Critique : La Fleur de l’âge (2012)

La Fleur de l’âge est une comédie française réalisée par Nick Quinn.

Gaspard Dassonville, 63 ans, est un homme débordé entre son métier de producteur / présentateur de télévision, et ses conquêtes féminines bien plus jeunes que lui, qui lui donnent l’illusion de ne pas vieillir. Tout son petit monde égoïste est remis en cause avec l’arrivée impromptue de son père Hubert devenu dépendant, dont il va devoir s’occuper…


Douce et légère, voila ce qui ressort de la bande annonce de ce film. La paire Arditi/Marielle attire forcément notre regard et nos oreilles. Le sujet principal de l’histoire n’a rien de révolutionnaire, mais il semble être subtilement traité. Le réalisateur, Nick Quinn m’est inconnu et il n’a réalisé que ce long métrage à ce jour.

Instantanément attachants !

Le trio Arditi/Marielle/Ferrier est irrésistible et s’affiche clairement comme la grande force du long métrage. Il y a une vraie complicité entre eux et surtout de la conviction dans leur interprétation. Chacun se révèle touchant dans ce jeu de miroirs aux actes manqués.

Le scénario reste assez simple dans sa structure, mais ses thématiques sont abordées de manière plutôt subtile. A l’image des personnages, il se dégage de l’émotion, de la tendresse et de l’amour.

Assez Convaincant pour être encourageant

Pour son premier long métrage, Nick Quinn se montre à son aise pour traiter la vieillesse, le lien père/fils ou encore les actes manqués. Le réalisateur ne fait pas dans l’audace et l’originalité, mais il s’oriente plus sur la pudeur et la sensibilité des êtres. Sa mise en scène reste correcte et mise principalement sur ses acteurs et ses actrices, cela nous offre des scènes drôles et très touchantes.

Au niveau du scénario, on peut saluer la finesse dans les rapports sentimentaux entre les différents personnages. En revanche, ce que l’on peut reprocher dans l’écriture c’est une dernière partie expéditive, ainsi que la simplicité des dialogues. Jean-Pierre Marielle et sa gouaille font toujours recette, mais ça aurait pu être encore plus fort.

Les personnages peuvent sonner quelconques, pourtant il y a un part d’authenticité dans l’approche de Nick Quinn. On y croit à cette solitude, cet égoïsme et aux regrets liés au passé, qui habitent Hubert, Gaspard et Zanna.

Il faut également ajouter que Julie Ferrier incarne à merveille la bulle de champagne qui vient pétiller la vie du père et de son fils.

En résumé, La fleur de l’âge joue, à première vue, la carte de la facilité, mais véhicule une certaine profondeur et sincérité qui font mouche.

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