Critique : Yesterday (2019)

Yesterday est une comédie britannique réalisée par Danny Boyle.

Hier tout le monde connaissait les Beatles, mais aujourd’hui seul Jack se souvient de leurs chansons. Il est sur le point de devenir extrêmement célèbre.

Jack Malik est un auteur-compositeur interprète en galère, dont les rêves sont en train de sombrer dans la mer qui borde le petit village où il habite en Angleterre, en dépit des encouragements d’Ellie, sa meilleure amie d’enfance qui n’a jamais cessé de croire en lui. Après un accident avec un bus pendant une étrange panne d’électricité, Jack se réveille dans un monde où il découvre que les Beatles n’ont jamais existé… ce qui va le mettre face à un sérieux cas de conscience.


En attendant…

Y a pas de doute, on est bien entrain de voir un film écrit par Richard Curtis. La griffe du scénariste est plus apparente, que celle du réalisateur. En même temps, nous ne sommes que dans le premier quart d’heure. Danny Boyle se montrera certainement par la suite…

La structure narrative est assez classique, mais une recette toujours aussi efficace. On s’attache facilement au duo Jack/Ellie. La seule chose que l’on peut réellement reprocher à ce film, c’est que sa bande annonce va certainement lui faire défaut, tant elle a dévoilé les gros morceaux de l’intrigue. Après, on est pas à l’abri d’une ou deux surprises…

Une RÉVÉLATION peut en cacher une autre…

Danny Boyle est réputé pour être cinéaste talentueux et aussi pour son flair concernant les (jeunes) acteurs. Après Ewan McGregor, Cillian Murphy et Dev Patel, le cinéaste britannique nous fait assister à une nouvelle éclosion, celle de Himesh Patel (aucun lien de parenté avec Dev). Pour son premier rôle au cinéma, l’acteur signe une grosse en performance. Il interprète et s’approprie à merveille les œuvres des Beatles, et surtout il y dégage énormément d’émotions.

Pour compléter cette prestation lumineuse, Lily James se montre parfaitement à la hauteur. Cela nous donne un duo touchant à plusieurs moments du film, et surtout on ressent une vraie complicité dans le jeu et les émotions.

Kate McKinnon trouve enfin un rôle à sa mesure, puisqu’elle est très convaincante en productrice tyrannique. Joel Fry et Ed Sheeran font correctement le boulot.

Et au final, ça donne quoi Yesterday

Après la déception Transpotting 2, j’attendais un Danny Boyle plus inspiré et plus audacieux. D’autant qu’il travaillait pour la première fois avec Richard Curtis (Love Actually). Un duo alléchant sur le papier et qui se devait de nous en mettre plein la vue, tout en frappant fort au cœur. Et malheureusement, le résultat final ne respire pas vraiment l’originalité.

Sur la forme, Danny Boyle ne nous offre pas de grands moments. On a connu le cinéaste plus inspiré, ne serait-ce que sur le point de vue technique ou bien l’appréhension de certaines scènes. Le montage brille par intermittences, alors que l’une des grandes forces des films de Danny Boyle, c’est justement la dynamique qu’apporte le monteur.

Cela dit, Richard Curtis ne fait pas non plus dans l’innovation. Son scénario tient un concept intéressant, mais il articulé de manière classique et prévisible. Les thématiques de l’amour, la mondialisation et de la réussite sont abordés toujours de la même façon, sans réelle évolution. On attendait justement de voir le scénariste passer un cap aux côtés de Danny Boyle. Et finalement, ils stagnent tous les deux.

La bande originale est composée principalement de chansons des Beatles, et elles sont magnifiquement reprises par Himesh Patel et le compositeur Daniel Pemberton. On garde évidemment en tête « Help » et « All you need is love« .

En résumé, Yesterday est un feel-good movie assez conventionnel et tout juste esquissé. On attendait beaucoup mieux de la première collaboration Boyle/Curtis. De son côté, Himesh Patel n’a pas fini de nous bluffer…

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. princecranoir dit :

    C’est un peu sévère je trouve. Non que le film soit irréprochable, loin s’en faut. Un simple retour en memoire de sa niaise conclusion lui porte à mes yeux un préjudice indéniable. Néanmoins, je ne peux me plaindre ici d’un Boyle qui maîtrise un peu mieux ses effets de montage (et pourtant le sujet s’y prête), ne se laisse pas envahir par ses pulsions psychotropiques habituelles. Ce qu’il gagne en sobriété sert la part la meilleure du film qui interroge habilement le statut de célébrité à l’heure actuelle, mesure auprès du public la part d’héritage du plus grand groupe de rock britannique sans céder aux facilités du biopic à la mode. Et de cela, on lui sait gré.

    Aimé par 2 personnes

  2. Mendelson dit :

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    To the next! Kind regards!!

    J'aime

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