Critique : Miss Peregrine et les Enfants particuliers (2016)

Miss Peregrine et les Enfants particuliers est un film fantastique américano-belgo-britannique réalisé par Tim Burton.

À la mort de son grand-père, Jacob découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs …  et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre « particularité » peut sauver ses nouveaux amis.


Considéré par beaucoup (cinéphiles comme spectateur-amateur de cinéma) comme un grand maître du cinéma Fantastique (voir du cinéma tout court), Tim Burton continue toujours, après déjà 30 ans de carrière, à susciter une certaine aura, et ce malgré presque une décennie de films décevants.

Et donc ce nouveau film du grand Tim, un rien redouté en raison de cela justement, aura néanmoins suscité une certaine attente qui se sera finalement avéré positive tant le film est… réussi.

En effet, en ayant opté pour un matériau typique de son œuvre (des enfants perdus et mal intégrés parvenant à trouver un sens à leur vie dans un univers fantastique), Burton en profite pour nous livrer un nouveau film enchanteur, sorte de conte à mi-chemin entre le merveilleux, la fantasy et le macabre, comme lui seul en a le secret. Récit initiatique doublé d’une fable sur l’acception de soi et de sa différence, « Miss Peregrine » montre encore un peu plus la passion de Burton pour les monstres, les exclus, les incompris, vivant reclus dans des châteaux et manoirs somptueux.

L’une des grandes qualités de ce nouveau Burton est certainement le fait qu’il soit visuellement splendide. En effet, les scènes sous-marine ou celles se déroulant dans le jardin du manoir de miss Peregrine sont très belles, renforcées par des couleurs très sobres, évitant tout effet tape-à-l’oeil que Burton n’avait pourtant pas su éviter dans « Alice au Pays des Merveilles’ qui, pour le coup, n’était pas très agréable à regarder visuellement.

L’autre point positif réside dans le fait que Burton rappelle, à ceux qui l’aurait oublié en raison de la « qualité » de ces derniers films, qu’il demeure bel et bien un cinéaste cinéphile, tant « Miss Peregrine » multiplie les références aux classiques du cinéma fantastique des années 50-60 tels que « Des monstres attaquent la ville » (1954) ou encore, de manière très explicite, « Jason et les argonautes » (1963), soit autant de films de genre qui auront bercé la petite enfance de Tim l’enfant prodige et solitaire.

Il est important de souligner que le film, pourtant peuplé de magie et de monstres, évite de sombrer dans l’abus d’effets spéciaux CGI façon « Dark Shadows » ou encore une fois « Alice…« . Burton prenant d’ailleurs la précaution de soigner ses effets visuels, de manière à rendre crédible les particularités de ces « enfants particuliers ».

Bref, hormis un Samuel L.Jackson un peu cabotin sur les bords (mais pas autant que l’insupportable Christoph Waltz dans « Big Eyes« ) et un démarrage un peu lent, « Miss Peregrine… » se situe donc dans la droite lignée des belles réussites de Burton, certes un cran en-dessous de « Sleepy Hollow » ou « Edward aux mains d’argent » mais très au-dessus d' »Alice » et de « Dark Shadows« .

Tim Burton est un maître du cinéma Fantastique et le prouve à nouveau, tout en parvenant de plus à rendre plus jolie sa mise en scène (ah, la scène sous-marine avec le bateau). Saluons son retour ! Et on espère d’être agréablement surpris par son adaptation live de Dumbo.

François B.

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