Westworld (saison 2), aucune limite pour les rêves ou la réalité.

Westworld est une série télévisée américaine de science-fiction créée par Jonathan Nolan et Lisa Joy.

Dans le parc d’attractions futuriste Westworld, les « hôtes » (androïdes) se rebellent contre les invités (humains), conduisant à un véritable massacre. Emmené par Dolores, un groupe d’hôtes cherche à libérer l’ensemble des robots. Du côté des responsables de Delos, la société propriétaire du parc, plusieurs personnes découvrent ou admettent que le parc n’a pas simplement une vocation de loisirs.


La première saison nous a totalement conquis. Jonathan Nolan et Lisa Joy avaient la lourde tâche de créer une série aussi, voir plus ambitieuse que Game of Thrones, et on peut dire que c’est le cas. Ils ont su intelligemment s’imprégner de l’œuvre de Michael Crichton, pour nous offrir une série originale et spectaculaire.

C’est pourquoi, on s’attend à une deuxième saison encore plus haletante et surprenant, sans tomber dans la surenchère et les incohérences. Jonathan Nolan et Lisa Joy ont tenu à ne pas trop s’empresser, afin de mieux surprendre les fans, tout en conservant l’axe artistique principal de la série.


Un puzzle chaotique !

Le premier épisode de cette deuxième saison est articulé de la même manière que les autres. L’intrigue se déploie sur différentes timelines, toujours dans le but de jouer avec le spectateur. Nolan et Joy cultivent continuellement le symbolisme autour des mythes et des religions. Les jeux de miroirs entre les humains et les androïdes sont approfondis en même temps que les enjeux.

Même si l’on est moins surpris que sur la précédente saison, on s’amuse déjà avec les multiples pistes qui se présentent à nous. Jonathan Nolan et Lisa Joy ne semblent pas avoir perdu le cap.

Plus simple ou plus complexe ?

A partir du troisième épisode, on sent un véritable décollage scénaristique. L’exploration des secrets liés au parc et aux personnages ouvre sur de nouvelles portes. Certains peuvent y voir de la surenchère, d’autres de l’improvisation ou bien tout simplement de la maitrise. Jonathan Nolan et Lisa Joy n’ont pas hésité à remettre en question notre perception de la première saison, en essayant de développer la complexité des sentiments chez les humains et les hôtes. Comme c’était le cas dans la première saison, les créateurs ne cessent d’intervertir les miroirs qui reflètent les émotions les plus douces et les plus fortes. Le spectateur vacille au milieu des révélations, des faux-semblants et des nouveaux horizons. Les enjeux principaux sont à nouveau camouflés dans des sous-intrigues. De nouveaux personnages font leur apparition, et entrainent avec eux un nouvel attachement. La quête identitaire reste la thématique principale du propos, puisqu’elle touche chaque protagoniste.

Toutefois, on se doit de reconnaître un essoufflement au niveau du rythme de la série. Cela est peut-être au fait que l’on ne découvre pas la série, et que les rebondissements ne sont plus aussi époustouflants. Les rouages principaux ne nous sont plus inconnus. Nolan et Joy les entretiennent  et surtout les maitrisent parfaitement, à l’image du final et de la scène post-générique. Le spectateur ne peut que remettre en question ce qu’il voit. C’est le cœur du cinéma des Nolan, et cela est le mécanisme principal de Westworld.

La mise en scène est toujours aussi spectaculaire. Le niveau atteint dépasse celui des séries traditionnelles, comme c’était le cas pour la saison précédente et la première saison de True Detective. HBO entretient l’ambition d’offrir à la télévision, ce que l’on déguste traditionnellement au cinéma. La direction artistique, les effets spéciaux et le dynamisme du cadre nous immergent de la première à la dernière seconde.

Il faut également souligner la qualité des personnages et de leurs trajectoires. Les interprètes restent l’une des grandes forces de la série. Evan Rachel Wood, Jeffrey Wright, Ed Harris ou encore Anthony Hopkins, ils sont tous impeccables. Zahn McClarnon (Akecheta), Katja Herbers (Emily), Ben Barnes (Logan) et Peter Mullan (James Delos) apportent un relief très intéressant sur cette deuxième saison. Thandie Newton, Tessa Thompson et James Marsden apparaissent un cran en dessous.

La bande originale de Ramin Djawadi est toujours aussi importante, elle est indissociable de la série. Le score fait littéralement corps avec les personnages et les images. Rien n’est laissé au hasard, ce qui abouti à une atmosphère enivrante et un univers fascinant.

En résumé, Westworld (saison 2) peut diviser sur le fait que ses engrenages ne soient pas aussi bien huilés que dans la saison précédente. Cela dit, Jonathan Nolan et Lisa Joy parviennent à explorer avec intelligence la complexité de la nature humaine et son reflet chez les androïdes. La troisième reste très attendu, et il se pourrait bien qu’elle soit encore plus surprenante et spectaculaire.

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. belette2911 dit :

    Pas encore eu le temps de regarder la saison 2 😉

    J'aime

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