Critique : Calme Blanc (1989)

Calme Blanc est un thriller américano-australien réalisé par Phillip Noyce.

Traumatisés par la mort de leur fils Danny dans un accident de voiture, John Ingram, commandant australien dans la marine militaire et sa femme Ray, décident de faire une croisière sur leur voilier. Pendant la traversée, le couple sauve un naufragé, Hughie Warriner. L’homme, choqué, explique que son bateau va couler à cause d’une tempête et que tous les membres d’équipage sont morts empoisonnés par des conserves avariées. John ne le croit pas et décide d’aller vérifier par lui-même…


Phillip Noyce est un adepte du thriller au cinéma, il a notamment réalisé Bone Collector, Danger Immédiat et Jeux de Guerre. Calme Blanc l’a révélé aux yeux du grand public et lui a permis de se tailler par la suite une carrière assez solide, tout comme Nicole Kidman qui y trouve son premier grand rôle au cinéma.

Le scénario est tiré du roman noir de Charles Williams, qui avait déjà été adapté au cinéma par Orson Wells en 1968. Le remake est produit par George Miller (saga Mad Max) et écrit par Terry Hayes (Mad Max 2 et Payback).


Bienvenue à bord !

A l’image de son ouverture, Phillip Noyce ne perd pas de temps. En quelques minutes, les évènements s’enchainent afin de capter le spectateur. Malheureusement, cela sème de l’incrédibilité notamment sur le plan psychologique du couple qui vient de perdre leur enfant unique. Terry Hayes fait l’impasse dessus, car il est centré avant tout sur l’élément déclencheur de son intrigue.

Le premier quart d’heure se veut efficace pour enclencher le suspens et le danger avec ce mystérieux Hughie, dont on sent déjà qu’il ne dit pas la vérité et qu’il prépare un mauvais coup.

Triangle poussiéreux

Malgré les bonnes intentions des trois interprètes, on y crois pas vraiment. La faute a un scénario qui mise sur une mécanique « déjà-vu » et réchauffé à plusieurs sauces. Même si le film date de 1989, le thriller avait déjà de grandes références à l’époque,  comme Brian De Palma, David Lynch ou encore William Friedkin.

Sam Neill a un capital intéressant avec ce profil de commandant de marine, mais ça ne suffit pas pour camoufler les carences scénaristiques. Nicole Kidman et Billy Zane cabotinent à plusieurs reprises, ce qui n’arrange pas les choses.

Et au final, ça donne quoi Calme Blanc ?

Calme Blanc a pris un coup de vieux, et ses défauts sont plus apparents que par le passé. Phillip Noyce fait ses premières armes, et cela saute aux yeux dés le début (expéditif) du film. Par la suite, le réalisateur se montre plus inspiré pour distillé le suspens et balader sa caméra sur l’eau.  En dehors de ça, il est difficile de souligner d’autres grandes qualités sur ce long métrage. On retient la photographie de Dean Semler (Danse avec les loups) qui séduit tout de même la rétine. La bande originale de Graeme Revell (Waterworld) accompagne discrètement les images.

Que ce soit du côté du réalisateur ou du scénariste, aucun ne hisse le roman de Charles Williams a un niveau plus audacieux, plus original et surtout plus crédible. Il n’en ressort finalement qu’une série B anecdotique.

En résumé, Calme Blanc appartient à son époque, ni plus, ni moins. A voir pour les fans de Nicolde Kidman à la rigueur.

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