Critique : Spider-Man (2002)

Spider-Man est un film de super-héros américain réalisé par Sam Raimi.

Orphelin, Peter Parker est élevé par sa tante May et son oncle Ben dans le borough de Queens à New York. Après avoir été mordu par une araignée génétiquement modifiée qui s’était échappée d’un laboratoire qu’il visitait avec sa classe, il se découvre des pouvoirs surhumains (une force et une agilité hors du commun, la capacité d’adhérer aux parois (uniquement avec pieds et mains) ainsi qu’un « sens d’araignée » l’avertissant des dangers imminents).


L’adaptation cinématographique de Spider-Man a connu de nombreux retournements de situations. Plusieurs studios (21st Century, Carolco) et réalisateurs (Tobe Hooper, James Cameron) se sont cassés les dents sur ce projet. Cette première adaptation au cinéma a trainé pendant plus de deux décennies, avant de voir enfin le jour dans les salles obscures. Columbia Pictures et sa maison-mère Sony Pictures Entertainment ont réussi les droits d’adaptation d’un sacré sac de nœuds juridiques.

De nombreux réalisateurs ont été sollicités pour porter l’homme araignée sur grand écran. Jan de Bont, Tim Burton, Chris Columbus, Roland Emmerich, David Fincher ou encore  Ang Lee étaient tous proches de réaliser la première adaptation cinématographique de Spider-Man. C’est finalement, Sam Raimi qui est choisi avec David Koepp, Scott Rosenberg et Alvin Sargent pour la réécriture du scénario laissé par James Cameron.


On connait la chanson…

Sam Raimi et les scénaristes sont conscients que les origines sont connues de la plupart des spectateurs, c’est pourquoi ils ne vont pas traîner autour pendant une heure. Cependant, le réalisateur se montre toujours aussi créatif en alternant des séquences épiques et intimes. Une façon efficace de brosser les portraits des personnages et les nouvelles capacités de Peter Parker.

Le premier quart d’heure peut être assez expéditif sur quelques aspects scénaristiques, mais globalement la recette de Sam Raimi fonctionne.

Tobey Maguire, le Spider-Man de toute une génération

A l’origine, le studio avait pisté Freddie Prinze Jr et Jude Law pour le rôle titre. Mais c’est finalement Tobey Maguire qui a décroché le rôle après avoir porté le costume de Spider-Man. Sam Raimi a eu comme un coup de foudre sur l’acteur. Un choix payant pour l’acteur et pour ce premier film sur l’homme araignée.

Tobey Maguire signe une interprétation en adéquation totale avec le personnage et son évolution. Un rôle sur mesure pour l’acteur, qui va le propulser sous les projecteurs du monde entier.

Du côté des seconds rôles, on retient avant tout la prestation impeccable de J.K. Simmons en J. Jonah Jameson. Ensuite, Willem Dafoe se montre très convaincant en Norman Osborn, mais un peu fade en Bouffon Vert.

Pour info, John Malkovich a longtemps été pressenti pour être le méchant. Sam Raimi aurait souhaité le voir dans la peau du Vautour dans le quatrième film, qui n’a jamais vu le jour.

James Franco pose efficacement les bases fragiles de son personnage. Le réalisateur est conscient de son potentiel, et va hisser sa composition au fur et à mesure des films.

Kirsten Dunst fait le job en Mary Jane Watson, mais rien de transcendant. La composition de son personnage sonne le réchauffé à des kilomètres.

Et au final, ça donne quoi Spider-Man ?

Loin d’être révolutionnaire dans le domaine des super-héros au cinéma, Spider-Man confirme qu’une nouvelle ère s’ouvre dans le paysage des blockbusters américains. La meilleure adaptation comics de l’époque ? Peut-être pas car on a eu tout de même X-Men 2 et Spider-Man 2 quelques années après. Cela dit, ce premier opus respire le cinéma selon Sam Raimi, ce qui veut dire un long métrage à la fois généreux et audacieux.

Tout d’abord, on que sent que le réalisateur prend son pied à travers sa mise en scène qui ne laisse aucun temps mort, et qui mêle le spectaculaire à l’originalité. Les séquences d’action sont mûrement réfléchies, et cela se confirmera encore plus dans les opus suivants. Sam Raimi a réussi à se baser sur le parcours initiatique de Peter Parker pour nous offrir un cocktail où l’action, l’humour et l’intimité ne font qu’un. Une virtuosité qui sera encore plus forte dans le deuxième film, c’est dire le talent du cinéaste. Les effets spéciaux ont pris un peu la poussière, notamment les images de synthèse.

Le scénario s’appuie énormément sur le comics de Stan Lee, mais David Koepp met l’accent sur les thématiques forte et intemporelles afin de mieux toucher le spectateur, et de développer Peter Peter sous un angle plus psychologique. Un parti pris qui fonctionne de la première à la dernière minute. Globalement, chaque personnage est bien développé et se fond efficacement dans l’intrigue.

De son côté, Danny Elfman signe l’une de ses dernières grandes bandes originales. Des thèmes épiques qui font vibrer le spectateur et qui restent en mémoire. Un score aussi grandiose que celui de Batman (1989).

En résumé, Spider-Man reste une oeuvre majeur du genre, surtout parce que Sam Raimi s’éclate et que Tobey Maguire est le premier homme araignée au cinéma et qu’il est très bon.

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Alvar dit :

     » Sony Pictures Entertainment ont réussi les droits d’adaptation d’un sacré sac de nœuds juridiques. » attention coquille ! Article complet cela dit

    Aimé par 1 personne

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