Après Séance : Glass

Glass est un thriller fantastique américain écrit et réalisé par M. Night Shyamalan.

Il fait suite à deux précédents films du réalisateur, Incassable et Split.

David Dunn, l’homme « incassable », se lance à la poursuite de « La Bête », la personnalité surhumaine de Kevin Wendell Crumb. Elijah Price, le « Bonhomme qui casse », en hôpital psychiatrique depuis 19 ans après avoir commis des attentats pour révéler les pouvoirs de Dunn, attend cet affrontement depuis sa cellule. Cependant, le docteur Ellie Staple veut les réunir pour les libérer de ce qu’elle considère comme un délire et que leurs capacités surhumaines ne sont qu’une illusion.

Deux ans après Split, M. Night Shyamalan clôture sa saga qu’il avait amorcé avec Incassable en 2000. Une suite qui a mis des années à voir le jour, à cause des mauvais résultats commerciaux et critiques des films du cinéaste. Les succès de The Visit et Split ont redonné du crédit au réalisateur, c’est ainsi qu’il a pu facilement constitué un budget de 20 millions d’euros avec son ami producteur, Jason Blum.


L’échiquier prend une autre dimension

L’ouverture nous dévoile que, même après 19 ans, David Dunn a conservé sa cape d’ange gardien. La musique de West Dylan Thordson reste dans la même veine que ses compositions pour Split, sauf qu’ici, il établit des sonorités symbolisant un compte-à-rebours.

M. Night Shyamalan amorce son premier acte avec un rythme assez expéditif, qui reprend ce qui a déjà été composé dans les précédents films. L’atmosphère reste prenante, puisque l’on se dirige vers un premier face à face.

Dés ses premières scènes, James McAvoy impressionne par sa composition. Il apparait comme l’une des grandes forces du long métrage.

La Horde et les autres…

Sans être totalement surpris, James McAvoy signe une interprétation étincelante. L’acteur écossais se montre de plus en plus habité par son personnage aux multiples facettes. Une nomination aux Oscars n’aurait pas été de trop. Que ce soit niveau vocal ou physique, il dévoile une palette encore plus fascinante que dans  Split.

Bruce Willis ne bénéficie pas d’une présence importante au sein du film. Sa prestation est convaincante, mais M. Night Shyamalan ne lui offre pas suffisamment d’éléments pour que l’acteur américain exprime totalement son savoir-faire.

Samuel L. Jackson conserve cette place de l’ombre qui lui va si bien. Il inspire le suspens et le glauque avec force.

Anya Taylor-Joy et Sarah Paulson remplissent le contrat, sans être inoubliables. A la différence de Spencer Treat Clark, qui reprend le rôle effacement le rôle de Joseph Dunn.

Et au final, ça donne quoi Glass ?

Comme ça a été souvent le cas avec lui, M. Night Shyamalan va de nouveau diviser les foules. Glass est une conclusion très intéressante, mais qui n’atteint pas le niveau des deux films précédents. Incassable reste indétrônable, puisqu’il est un chef d’œuvre. Pour ce troisième opus, le cinéaste continue à explorer avec intelligence ses thématiques et le mythe super-héroïque. Son traitement et sa finalité ne sera pas du goût de tous, mais on ne pourra pas reprocher à Shyamalan  d’avoir manquer d’audace et d’ingéniosité pour à la fois, rester fidèle à ce qui a été composé auparavant et y inclure quelques nouveaux ingrédients.

Tout d’abord, sa mise en scène s’ouvre sur un tout autre horizon. Le réalisateur se confronte littéralement aux personnages qu’il a créé. Cela se ressent aussi bien dans le cadre, les couleurs, les dialogues et les différents environnements. Il joue constamment avec le spectateur (et surtout l’adepte de son cinéma) en opposant avec ingéniosité Incassable et Glass. Le titre ne réfère pas uniquement au personnage, mais bel est bien à l’ensemble de la mythologie du cinéaste. Ce dernier n’hésite à pas à semer le doute, sur ce qui est réel ou pas. Une démystification qui frappe fort et juste.

Au niveau de l’écriture, c’est globalement bien orchestré. On peut regretter un manque concernant David Dunn ainsi que quelques « grosses » facilités scénaristiques. M. Night Shyamalan ne fait pas preuve du même sens du détail que pour Incassable, et c’est clairement sur cet aspect que le film se montre légèrement bancal. Les codes du comics sont analysés et imprimés dans l’intrigue avec malice. Toutefois, on ne retrouve le côté « twist » auquel nous avait habitué le cinéaste, sauf sur un point qu’il vous faudra découvrir seul(e) au cinéma.

La bande originale de West Dylan Thordson se distingue sur son côté rythmique et répétitif. Le compte-à-rebours est omniprésent. Le score est efficace, mais moins enivrant que celui de James Newton Howard pour Incassable.

En résumé, Glass satisfait et divertit, sans pour autant arriver à nous convaincre totalement. Ce chapitre final alterne audace et facilité, ce qui n’en fait pas un chef d’œuvre. Cependant, il mérite d’être vu, digéré et revu.

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