Après Séance : The Hate U Give

The Hate U Give – La Haine qu’on donne est un film américain dramatique réalisé par George Tillman Jr.

Starr, jeune adolescente de couleur, est témoin de la mort de son meilleur ami d’enfance, Khalil, un jeune afro américain tué par balles par un officier de police. Subissant les pressions de sa communauté et ne comprenant pas l’attitude de la communauté blanche, Starr décide de témoigner.

Il s’agit de l’adaptation du livre The Hate U Give d’Angie Thomas publié en 2017. C’est après la mort du jeune Oscar Grant à Fruitvale Station en 2009 que la jeune femme, alors étudiante, écrit une courte nouvelle sur les violences policières à l’encontre de la population afro-américaine.


Depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, on observe aux États-Unis une recrudescence des assassinats de membres de la communauté noire par des policiers. Le sujet des bavures policières aux États-Unis est très inspirant pour le cinéma comme le démontre la production cinématographique récente (Détroit…).

Avec The hate U give, le réalisateur signe d’après moi un film militant, communautariste, manichéen et assez maladroit sur un sujet grave. En effet, la photographie idyllique de la famille de couleur américaine témoin mise en valeur dans le film ne doit pas faire oublier tous les violons et la lourdeur de la réalisation pour l’idéaliser. Les circonstances du drame m’ont laissé perplexe. Comment un jeune homme de couleur, connaissant les risques d’un contrôle routier pour un afro américain, peut il perdre autant de temps à discuter et avoir une attitude qui prête à confusion lors du contrôle alors qu’il est tenu en joue par un policier nerveux qui a le doigt sur la détente ?

Après le drame, l’attitude de la jeune Starr et de ses camarades blanches de classe est complètement incompréhensible, ce qui donne lieu à des dialogues et à des séquences d’enfantillages assez pénibles (« on est ami(es), on doit tout se dire », « Vous êtes blanches, vous n’êtes pas concernées »….) que seuls des ados peuvent comprendre.

D’une durée de 2h13, le film se perd dans des dialogues interminables sans consistance et des rebondissements qui n’en sont pas qui ont fait « bailler aux corneilles » le plus clair du temps le « gaulois cynique et réfractaire » qui sommeille au fond de moi…

Très et trop politiquement correct, The hate U give (slogan répété comme un mantra par les personnages principaux du film…) repose beaucoup sur le jeu de son actrice principale, Amandla Stenberg qui « prend effectivement très bien la lumière ». Cela ne suffit pas pour moi à faire sortir le film de l’ornière…

Dagrey.

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