Après Séance : Rocketman

Rocketman est un biopic britanniquo-américain réalisé par Dexter Fletcher.

Quelques mois à peine après « Bohemian Rhapsody« , voici que débarque un biopic sur une autre légende de la scène musicale : Elton John. Réalisé par Dexter Fletcher, qui avait déjà participé à la finalisation du film sur Freddie Mercury suite à l’éviction de Bryan Singer, Rocketman entend bien se démarquer de son prédécesseur en s’attardant d’avantage sur les excès et l’excentricité d’Elton John.

Bien que semblable sur certains points (les problèmes de drogue, d’alcool, de dépression et d’affection), les deux films diffèrent avant tout dans leur approche de personnages. Là où « Bohemian Rhapsody » dressait de manière classique et fonctionnelle le portrait de Mercury (en s’attardant néanmoins, même de manière minime, sur ses addictions), Rocketman n’hésite pas à jongler avec le temps, revenant tour à tour sur l’artiste enfant puis adulte et vice-versa, en ponctuant son récit de numéros musicaux hauts en couleurs et atypiques, à l’image de sa rockstar. Dès lors, ce parti-pris rajoute un cachet esthétique au film, lui conférant d’avantage de profondeur.

Là où le film trouve aussi l’une de ses plus grande forces, c’est dans l’interprétation passionnante et excellente du jeune Taron Edgerton (« Kingsman« ) en Elton John. Adoptant avec justesse les mimiques du chanteur, sa gestuelle, sa voix et même sa manière de chanter (c’est vraiment lui qui chante), sa composition est saisissante de vérité et de mimétisme. Tour à tour attachant, excentrique, showman, pathétique et énergique, le portrait qu’il compose d’Elton John est suffisamment riche pour que l’on puisse se rendre compte de manière crédible de toute la complexité exercée par le personnage. A l’inverse de Freddie Mercury dans son film, Elton John n’apparaît pas spécialement comme une icône absolue, mais avant tout comme un homme tiraillée entre son génie et ses démons et dont le succès arrivé très tôt (25 ans à peine) n’en sera que plus lourd à porter.

A noter également, la prestation savoureuse de Bryce Dallas Howard dans le rôle de la mère glaciale d’Elton John, délicieusement détestable.

Film foisonnant sur l’une des figures les plus importantes et fascinantes de la scène pop, Rocketman, de par sa narration inspirée, son acteur-star passionnément habité et sa mise en scène bien pensée, est un film à voir pour tous les inconditionnels d’Elton John mais également à tous ceux qui seraient intéressés par le destin hors norme d’un artiste aux multiples facettes.

François Bruwier.

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