Après Séance : Creed II

Creed II est un film dramatique américain réalisé par Steven Caple Jr.

Quelques années après son combat contre Colan, Adonis s’est imposer comme un grand boxeur en devenir et décroche par la suite le titre de champion du monde des poids lourds. Alors que la vie est agréable avec cette victoire et son mariage avec Bianca, l’ambiance s’assombrit à Philadelphie quand Ivan Drago, le boxeur russe qui a tué, sur le ring, le père d’Adonis, Apollo, arrive avec son fils, Viktor, pour défier Adonis.

Des étoiles et des nuages…

L’ouverture nous emmène en Ukraine où Ivan Drago et son fils baignent dans une rage profonde et des entrainements âpres et intenses. On retrouve évidemment l’aura et la puissance de Drago, que ce soit avec son regard ou ses mots. De l’autre côté, on a Adonis qui vit le parfait amour avec Bianca et qui réussit à être sacré champion du monde des poids lourds. Steven Caple Jr affiche ainsi un contraste simple, mais efficace. L’opposition est immédiatement créée. Un carré de quatre personnages se forme où chacun à un lourd passé. Rocky IV a été intelligemment pris en compte, car tout à réellement changé (pour Rocky, Adonis et Drago) après ce film.

La structure narrative n’est pas réellement surprenante, et ce n’est clairement pas l’objectif de Creed II. Le réalisateur se fixe principalement sur les personnages et l’impact émotionnel. Le fan service n’est pas non plus de la partie. Tout semble réglé pour nous offrir une conclusion digne de ce nom, en prenant en compte chaque film de la saga. Voila ce que nous inspire la première partie du film.

Responsabilités et héritages

Juel Taylor et Sylvester Stallone ont conçu un script qui respecte et approfondit les thématiques inhérentes à la saga, à savoir la famille et la transmission. On assiste à un approfondissement qui colle parfaitement à tous les films et à tous les attraits caractéristiques des personnages. Comme il a été souligné ci-dessus, on n’entre jamais dans du simple fan service. Le scénario transpire la sincérité, ce qui rend le film extrêmement fort émotionnellement. Du côté du réalisateur, on est dans le même état d’esprit. Une cohérence cinématographique qui provoque de belles étincelles dans les yeux. C’est dommage que le cinquième opus de la saga n’est pas été aussi inspiré que Creed II.

Ivan et Viktor Drago tiennent une backstories qui tient la route. La suite est classique et prévisible, mais cela rend encore plus beau le final. Rocky est légèrement plus en retrait quand dans le précédent volet, ce qui est logique compte-tenu de la place que prennent les autres personnages. Cela n’empêche pas d’avoir toujours autant d’affection pour cet immense héros.

Adonis et Bianca rappellent le couple Rocky/Adrian dans Rocky II, sauf que les petits détails font la différence et donne à ce couple une aura plus forte en émotions. Mary Anne Creed (femme d’Appolo) tient à la fois une place discrète et importante dans l’histoire.

Tous les liens entre sont habilement tissés et renforcés, chaque personnage fait écho à l’autre. Cette réussite, elle est favorisée par les interprétations plus que solides du casting. Michael B. Jordan se montre encore plus en confiance dans la peau d’Adonis. L’acteur tient une vraie aura avec ce personnage. Sylvester Stallone est toujours aussi impeccable sous son chapeau. Tessa Thompson est rayonnante, et nous offre avec son partenaire une scène qui prend aux tripes.

Dolf Lundgren est toujours aussi charismatique. Le temps n’efface pas le personnage qu’il incarne, bien au contraire. Florian Munteanu livre une interprétation qui s’oriente plus sur physique, mais ça reste convaincant.

En ce qui concerne la bande originale, Ludwig Göransson signe un score qui conduit efficacement les énergies et les émotions.

Et au final, ça donne quoi Creed II ?

C’était l’une de nos grosses attentes de l’année, et on n’a pas été déçu. Ce huitième (et dernier) opus symbolise la maturité et conclue magnifiquement la saga. La mise en scène de Steven Caple Jr  n’est peut-être pas aussi identifiable que celle de Ryan Coogler, mais ça reste diablement efficace. Le seul petit reproche que l’on peut faire, c’est le manque de rythme dans la moitié du film. L’émotionnel et le sensoriel restent des aspects totalement maitrisés. La fibre intimiste est omniprésente, comme c’était le cas pour les deux précédents films.

En résumé, Creed II tire sa force dans ses personnages et dans son analyse du passé. Un chapitre final qui frappe très fort et qui est susceptible de vous mettre K.O.

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