Après Séance : Nicky Larson et le Parfum de Cupidon

Nicky Larson et le parfum de Cupidon est une comédie policière française coécrite et réalisée par Philippe Lacheau.

Nicky Larson est un garde du corps hors du commun, aussi adroit en combattant de rue que comme tireur d’élite. On fait souvent appel à lui pour régler les problèmes que les autres ne peuvent résoudre. Aidé de sa partenaire Laura, il propose de multiples services à ses clients, plus ou moins dangereux. Mais, aussi professionnel et réputé soit-il, il possède un défaut de taille : son penchant particulièrement exacerbé pour la gent féminine, ce qui pose bien des soucis à Laura. Un de ses clients lui confie un jour la mission de protéger le « parfum de Cupidon », une fragrance qui permet de rendre irrésistible quiconque le porte, avant qu’une seconde d’inattention de Larson ne permette à des malfrats de s’en emparer. Après avoir été aspergé par le parfum, Nicky Larson doit alors le récupérer. 


Dimanche, en début d’après-midi, quoi de mieux qu’une petite séance cinéma en famille suivie d’une bonne ballade pour débattre de ce qu’on vient de voir (débrief que je vais un peu utiliser pour ma critique) ? J’ai trouvé le film idéal pour les fans de mangas et nostalgiques du club Dorothée (qui ne sont pas forcément les mêmes) : Nicky Larson et le Parfum de Cupidon réalisé par Philippe Lacheau. Cependant, j’avais très peur d’assister à une adaptation cinématographique ratée de ce manga. On ne touche pas à Nicky Larson ! Nom de nom ! Et pourtant……

La lumière s’éteint et le film commence. Il démarre sur les chapeaux de roue par une bagarre dans une salle d’opération, occupée, entre Nicky Larson (Philippe Lacheau, lui-même) et Mammouth (Kamel Guenfoud) et tous mes doutes s’envolent. L’esprit de City Hunter (titre original du manga Nicky Larson) est bien là. La fusion avec l’esprit adulescent de la bande à Fifi s’est passée sans encombre. Le scénario est original mais reste dans l’esprit du mangaka, Tsukasa Hojo, qui a approuvé l’adaptation. Il aurait même regretté de ne pas en avoir eu l’idée lui-même. Voilà donc un cocktail rafraichissant d’action, d’humour potache et de « sensualité » sans complexe (n’oublions pas que Nicky Larson est un « obsédé sexuel » notoire.

L’histoire est simple. Un homme d’affaire (Didier Bourdon) demande à Nicky et Laura (Élodie Fontan), son associée, de protéger le parfum de Cupidon (ainsi que son antidote) inventé par son père. Les flacons seront volés dans les premières minutes du film. Et l’aventure commence !

Le film est bourré de références à l’univers du club Dorothée, j’ai essayé de les compter, mais en vain. D’autant que cela va de l’allusion plus ou moins légère au jeu de mot plus ou moins vaseux (comme Ranma ! Un demi !), en passant par la balle de revolver dont la marque est City Hunter (titre original du manga). On y découvre également un vrai-faux jeu  « Angry Birds » et des seconds rôles qui font appel à notre nostalgie (Didier Bourdon (des inconnus), Jean-Paul Césari (chanteur du générique original), Vincent Ropion (la voix française de Nicky Larson dans le dessin animé) et Pamela Anderson (qui ressemble étrangement à Jessica Rabbit avec les seins de Samantha Fox d’où son nom de Jassice Fox ?) dans un rôle bien proche de l’image qu’on a de l’actrice d’Alerte à Malibu qui a fait fantasmer plus d’un ado de cette époque et dans un rôle rapide mais intense, on y voit même la Reine Dorothée (Frédérique Hoschedé), elle-même.

Ce que je trouve le plus réussi dans ce film, ce sont les scènes de combat toujours accompagnées de musique rock voire métal. Ces bagarres sont vraiment chorégraphiées dans les moindres détails et sont effectuées par des jeunes cascadeurs survoltés, félins et remplis d’énergie. Energie comique puisqu’évidemment on ne se prend pas au sérieux une seule minute dans ce long métrage. Ces scènes font penser aux combats de Jackie Chan (qui a lui-même joué dans une adaptation cinématographique de Nicky Larson en 1993) ainsi qu’à ceux, plus proches de nous, de Deadpool ou Kingsman. On en prend plein les yeux ! L’idée d’engager Kamel Guenfoud (grand sportif, passionné de musculation) pour le rôle de Mammouth est vraiment excellente. Il a le charisme et les attitudes d’un véritable combattant. Pour son premier rôle au cinéma, on sent qu’il est prometteur. On voit aussi clairement que Philippe Lacheau s’est donné du mal pour obtenir une carrure digne de son héros (huit mois d’entraînement et de régime pour gagner 8 kg de muscles ce dont mes yeux le félicitent, au passage).

Puisqu’on parle de plaisir des yeux, n’oublions pas Elodie Fontan (Laura, l’associée) qui est vraiment superbe. Elle est parfaite dans ce rôle. Et pas seulement par son physique mais aussi par sa palette de jeu  passant du « garçon manqué «  à la « femme fatale en passant par la jeune fille « fleur bleue », ou la copine facétieuse avec toujours le même naturel. Pas une seul fausse note dans son interprétation. Et quelle sensibilité ! Elle est Laura du début à la fin. Elle porte aussi bien la veste et le pantalon que la robe de soirée. Elle y joue l’assistante de Nicky Larson, une jeune femme, la colocataire, la petite sœur d’un ami décédé et qu’il faut protéger, la bonne copine, le « pote à sein ». Ce que Nicky ne veut pas voir c’est qu’elle est amoureuse de lui. Et lui ? Ne serait-il pas plus attiré par elle qu’il ne veut le penser ? Mystère ! En tout cas, Pancho (Tarek Boudali) est amoureux d’elle également. Ce qui nous permet de retrouver un Tarek Boudali avec une coupe de cheveux « inhabituelle ». Un rôle écrit sur mesure pour lui, puisque ce personnage n’existe pas dans le manga. Un rôle extrêmement drôle et souvent touchant. Julien Arruti joue Skippy, un loser magnifique qui vit un quart d’heure de gloire aussi inattendu que magique pour lui dont il profite sans le moindre état d’âme, trop conscient que ça ne durera pas.

Je citerai, parce qu’on ne peut pas oublier leur interprétation mais en parler dans le détail donnerai trop d’indications sur le déroulement du film, la présence de Gérard Jugnot, Audrey Lamy, Chantal Ladesou, Jarry et tant d‘autres. Tous plus drôles les uns que les autres. On sent une ambiance de travail sérieuse bien que détendue derrière ce film. Des amis au travail ! C’est un film fait par des passionnés pour des passionnés de mangas et d’humour de la célèbre « Bande à Fifi » et pour les nostalgiques des années 80/90.

Je recommande donc ce film, non pas comme le film du siècle ou la meilleure comédie française de ces dernières années, mais comme un très bon film de divertissement (et d’action) pour passer un dimanche à rire en famille et à se rappeler le bon vieux temps pour les trentenaires. Un seul bémol pour moi, en raison d’un contenu sexuellement explicite (on y voit un sexe masculin nu), je réserverais sa vision aux enfants de plus de 12 ans, mais c’est peut-être mon côté vieille France qui s’exprime ici…

Béatrice Lascourbas.

Publicités

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. belette2911 dit :

    Ranma, un demi !! PTDR

    Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s