle quelques sous-intrigues bien pensé. La relation complexe entre John et son père est très intéressante et touchante. Elle prend en compte le temps, leurs métiers, l’amour qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, et surtout la peur de se perdre. Le traitement sur le temps et ses paradoxes sont plutôt bien agencés. C’est dommage de voir que ce scénariste tient une filmographie très moyenne.

Et pour finir la bande originale Michael Kamen (Piège de cristal, Last Action Hero) donne parfaitement l’entrain nécessaire pour intensifier l’action et bien les moments plus mélancoliques.

En résumé, Fréquence Interdite brille par ses interprètes et son originalité. Gregory Hoblit n’est peut-être pas au niveau d’un David Fincher ou d’un Christopher Nolan, mais il reste tout de même un très bon réalisateur du genre.

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Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. revesanimes dit :

    Merci beaucoup pour cette découverte !

    Aimé par 1 personne

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