Critique : Une bouteille à la mer (1999)

Une bouteille à la mer est un drame romantique réalisé par Luis Mandoki.

Theresa est une jeune mère divorcée, rédactrice au Chicago Tribune. Décidée à prendre du recul, elle se retire quelques jours au bord de la mer. Au cours d’une promenade sur la plage, elle trouve une bouteille échouée contenant une lettre d’amour qui la bouleverse. Elle se met en tête d’en retrouver l’auteur. De cheminements en déductions, elle fait la connaissance de Garret, constructeur de bateaux désespérément obsédé par la disparition en mer de sa femme.

Le scénario de Gerald Di Pego est basé sur roman éponyme de Nicholas Sparks paru en 1998.


A la dérive…

Le réalisateur mexicain démarre son long métrage en tout simplicité. Il brosse d’abord le portrait de Theresa qui se remet tout doucement de son divorce. De l’autre côté, on découvre Garret par le biais de ses lettres où il exprime sa peine et ses regrets.

La scénographie affiche de belles images et surfe les rails classiques de la love story à l’américaine. Cependant, Luis Mandoki (Pour l’amour d’une femme) n’est pas un novice en la matière et il s’est montré capable de surprendre et d’émouvoir. La suite nous le dira…

Un trio qui frappe au cœur

Kevin Costner est comme à son habitude attachant, charmant et émouvant. Son interprétation reflète son investissement et son savoir-faire. Il s’imprègne à merveille de son personnage.

Sa partenaire, Robin Wright est tout aussi convaincante. Elle dégage une beauté fragile qui ne peut laisser indifférent.

Et pour finir, Paul Newman est impérial. Même si il n’apparait en tout que cinq minutes à l’écran, l’acteur apporte énormément. Sur chaque échange, il véhicule une force et beaucoup d’émotions.

Et au final, ça donne quoi Une Bouteille à la Mer ?

20 ans après sa sortie en salles, ce film n’a rien perdu de sa superbe. Cela est dû à la performance collective du casting, à sa magnifique histoire et aux belles images de Luis Mandoki et son chef opérateur, Caleb Deschanel.

La mise en scène se veut à la fois simple et efficace. Dans l’ensemble, ça fonctionne plutôt bien. La première partie est quelque peu téléphonée, mais laisse place ensuite à un tourbillon de sentiments qui emporte très vite le spectateur. Le réalisateur s’appuie principalement sur sa distribution en mettant en fond de toile de magnifiques paysages ou décors. Toutefois, on peut regretter le manque de subtilité lors de la scène finale concernant Garret.

Au niveau du scénario, la romance fonctionne par son originalité et sa pudeur. Les personnages sont attachants et touchants, grâce notamment à ses interprètes. Les dialogues sont simples, tout en ayant un réel impact émotionnel.

A mon sens, la musique de Gabriel Yared est assez envahissante et entraine un côté clipesque loin d’être indispensable.

En résumé, Une bouteille à mer est une vague de tendresse, d’amour perdu et sincérité. Une love story qui tire son épingle du jeu grâce à son casting et sa sublime histoire.

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Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. sebnawak dit :

    Super film mais un seul défaut….. Il a pris un gros coup de vieux

    Aimé par 1 personne

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