Critique : Budapest (2018)

Budapest est une comédie française réalisée par Xavier Gens.

Vincent et Arnaud, deux amis qui s’ennuient dans leur travail, décident de tout plaquer pour créer « Crazy Trips » : une agence qui organise des enterrements de vie de garçon à Budapest. Sur place, ils sont guidés par Georgio, un expatrié français qui leur dévoile tous les secrets de la ville… Les activités insolites proposées par Crazy Trips (balade en tank, soirée déjantée, stripteaseuses, stand de tir…) attirent rapidement la clientèle. Mais la situation dégénère et les deux amis perdent vite le contrôle…

Xavier Gens quitte le thriller et l’horreur pour une comédie inspirée de faits réels. Le réalisateur a tenu à mettre les choses au clair lors de la promo du film, puisqu’il a souligné a de nombreuses reprises qu’il ne voit pas ce film comme une simple commande, mais comme un projet ambitieux et collectif. Le critique et le public ont globalement apprécié le long métrage, et on me l’a chaudement recommandé.


Tout démarre sur une situation qu’on a tous vu ou vécu au moins une fois dans notre vie : se faire refouler d’un club ou d’une discothèque. Mine de rien, cette intro est efficace, puisqu’elle crée tout de suite le lien avec le spectateur. Dans cette belle soirée qui se transforme en soirée pourrie, une idée naît dans la tête d’Arnaud (Jonathan Cohen). Cette idée se transforme en projet fou…

Le premier quart d’heure pose efficacement les rails du propos. Le réalisateur s’inspire des comédies comme Very Bad Trip ou bien Snatch, cela se ressent notamment dans le rythme et le montage.

Le casting ?

Le duo Manu Payet et Jonathan Cohen est à la fois attachant et sincère. L’alchimie fonctionne, tout comme l’humour. On regrettera un peu la facilité d’écriture des personnages. Monsieur Poulpe est plutôt drôle dans les 2/3 du film, malheureusement dans la dernière partie son humour réchauffé nous laisse sur notre faim.

Tout comme ses partenaires, Alice Belaïdi livre une interprétation convaincante. Sa complicité avec Manu Payet nous offre des moments drôles et touchants. Alix Poisson ne bénéficie pas d’un personnage original, mais sa prestation reste correcte. 

Et au final, ça donne quoi Budapest ?

Enfin une comédie qui relève un peu le niveau du genre en France ! Xavier Gens et son équipe ont pris du plaisir à faire ce film, cela se ressent dans la mise en scène et chez les acteurs. Budapest fonctionne grâce à cette énergie qui enveloppe le spectateur dans une atmosphère euphorisante.

Comme il avait été remarqué dans les premières minutes, Xavier Gens reprend la recette des standards du genre. Le montage est dynamique, ce qui en adéquation avec le propos et l’énergie véhiculée dans les images. La photographie grisonnante de Gilles Porte, fait ressortir les couleurs nocturnes de Budapest. L’humour se marie efficacement avec la partie plus dramatique du scénario, sauf sur la dernière partie du film.

Le scénario s’articule autour de clichés et des stéréotypes, et pourtant ça fonctionne. Pourquoi ? Parce que toute l’équipe s’éclate. Une bonne alchimie gomme toujours les défauts d’un film. L’histoire tient sur un bout de nappe, mais les dialogues et les scènes drôles ont de l’impact. Dommage que le final ne tire pas vers l’original.

En résumé, Budapest se démarque des comédies franchouillarde du moment, grâce à son énergie communicative. Xavier Gens s’est trouvé une nouvelle corde à son arc.

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