Critique : Jennifer 8 (1992)

Jennifer 8 est un thriller américain écrit et réalisé par Bruce Robinson.

John Berlin a servi comme policier à Los Angeles de nombreuses années. Recherchant le calme et la tranquillité, il émigre dans une petite bourgade en campagne. Mais à peine arrivé, John se retrouve impliqué dans une étrange affaire de meurtre. De plus, ses relations avec ses collègues sont de plus en plus conflictuelles. Alors qu’il fait la rencontre d’Helena, une jeune femme aveugle dont il s’éprend, John découvre que le serial killer est sur ses traces.


Un démarrage convaincant !

Jennifer 8 s’affiche comme étant dans la veine du Silence des Agneaux et Pulsions, et les premières minutes le confirment. L’ouverture dans la décharge amène immédiatement une atmosphère glauque et prenante. Les ingrédients de base sont là, Bruce Robinson semble bien conscient que le thriller est sur une vague plus sombre et plus psychologique que par le passé.

Les personnages et l’enquête sont posés de manière efficace et cohérente. On sent la mécanique du divertissement à l’américaine, mais Bruce Robinson impose sa griffe.

Un casting aux valeurs sûres

Andy Garcia est l’une des grandes stars américaines du début des années 1990. Après avoir tourné pour De Palma, Ridley Scott et Coppola, l’acteur vient confirmer son savoir-faire chez Bruce Robinson. Son interprétation est plus que convaincante en jeune inspecteur talentueux et déterminé.

A ses côtés, Uma Thurman signe une prestation remarquable en jeune femme aveugle. Le duo fonctionne plutôt bien, même si la romance manque de finesse.

Au niveau des seconds rôles, on a également du beau monde. Lance Henriksen et John Malkovich sont impeccables. Kathy Baker effectue de manière solide ses premières armes.

Et au final, ça donne quoi Jennifer 8 ?

Loin d’atteindre le niveau du Silence des Agneaux, Jennifer 8 reste tout de même un thriller intéressant et efficace dans sa démarche. Bruce Robinson livre une mise en scène soignée, avec une bonne gestion du rythme et du suspens. Le réalisateur cède aussi à quelques facilités, notamment sur les scènes dites d’actions. La photographie de Conrad L. Hall reflète l’époque, et favorise l’atmosphère sombre du film.

En ce qui concerne l’écriture, ça tient assez bien la distance. Les personnages flirtent avec quelques clichés, mais ça passe. Le relationnel entre les différents protagonistes manque parfois de subtilité, notamment entre Berlin et Helena. Le dernier acte est expédié à la manière d’un téléfilm, ce qui est bien dommage.

La bande originale de Christopher Young (Spider-Man 3, Copycat) colle parfaitement au genre. Le compositeur américain a souvent été cantonné à ce type de long métrage, et la plus part du temps c’est une réussite.

En résumé, Jennifer 8 fait partie de ses petits thrillers, qui ont tout de même participé au nouveau souffle du genre par David Fincher. Un produit à l’américaine qui reste de bonne facture.

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