Un film – Une scène : Ed Wood de Tim Burton

« Ed Wood c’est un peu le génie qui aurait raté le bon aiguillage, il a tout de l’Artiste avec un grand A. Et en fait, il est le génie du Nanar avec un grand N, un artiste de la série Z. Car quand on met une telle conviction, une telle détermination à pondre de pareils navets, ce n’est pas possible autrement, on était fait pour être un génie de la nullité. » Ce sont sur ces jolis mots d’un anonyme passionné d’Ed Wood que débute notre analyse de Tim Burton.

Vous l’aurez compris, aujourd’hui nous tenterons d’évoquer un biopic sur un réalisateur souvent méconnu du grand public et pourtant considéré à son époque comme le Orson Welles raté, le « pire réalisateur de tous les temps » – Ed Wood. Au préalable, nous devons préciser que nous aurions pu partir sur une analyse approfondie du genre et de son impact sur la critique frontale du métier de réalisateur, nonobstant nous avons préféré analyser l’image plutôt qu’un aspect plus théorique qui aurait pu mériter un angle d’attaque bien différent du nôtre. Car oui, à l’image d’un Aviator de Martin Scorsese quelques années plus tard, qui évoquait l’histoire d’Howard Hughes, réalisateur et producteur de cinéma dans les années 30, Ed Wood passe également par un aspect plus théorique de la critique du cinéma en utilisant le genre du biopic qui se rapproche assez fortement du documentaire et donc plus ou moins d’une vérité objective. Il faut savoir par exemple que Tim Burton s’est énormément inspiré des travaux de documentation de Rudolph Grey dans Nightmare of Ecstasy qui avait nécessité une décennie de travail. Cependant, pour ne pas trop nous détourner de notre objectif premier et pour se focaliser sur le ou les métiers du cinéma, nous avons préféré faire l’impasse sur ces éléments.

Tim Burton nous relate donc l’histoire d’Ed Wood (interprété par Johnny Depp), au début de sa carrière de réalisateur. Le film débute environ dans les années 1952-53 et conclu plus ou moins à la sortie de son plus gros succès (c’est relatif) Plan 9 from Outer Space en 1959. La séquence que nous avons choisie se trouve dans la dernière partie de l’œuvre et nous montre la création de son « chef d’œuvre ». Comment par le procédé de l’onirisme, Tim Burton propose une vision du métier du réalisateur dans Ed Wood ? Avant de répondre à cette question, il est nécessaire de définir certains termes. L’onirisme se rapproche plus ou moins de la paranoïa et consiste à s’inventer un monde imaginaire, un monde de rêve. La personne se croit dans la réalité alors qu’il n’est que dans son subconscient. Pour répondre à notre question principale, nous avons décidé de voir en premier lieu le rapport d’Ed Wood à lui-même et nous passerons également une bonne partie de ce premier point sur la rencontre entre le cinéaste et Orson Welles. Nous finirons notre analyse par le rapport entre le réalisateur et ce qui l’entoure (producteurs, acteurs, tournage, Hollywood).

La séquence dans le bar est cruciale dans notre analyse de l’intériorité d’Ed Wood. Le réalisateur se crée un monde et commence à faire face à ses idées, ses envies, ses besoins. Dans son monde onirique on retrouve pour la seconde fois du film notre « héros » face à sa solitude et à l’alcool. Si plus tôt dans le film, nous le voyons aguiché au bar en compagnie d’un verre d’alcool et d’une cigarette, cette fois-ci son rapport à l’alcool est différent. Il faut savoir que dans la vraie vie, le véritable Ed Wood est mort à cinquante-quatre ans d’alcoolisme. Cependant cette fois-ci le but de Tim Burton n’est selon nous pas seulement de noter le fait qu’il était pochetron mais va beaucoup plus loin dans ses propos. Johnny Depp est cette fois-ci face à un miroir, face à un tournant de sa vie. Le réalisateur se fait contrôler par ses producteurs – point que nous développerons dans la seconde partie de notre exposé – et il ne sait plus quoi faire. Il part dans un bar désabusé et avec un certain échec.

C’est alors qu’arrive son passage dans « l’autre monde ». Le premier plan comme vous pouvez le voir est focus sur lui. Les bouteilles d’alcool sont floues et son double l’est tout autant dans le miroir. C’est alors qu’arrive la révélation. Le second plan évoque le monde imaginaire qu’il commence à se créer. Son reflet pourrait faire penser à une incrustation, ou du moins donne un aspect légèrement bizarre à l’image.

Cependant ce qui nous intéresse est ce qu’on y voit à côté. Ed Wood déprime et fait face à sa vie. Fait-il les choses correctement ? Est-ce que l’alcool est une bonne idée ? Au-delà du clin d’œil cité plus haut, on a l’impression qu’Ed Wood doit à ce moment précis faire un choix. Doit-il abandonner sa passion pour finir dans un bar à boire de l’alcool jusqu’à la fin de ses jours ?

Après quelques secondes de fixation, il décide de tourner le dos à son destin, prendre les choses en main et donc de se diriger vers son idole. Ce troisième plan montre bien la belle métaphore de Tim Burton à Ed Wood puisque comme vous pouvez le voir, la peinture nous présente un homme avec un mégaphone (ce que l’on retrouvera plus tard dans l’extrait) et avec un verre dans les mains. On pourrait même aller encore plus loin car sur cette peinture on pourrait voir des jambes de femmes avec des talons au milieu de la table et une sorte de caméra tout en bas de la peinture. Ces trois images peuvent donc signifier deux choses. La première, une petite dédicace de Tim Burton à un personnage qui aimait bien utiliser un mégaphone et boire de l’alcool. La seconde bien plus poignante, celle d’un homme qui a fait face à l’alcool jusqu’à sa mort et qui commence à prendre conscience qu’il peut être son idole avec Plan 9 from Outer Space. LLe motif du réalisateur est donc déjà très frontale puisqu’on nous évoque la passion du métier de réalisateur. Pour survivre dans ce métier, il faut être passionné et des fois un simple évènement peut nous faire abandonner ou justement nous booster pour être encore meilleur et nous battre pour nos convictions. C’est alors qu’arrive l’un des points les plus importants de cette première partie, le cas Orson Welles.

En effet ce décalage entre noir et blanc, entre le bar et l’imaginaire sera le moyen pour Tim Burton de mettre en relation deux hommes souvent comparé. Étrange me diriez-vous au vu des différents termes que nous avons utilisé pour définir notre personnage principal. Car oui, cela vous étonnera peut-être mais pendant sa vie, Ed Wood n’a jamais rencontré son idole. Pourtant dans la scène, on a l’impression d’avoir deux visions du métier de réalisateur.

Orson Welles est présenté avec son cigare et un costume. Il symbolise la réussite d’un réalisateur à Hollywood et au cinéma de manière générale. Orson Welles est un génie dans les mœurs et un créateur innovant. De l’autre, on retrouve notre héros incarné par Johnny Depp. Il est habillé en femme, vient de partir de son tournage car ses producteurs n’appréciaient pas le personnage qu’il incarne. Il ne sait plus quoi faire de son film, de sa vie et se retranche dans l’alcool.

On a donc une sorte de miroir opposé, de jeu sur le double entre Orson Welles et Ed Wood. Tous les oppose, mais tous les rassemble également. Dans son livre Ed Wood : figures d’un corps et mélanges des genres, Olivier Thévenin a évoqué la relation idéologique que possèdent ces deux hommes : « La présence des faux raccords devient, par exemple, un signe de la modernité du langage cinématographique. (…) La dimension mythique d’Ed Wood prend une dimension particulière avec l’évocation de sujets sulfureux pour les mœurs de l’époque dans les Etats-Unis du maccarthysme. A travers le recours du fantastique et à la science-fiction, Ed Wood contournait les conventions morales en abordant le thème du travestissement et en filigrane de l’homosexualité du cinéma. (…) Aline Mosby, correspondante pour United Press Hollywood, compare Ed Wood à une sorte d’Orson Welles de film à petit budget. La revue Cult Movie, spécialisée dans la science-fiction, consacrera deux numéros spéciaux et dressa également un tableau comparatif entre les deux carrières d’Ed Wood et d’Orson Welles en proposant un certain nombre de rapprochements, dont la précocité, la singularité et l’incompréhension de leurs compatriotes. »

Car oui vous l’avez compris, Tim Burton met en relation un débat qui aura fait couler beaucoup d’encre à cette époque et si Ed Wood et Orson Welles étaient deux génies ? L’un est au sommet de la postérité et l’autre un indéniable incompris en retard sur son temps ? Dans notre extrait, les dialogues sont assez forts puisque le réalisateur de Citizen Kane dira à notre amoureux de la série B : « Ed, il faut se battre pour imposer sa vision. A quoi bon réaliser les rêves d’un autre ? » Dans son onirisme, Wood imagine une discussion ou son double qui a connu la réussite lui dit qu’il faut y croire et imposer ses idées pour réaliser ses rêves. On voit clairement une critique frontale du métier de réalisateur avec cette idée qu’un projet cinématographique ne se fait pas sans embuche.

Être réalisateur c’est faire face à de nombreux conflits que ce soit interne (producteur, acteurs, équipe de tournage dans son ensemble) et en même temps moral (pour réussir à faire ce qu’il nous plait, on doit se battre au quotidien pour imposer nos idées). Alors qu’on a montré l’avènement d’un réalisateur avec ses problèmes moraux, nous allons désormais passer à l’étape suivante : la métaphore proposée par Tim Burton de la conception d’une idée.

Revigoré suite à sa discussion imaginaire avec Orson Welles, Ed Wood commence à prendre confiance en lui. Tout ce qu’il fait et tout ce qu’il dit semble être pour lui une sorte de consécration métaphysique. Cette métaphore de la consécration et de l’idée sera bien mise en avant lors du plan où l’on voit la tête d’Ed Wood incorporé sur un fond vert et où dans la profondeur du champ on retrouve deux explosions. On a donc bien compris, dans la tête du réalisateur ça explose, tout est en ébullition. Quelques secondes plus tard, le plan change puisque cette fois-ci Ed Wood est en incrustation sur une marche militaire.

Ce choix de mise en scène s’explique de deux manières. La première est celle d’un homme qui a fait la seconde guerre mondiale, donc propose une comparaison entre la victoire des États-Unis et de son défilé à la création d’un chef d’œuvre cinématographique. La seconde version est bien plus métaphorique puisque cela sous-entend surtout que ses idées sont en marches, qu’il contrôle tout malgré les réprimandes passées de ses producteurs et qu’il emmène son équipe vers le chemin de la victoire et de la renommée. Cette version semble plus ou moins s’accorder avec la fin de cette incrustation puisque le plan finira sur une fondu de sa tête sur ses acteurs qui avancent dans l’une de ses scènes de Plan 9 from Outer Space.

Par rapport aux Ensorcelés de Minnelli, le rapport entre producteur et réalisateur n’est pas le même. Le premier montre un visage surabondant de la figure du producteur qui contrôle tout et qui surpasse le réalisateur. Benjamin Thomas dira d’ailleurs sur ce film : « Jonathan Shield, qui, malgré ce qui peut ressembler à des trahisons personnelles, parfois, les aura en fin de compte tous aidés à se révéler pleinement à connaître un succès durable. Autrement dit, ne faisant pas mine d’idéaliser le système de production hollywoodien, le film en dresse bel et bien un portrait séduisant, où la cruauté et les désillusions scandent de belles histoires d’accomplissement artistiques. »

Dans notre cas de figure, le rapport de force comme l’a évoqué Simon n’est pas du tout le même. Le motif du producteur est cette fois-ci mis en lumière de manière opposée. Nous avons affaire à des producteurs qui dépassent leur fonctions premières et qui imposent des choix esthétiques voire techniques au réalisateur ce qui enlève justement tout accomplissement artistique. Lors de la discussion avec Welles, ce dernier aura d’ailleurs des mots très durs envers ce cœur du métier : « Avec les financiers, on ne sait jamais qui on a affaire et ils se croient réalisateurs. Certains ont même remonté mes films. Ils veulent tous placer leur copain. »

Le réalisateur de Citizen Kane fera d’ailleurs également référence à La soif du mal avec Charlton Heston. Pour la petite histoire, les producteurs ont imposé l’acteur au cinéaste pour incarner le rôle-titre puis les studios retoucheront complètement le montage de Welles pour favoriser la leur. Welles énervé, enverra aux producteurs une lettre de plus de cinquante pages pour les faire changer d’avis et il faudra attendre la fin des années 90 pour avoir enfin la proposition de cinéma du cinéaste américain. Cette confrontation entre Ed Wood et les producteurs est donc différente puis qu’après avoir abandonné tout espoir de contrôler son film, il impose son idée et finira par sortir son chef d’œuvre. L’idée présentée ici par Burton est donc que pour réussir, les clés de la machine doivent être aux mains du réalisateur plutôt qu’à celle des producteurs bien qu’il faille faire des efforts (le comédien imposé par les studios sera finalement accepté par Ed Wood). On nous montre ce conflit entre ces deux grosses entités et une vision idéalisée du métier de réalisateur.

La critique d’Hollywood sera également montrée par rapport à d’autres sujets importants : l’argent et l’acteur de cinéma. Bien que ce soit très rapide dans notre séquence, l’argent sera un point crucial du film. Pendant toute l’œuvre, Ed Wood cherchera des financements quitte à mentir à ses producteurs sur le contenu de son œuvre. Ce qui nous intéresse dans cette séquence est la scène du bar. Bien qu’à prendre avec des pincettes, nous voyons en gros plan les mains d’Ed Wood jetant de l’argent sur le comptoir.

Alors qu’il vient de quitter le plateau de tournage, ce plan met en avant le gaspillage d’argent d’Hollywood (car le temps c’est de l’argent). On a également une légère critique de l’acteur de cinéma avec une possible comparaison à Freaks de Tom Browning.

Dans ses films, Ed Wood met en avant des personnages avec des particularités physiques particulières. Bunny Breckinridge joué par Bill Murray voulait changer de sexe, Tor Johnson l’homme aux cicatrices deviendra une icône d’Halloween puisque le masque à son effigie est celui le plus vendu. Vampira sera le symbole du vampire féminin. Et que dire de notre héros Ed Wood ? Connu pour se travestir sur ses plateaux, le cinéaste est la figure du Freaks par excellence. Il est la différence et dans notre extrait ou dans le film dans son ensemble, nous avons une critique frontale du système de beauté Hollywoodien. Il ne faut pas forcément avoir un beau physique, être comme tout le monde pour pouvoir faire des films. Tim Burton tente de laisser le message, que la différence est aussi une partie du cinéma américain. On pourrait également aller plus loin dans ce rapport au Freaks avec les travaux des Wachowskis.

In fine, la figure du réalisateur est comme évoqué plus haut, celle d’un homme qui contrôle tout. On le verra par exemple au milieu des bobines donnant des ordres à son monteur. Dans notre extrait, Ed Wood est présenté en blanc et la lumière n’est que sur lui. Cette métaphore montre la surpuissance du réalisateur. Pour arriver au succès, il doit tout contrôler. On nous présente le métier d’une autre manière puisque lors de la scène du cimetière, Tor Johnson n’arrive pas à sortir de sa tombe et Ed Wood envoie des gens le relevé sans faire de coupe. Il y a cette idée satyrique et absurde qu’au-delà des règles de bienséances, des coutumes, un réalisateur fait ce qu’il veut. Peu importe le rendu, le réalisateur contrôle tout et fait ce qu’il veut. Ed Wood faisait régulièrement des faux raccords, des erreurs techniques, d’ailleurs lors de l’incrustation sur la marche militaire que nous avons évoquée plus haut, Tim Burton lui rend hommage en nous montrant le contour au fond vert raté. On a donc cette métaphore d’un cinéaste qui contrôle tout et fait ce qu’il veut malgré ce qui pourrait paraître incongru.

Notre focus nous questionne sur de nombreux sujets. Qu’est-ce qu’un bon ou un mauvais réalisateur ? Faut-il convenir à une majorité de gens pour être fait pour ce métier ? Ed Wood n’a pas été aimé de son vivant et bien qu’il retrouve un peu de son sublime aujourd’hui, il reste considéré comme le pire réalisateur de tous les temps. J’aimerai également finir cette analyse par une comparaison plus ou moins fondé de son cinéma par rapport à celui de John Carpenter. De nombreuses personnes admirent le travail de ce dernier, pourtant, dans toute sa carrière le cinéaste américain n’avait presque jamais de budget et faisait des films comme la saga « Escape From » avec les moyens du bord. Beaucoup de décors étaient faits en carton-pâte et si vous mettez de côté votre amour pour le métronome d’Halloween, il n’a pas vraiment eu la notoriété qu’il aurait dû avoir. Peu de producteurs l’ont suivi dans ses projets, et ça fera bientôt vingt ans qu’il n’a plus rien mis en scène.

Edward Davis « Ed » Wood Junior

L’académie des Oscars ou les gens de la profession ne l’ont jamais vraiment encouragé ou n’ont souligné son travail. Pourtant qui aujourd’hui aurait le droit de dire que John Carpenter est un mauvais réalisateur ? Si vous le faites ou que, comme moi, vous comparez Ed Wood à Carpenter, vous risquez les foudres du public. Nous finirons donc par cette citation d’un fan d’Ed Wood que je trouve adéquat à notre sujet : « Un homme qui porte des vêtements féminins dans le but d’être plus proche des femmes qu’il adore, ne peut pas être tout à fait mauvais. (…) Ed Wood c’est un peu le génie qui aurait raté le bon aiguillage, il a tout de l’Artiste avec un grand A. Et en fait, il est le génie du Nanar avec un grand N, un Artiste de la série Z. Car quand on met une telle conviction, une telle détermination à pondre de pareils navets, ce n’est pas possible autrement, on était fait pour être un génie de la nullité. Il en faut sans aucun doute, mais il faut aussi des génies talentueux pour donner la postérité aux génies du nul. »

Tomas C.


Bibliographie :

ANONYME, Ed Wood [en ligne], ed-wood.net [consulté le 06/03/2019], Disponible à l’adresse : http://www.ed-wood.net/ed_wood.htm

GREY Rudolph, Nightmare of Ectasy : The Life and Art of Edward D. Wood, Jr., Feral House, Etats-Unis, novembre 1994

WOOD Ed, Plan 9 from Outer Space, Etats-Unis, 1958

CLOUZOT Henri-Georges, Le mystère Picasso, France, 1956

THEVENIN Olivier, Ed Wood : figures d’un corps et mélanges des genres, Figures du corps au cinéma, Culture et Musées n°7, Acte Sud, France, juin 2006

THOMAS Benjamin, Les figures du producteur dans le cinéma américain contemporain, Presses universitaires du Septentrion, Villeneuve d’Ascq, mai 2017

WELLES Orson, La soif du mal, Etats-Unis, 1958

BROWNING Tod, Freaks, Etats-Unis, 1932

O’BRIEN Harvey, « Edward D. Wood Jr, Tim Burton and the Apotheosis of the Forsaken » dans Trash Culture : Objects and Obsolescence in Cultural Perspective, Gillian Pye, Allemagne, 2010

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