Après Séance : John Wick – Parabellum

John Wick : Parabellum est un film d’action américain réalisé par Chad Stahelski.

Il y a cinq ans, ce bon vieux Keanu Reeves voyait sa carrière relancée par le succès surprise de celui que l’on peut désormais qualité de nouveau héros d’action : John Wick. Privilégiant de manière assumée la castagne bien musclée, avec un zeste de gore, le tout dans une ambiance crépusculaire servie par une esthétique bien léchée et un univers assez atypique (l’hôtel Continental, repaire secret de tous les tueurs à gage), « John Wick » premier du nom avait fait son petit effet dans le paysage quelque peu balisé du cinéma d’action, au point d’engendrer une suite reprenant les mêmes ingrédients tout en développant d’avantage l’univers du personnage.

Trois ans plus tard, voici que débarque ce troisième opus au sous-titre évocateur (« parabellum » signifiant en latin « prépare la guerre ») reprenant directement les choses là où le film précédent les avait laissé. Pour avoir violé la règle fondamentale du Continental (ne tuer personne à l’intérieur de l’hôtel), John Wick voit sa tête mise à prix et se retrouve pris en chasse par l’ensemble des tueurs du monde entier.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que, comme dans les deux premiers films, le rythme et l’efficacité sont au rendez-vous, les bagarres et autres morceaux de bravoure se succèdent sans temps mort; constat d’autant plus réjouissant que ceux-ci se caractérisent par le fait que, chez John Wick, n’importe quel objet peut devenir une arme (un livre, un crayon, un cheval, etc), rajoutant un surplus de créativité à l’ensemble.

A tous ceux qui recherchent un scénario en béton, bien construit et très original, passez votre chemin. Sans se mentir, ce n’est pas non plus pour ça que l’on va voir « John Wick ». Le cocktail de gunfights, de morts brutales et sanglantes, de course-poursuites l’emporte aisément sur tout le reste. Toutefois, bien que l’on éprouve toujours le même plaisir que pour les 2 premiers films, on constate quand même à quel point les enjeux scénaristiques sont maigres, preuve en est dans les moments plus « calmes » (dans le désert marocain, par exemple) qui n’apportent pas grand chose de plus au film et au personnage, mis à part mettre en avant ses soucis que l’on connaît déjà.

De même, malgré une séquence d’action commune très spectaculaire, on reprochera un certain manque d’empathie dans le duo Keanu Reeves-Halle Berry, pourtant bons comédiens.

En somme, à défaut d’être original et au risque de finir par en devenir presque redondant (ce film-ci, sans « spoilers », laisse ouvertement la place à un 4ème volet), John Wick : Parabellum remplit parfaitement son contrat de pur film d’action, empilant les morceaux de bravoures violents et spectaculaires à un rythme effréné, le tout servit par un Keanu Reeves toujours en très grande forme dans le rôle-titre.

François Bruwier.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s