Critique : Christine (1983)

Christine est un film fantastique américain réalisé par John Carpenter.

La première fois qu’Arnie vit Christine, il tomba en extase devant cette beaute aux formes éblouissantes. C’était dit, ils allaient lier leurs destins pour le meilleur et pour le pire. Mais Christine, la belle plymouth, modele 57, n’aime pas trop les rivales. Gare a celles qui voudront approcher Arnie!


Découvert à l’âge de 10 ans, ce film m’avait  filé quelques petits frissons. L’histoire m’avait complètement absorbé, à la fois simple, subtile et diablement efficace. Aujourd’hui, je tenais à le revoir pour sa portée culturelle aussi bien dans le cinéma que la littérature fantastique. La rencontre entre John Carpenter et Stephen King, est un facteur à prendre en compte également.


Un respect tout en liberté

A l’image de la scène d’ouverture, John Carpenter s’approprie l’œuvre de Stephen King, tout en respectant l’essence même du roman. Le cinéaste s’autorise quelques ajouts et supprime quelques éléments afin d’épaissir le mystère.

Le réalisateur instaure une atmosphère à la fois étrange et légère, en plein cœur de l’adolescence américaine des 80’s. Les codes du teen-movie horrifique s’installe tout doucement. On a un contraste classique entre le beau gosse du lycée et son ami chétif à lunettes. La bande originale de John Carpenter et Alan Howarth fait déjà son effet.

Le premier quart d’heure est séduisant, malgré quelques réticences concernant la direction d’acteurs.

Un manque de charisme et d’expérience…

En dehors de Robert Prosky (Las Action Hero, Le Solitaire) et Harry Dean Stanton (Paris, Texas), le casting n’est pas réellement convaincant. Les personnages principaux auraient gagner en prestance avec des acteurs un peu plus aguerris. Kevin Bacon a refusé le rôle d’Arnie, afin de pouvoir tourner dans Footloose. Le choix se porte alors sur Keith Gordon, qui décide de casser son image en interprétant un rôle à contre-emploi. Un défi louable, sauf qu’il n’est pas relevé avec brio. Il flirte avec le surjeu, et cela devient à la longue agaçant et peu convaincant.

John Stockwell n’est pas réellement à son avantage, puisqu’il ne bénéficie pas d’un personnage original et réellement attachant. John Carpenter joue la carte de l’efficacité, ce qui éteint peu à peu l’audace du cinéaste. Alexandra Paul est certainement le maillon le plus faible de la distribution, puisque la production n’a misé sur elle que pour son physique.

Et au final, ça donne quoi Christine ?

Démarrons par les choses qui fâchent, en l’occurrence le scénario. On sent l’absence de Debra Hill (Halloween, Assaut) aux côtés de John Carpenter, notamment dans l’approche iconique des personnages. Le cinéaste et son scénariste, Bill Phillips ont concentré leur adaptation sur la voiture possédée. Un parti pris louable, auquel il manque tout de même un soupçon d’originalité concernant les personnages. Certaines péripéties du roman méritaient d’apparaitre dans le scénario, comme la soirée du Nouvel An. Le rythme n’est pas toujours très bien balancé, à l’image d’un final assez expéditif et pompeux. John Carpenter nous a habitué a beaucoup mieux, notamment avec The Thing et Halloween.

Maintenant, passons aux points positifs de cette adaptation cinématographique. La mise en scène vibre grâce aux effets spéciaux, à quelques effets de montage bien senti et une atmosphère oppressante. Les jeux d’ombres et de lumières offrent du cachet à l’ambiance et à l’image.

Comme dans tous les films du maître de l’horreur, la bande originale se montre particulièrement importante. John Carpenter et Alan Howarth signe un score étincelant, où les synthétiseurs font un ravage et épaississent l’atmosphère du long métrage. En plus de ça, les Rolling Stones ou encore du George Thorogood avec son cultissime Bad to bone.

En résumé, Christine appartient à son époque. On ne sent pas John Carpenter totalement libre de faire ce qu’il veut, mais on admire tout de même son savoir-faire pour ce qui est de l’ambiance et le magnétisme de Christine.

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