Après Séance : Suspiria

Suspiria est un film d’horreur américano-italien réalisé par Luca Guadagnino.

Susie Bannion, jeune danseuse américaine, débarque à Berlin en vue d’intégrer la célèbre compagnie de danse Helena Markos. Madame Blanc, sa chorégraphe, impressionnée par son talent, lui donne une rôle majeur dans le ballet.

Alors qu’une atmosphère inquiétante règne dans l’école de danse, des meurtres se produisent.


Plus qu’un faux remake, Suspiria « 2018″ prend le contrepied de son prédécesseur des années 70. Techniquement, ce nouveau film est beaucoup plus long (2h30) alors que le film de Dario Argento durait 1h35. Cela est-il une bonne chose ?

A mon avis, absolument pas. Le film délaie son intrigue peu lisible et la relie, en pointillés, aux évènements terroristes ayant secoué l’Allemagne de l’Ouest en 1977 avec l’incarcération puis le décès de membres du groupe Baader Meinhof. Le film se paie même le luxe d’un petit cours d’histoires comparées, liant les destins des membres de la bande à Baader à ceux d’otages retenus par un commando palestinien à Mogadiscio en Somalie…une digression sans intérêt à mon avis.

Coté photographie et à l’exception des images finales du ballet, le film est d’une grande laideur. Berlin est montré sous un « gris pisseux », les contours de l’image sont mal définis. Le film est une véritable contre publicité pour la ville de Berlin.

J’ai mis 5 minutes à reconnaître Chloé Grace Moretz lors du début du long métrage tellement les plans manquent de clarté. Au plan narratif, l’original était rythmé par des scènes de mise à mort à l’arme blanche. Ce nouveau film est avare de meurtres. Quand ils se produisent, ils sont mal mis en valeur. Le jeu des sorcières, toujours entre 2 sabbats, n’est jamais bien loin de l’hystérie et n’est au final, pas trop convaincant.

Le résultat est d’autant plus abominable que le premier Suspiria brillait par ses lignes claires, son ton baroque et ses couleurs vives, typiques du cinéma italien de genre d’alors.

Je ne dirai rien du dénouement afin de ne pas vous spoiler mais là aussi, on est très loin de la fin du film original. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le réalisateur jette un regard très différent sur le monde de la sorcellerie de celui d’Argento. Les sorcières sont parmi nous, qu’on se le dise.

Coté bande son, on peut saluer les compositions de Thom Yorke, le chanteur de Radiohead. Au casting, Dakota Johnson est « mimi » mais elle pâtit de la médiocrité du métrage et elle n’éclipsera jamais Jessica Harper dans son rôle de Susie Bannion. Tilda Swinton interprète la chorégraphe Madame Blanc. Je ne suis pas trop fan d’habitude, ce film ne m’a pas fait changer d’avis. Figurent aussi au casting Chloé Grace Moretz et Jessica Harper, dans une courte apparition, un clin d’oeil dans ce film sinistre.

Au final, je me suis quand même bien ennuyé devant cette relecture du mythe, un long spectacle au script narratif maladroit. Les amateurs de danse y trouveront ils leur compte ? J’espère que le réalisateur n’envisage pas une nouvelle trilogie.

Dagrey.

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