Petit Zoom sur… le Festival Lumière 2019

Lyon est la ville où est né le Cinéma. Eh oui, je suis née dans la même ville que les frères Auguste et Louis Lumière. En 1895, Louis a réalisé le premier film de l’histoire du cinéma : « La Sortie de l’Usine Lumière ». Il pensait que son invention n’avait aucun avenir commercial. Mais il en était quand même fier: «Le Cinématographe amuse le monde entier. Que pouvions-nous faire de mieux et qui nous donne plus de fierté? »

Depuis 2009, Lyon fête donc le cinéma au début du mois d’Octobre avec le Festival Lumière. Cette année, 190 films ont été projetés sur 424 séances dans 60 lieux de la métropole de Lyon et sur 9 jours. Comme le disait si bien Clint Eastwood, détenteur du Premier Prix Lumière : « J’aime ce festival car il n’y a aucune compétition. Il y a un seul prix remis et ce prix est pour moi ». Les 10 lauréats des dix dernières années sont : Clint Eastwood, Milos Forman, Gérard Depardieu, Ken Loach, Quentin Tarentino, Pedro Almodovar, Martin Scorsese, Catherine Deneuve, Wong Kar-waï et Jane Fonda.

Les invités d’honneur de Thierry Frémaux, Directeur de l’Institut Lumière et de Bertrand Tavernier, Président de l’Institut Lumière, outre Francis Ford Coppola : Frances Mc Dormand, Daniel Auteuil, Gael Garcia Bernal, Donald Sutherland, Marina Vlady, Marco Bellocchio et Bong Joon-ho.

Jusqu’à présent, bien que cinéphile (ou plutôt cinéphage), je pensais que ce festival était réservé à l’intelligentsia lyonnaise et pas au commun des mortels. J’imaginais que le prix des places était très cher ce qui n’est pas le cas. Par contre, les places partent très vite après leur mise en vente sur internet. Le record est de 30 secondes pour « The Irisman » de Martin Scorsese, diffusé dans trois ou quatre salles en Europe puisque destiné à Netflix.

Finalement, cette année, je me suis lancée dans le grand bain et j’ai passé neuf jours de rêve. Le Festival a commencé, pour moi et mon mari, à 10h30 le Samedi 12 Octobre par la présentation du film d’André Cayatte, « Nous sommes tous des assassins » présenté par Bertrand Tavernier, grand cinéaste lyonnais, Président de l’Institut Lumière qui organise ce Festival. Ce film est un plaidoyer magnifique contre la peine de mort. L’action se situe dans une prison française, quelques années après la seconde guerre mondiale. On y voit la misère, filmée sans aucune concession artistique et les derniers jours de condamnés à mort. Dans le rôle principal joue le regretté Marcel Mouloudji. Ce film m’a vraiment donné envie de découvrir l’œuvre d’André Cayatte, avocat de formation, dont je ne connaissais que « Mourir d’Aimer » avec Annie Girardot (1971) et « Les risques du métier » avec Jacques Brel (1967). De ce fait, j’ai acheté une place pour voir « Piège pour Cendrillon », un film de 1965 qui est tiré d’un roman de Sébastien Japrisot. Un film au suspens incroyable, joué par Dany Carrel et Madeleine Robinson qui ne sont pas sans faire penser au duo des « Diaboliques » de Henri-Georges Clouzot.

Mais quelle idée que d’aller s’enfermer dans une salle obscure regarder un drame tourné en 1952, en noir et blanc ?

Nous voilà d’emblée plongé dans l’Esprit même du festival. Le festival rend hommage à tous les genres de cinéma : des vieux films en noir et blanc, des films muets, des films plus récents, des films extrêmement connus, des films sortis de façon quasi confidentielle, des premiers films, des chefs-d’œuvre…. Lors du petit café, offert par la maison, avant le film, j’ai rencontré un homme qui pose chaque année depuis 10 ans une semaine de congés pour venir depuis Toulouse. Il avait prévu de regarder 60 films dans la semaine. J’espère qu’il aura atteint son but.

Le film terminé, Nous nous préparons pour la Cérémonie d’ouverture. Verrons-nous Francis Coppola ? Viendra-t-il plus tard ? La salle choisie pour cet événement (comme pour tous les grands événements sauf la remise du prix) est une salle de spectacle de 6000 places. Eh bien, elle est bondée. Tout le monde attend dans la bonne humeur, l’arrivée des vedettes. Les gens parlent entre eux ce qui est de plus en plus rare dans notre monde. On achète des souvenirs (T-shirt, magnets, autocollants, livres, DVD…) et j’avoue avoir un peu fait chauffer ma carte bleue. On fait connaissance, on partage ses informations. « Qui viendra présenter ses films ? J’ai entendu dire qu’il y aurait Xavier Dolan et vous ? C’est l’effervescence. Le film suivant l’ouverture sera présenté en avant-première et il s’agit de « La Belle Epoque ». Nicolas Bedos, son réalisateur, sera-t-il présent avec Doria Tillier (son actrice principale), avec Fanny Ardant ? C’est sûr que Daniel Auteuil sera présent puisque plusieurs de ses films seront présentés pendant le festival. »

Je vais citer quelques noms mais je vais forcément en oublier : Bertrand Tavernier (forcément), Luc Dardenne, Daniel Auteuil, Nicolas Bedos, Doria Tillier, Patrick Timsit, Xavier Dolan, Lambert Wilson, Donald Sutherland (j’avoue avoir été tellement éblouie par sa classe et sa présence que j’ai un peu oublié les autres), Barbet Schroeder, Frances Mc Dormand, Vincent Elbaz, Antoine Dulery, Tonie Marshall, Laurent Gerra, Monia Chokri…

La cérémonie d’ouverture durera de 17h30 à 19h30 et nous ne pourrons malheureusement, mon mari et moi, pas assister à l’avant-première de « La Belle Epoque » car nous devons nous rendre à la mini-nuit des Zombies, un hommage à George A Romero. Entre 22h et 4h, nous pourrons voir « La Nuit des Morts-vivants », « Zombie » et « Le Jour des Morts-vivants ». J’oubliais de dire que tous les films présentés sont en version restaurée ce qui leur donne une nouvelle jeunesse. Une pause de 20 minutes entre chaque film nous permet de boire un petit café avant de retourner admirer le talent de George A Romero, le réalisateur qui a créé les zombies tels qu’on les connaît à présent. Quant à La Belle Epoque, nous pourrons en profiter maintenant puisqu’il est sorti en salle ce mercredi.

Mon grand souvenir de cette cérémonie d’ouverture, ce n’est les paillettes qui sont tombées du plafond quand les spectateurs ont déclarés ouvert le 11ème Festival Lumière, juste après les acteurs et réalisateurs invités même si ça donnait un côté magique à l’événement. Mon plus grand souvenir de ce jour, c’est le regard de Doria Tillier quand elle est descendue de scène et s’est retrouvée au milieu de ses fans. Elle avait le regard d’une petite fille émerveillée et ne savait plus où elle devait aller s’installer pour assister à la projection (place réservée). Elle aussi semblait vivre un conte de fée alors que je la pensais habituée puisqu’elle était au dernier festival de Cannes, pour présenter le même film. Elle nous regardait avec tant d’amour et a dit : « Vous êtes tellement nombreux. Je voudrais tous vous prendre dans mes bras mais je ne pourrais pas. »

Dimanche 13 octobre fut une courte journée. Après un lever tardif, nous sommes allés voir une séance « famille /ciné-concert » (6000 spectateurs de tous âges). Le principe est de passer des films muets restaurés en faisant jouer la musique par un ou des musiciens en direct dans la salle comme cela se faisait au temps du cinéma muet. Nous voici donc partis pour un bon moment de rigolade puisque nous allons voir trois courts métrages de Charlie Chaplin accompagnés au piano par Serge Bromberg créateur de laboratoire de restauration des films anciens : « L’émigrant », « Charlot chef de rayon » et « Charlot s’évade ». Le spectacle est suivi d’un goûter offert aux enfants présents. Le spectacle a été présenté quelques jours plus tard dans le service pour enfants d’un hôpital lyonnais par Lucien Jean-Baptiste. Ça aussi c’est le festival lumière. De la générosité et de l’amour, comme le disait Jane Fonda, l’année dernière.

A 19h15, nous sommes allés dans un cinéma de la ville (car tous les cinémas de Lyon sont sollicités pour passer des films du festival dans quelques-unes de leurs salles), pour voir « The Outsiders : The complete novel », un « petit » Coppola paraît-il. Ce film nous a été présenté par Emilie Dequenne qui nous a parlé de ses souvenirs d’adolescente cinéphile qui regardait ces films chez elle en VF. Et toujours cette ambiance bon enfant. Toujours une salle pleine. Toujours un film de qualité et parfaitement restauré. Ce qui me rappelle que quelques temps avant le début du festival, l’Institut Lumière nous a proposé une conférence sur Francis Ford Coppola suivi du film « Peggy Sue s’est mariée », un enchantement malgré le fait que la restauration n’avait pas été faite sur ce film. Encore un « petit » Coppola, issu de la trilogie de l’adolescence qui comprend également « Rusty James ». Cela dit, je préfère un « petit » Coppola qu’un « grand » Max Pécas (réalisateur lyonnais, roi du navet, selon beaucoup) ou un grand Ed Wood (plus mauvais cinéaste de l’histoire du cinéma, selon certains).

Lundi 14 octobre fut une journée plus légère au niveau quantité de films et déplacements mais pas au niveau qualité. Nous avons pu voir « Piège pour Cendrillon » dont j’ai parlé plus haut et surtout nous avons assisté à un spectacle musical de Daniel Auteuil (chant et guitare) autour de Paul Jean Toulé. Ce « déjeuner en l’air » était un moment suspendu dans le temps. Un moment de poésie pure. La voix de Daniel Auteuil qui déclamait ou chantait, à son gré, des poèmes de Paul Jean Toulé et d’autres, l’intensité de son regard et de sa gestuelle. Un vrai moment de bonheur dans une petite salle de cinéma où on a l’impression que Mr Auteuil s’adresse à nous, rien qu’à nous, à chacune de ses phrases. Cette proximité était évidente et miraculeuse. Pour décrire l’impression de beauté et de douceur que donnait ce spectacle, je citerai la phrase que m’a chuchoté mon mari à l’oreille en sortant de la salle : « J’étais venu ici pour te faire plaisir mais je tiens à te dire que tu as vraiment bien choisi en m’invitant à venir ce soir ». La famille Auteuil était présente dans la salle ce qui a ajouté à l’émotion réelle de cet homme plein de tendresse pour ses enfants et petits-enfants.

Mardi 15 Octobre, après le travail, nous sommes allés assister à une projection de « Cotton Club » de Francis Ford Coppola dans une petite commune limitrophe de Lyon. Spectacle parfait, salle pleine, présentation passionnée et preuve que le Festival Lumière utilise vraiment toutes les ressources en salles de la ville et de ses environs.

Mercredi 16 octobre, ayant perdu mon accréditation, je cours au Village du Festival pour en récupérer une nouvelle. Une jeune femme m’arrête : « Jacques Doillon va découvrir sa plaque sur le mur des réalisateurs dans quelques minutes, souhaitez-vous vous joindre à nous ? » Et me voici, parmi les « happy few » qui ont pu assister à cet événement. C’est ça le Festival Lumière. Un côté presque familial. Et des petites surprises régulièrement. Le sourire sur toutes les lèvres. L’émotion de Jacques Doillon était palpable à tel point qu’il du s’y prendre à deux fois avant de dévoiler cette plaque située à côté de celle de Bonh Joon-ho et en dessous de celle de Gael Garcia Bernal.

Jeudi 17 Octobre. C’est la fête à Chabat ! Avec une projection du désormais culte « Astérix et Obélix. Mission Cléopâtre ». 6000 personnes pour saluer Alain Chabat accompagné de Monica Bellucci et de Gérard Darmon. Des fans ! Quelques personnes déguisées ! L’ambiance est vraiment bon enfant ! Un moment de franche rigolade, le public applaudissant à tout rompre devant le célèbre monologue d’Edouard Baer, le regretté Claude Rich et quelques autres scènes cultes dont la danse sur « I fell good » de James Brown.

Le vendredi 18 octobre, arrive enfin Le Grand Jour. Celui de la conversation avec Francis Ford Coppola et la remise du prix Lumière. La Conversation avec Francis Ford Coppola se passe dans un célèbre théâtre lyonnais. Les places sont réservées mais gratuites. Quelques vedettes viennent y assister dont Jean-Loup Dabadie, Alain Chamfort, Marina Foïs, Nathalie Baye, Alain Chabat, Monica Bellucci, Lucien Jean-Baptiste, Eye Haïdara, Laurent Gerra, Eric Métayer, Laurent Laffite, Emmanuelle Devos, Ludivine Sagnier, Gaspar Noé et tant d’autres…. Dans le public étaient également présents Eleanor Coppola, la femme du réalisateur et Roman, son fils. Le Maître répond aux questions d’un public étonné par tant d’humilité. Il donne des conseils aux jeunes étudiants de cinéma présents dans la salle ainsi qu’aux réalisateurs plus chevronnés.

On le sent passionné par son métier et par cet entretien de transmission qu’il a refusé de nommer Masterclass. Pour lui c’est juste un « partage d’expérience ». Une interprète est là pour fluidifier la communication entre Mr Coppola et son public. Les deux heures prévues ont malheureusement été trop courtes pour que chacun puisse poser une question mais le souvenir de ce moment restera à jamais gravé dans ma mémoire. Pas de paillettes, pas de discours, juste un moment « intime » et « intense » partagé dans le plus grand silence (j’ai failli écrire « recueillement »).

Le soir même, a lieu la Remise du Prix Lumière. Cérémonie en grande pompe à laquelle assisteront les mêmes personnes que l’après-midi avec en plus Marina Vlady (actrice et écrivain), Jeanne Cherhal (chanteuse) et Joon-ho Bong (réalisateur de « Parasites » entre autres). Tout ce beau monde est assis dans le public (places réservées) autour de Francis Ford Coppola, de sa femme et de son fils. Il reçoit humblement les hommages qui lui ont été préparés par le Festival Lumière. Tout d’abord, Jeanne Cherhal lui offre une interprétation, en français, de la chanson du Parrain (Parle plus bas) en s’accompagnant au piano.

Nous apprenons alors que le réalisateur aime les chansons interprétées dans notre langue. Il aime surtout les chansons du fils de Jules Dassin (réalisateur américain). Joon-ho Bong fait un discours pour rendre un vibrant hommage à son modèle puis Nathalie Baye. Ensuite, ce sont sa femme et son fils, et enfin Bertrand Tavernier qui expriment leur amour et leur admiration. Enfin, on appelle Francis Ford Coppola. La salle le salue par une standing ovation. C’est Nathalie Baye et Joon-ho Bong qui lui remettent le Prix Lumière qu’il reçoit avec un grand plaisir et une modestie non feinte. Il remercie le festival et sa famille. Sofia et ses filles lui ont envoyé un message vidéo pour le féliciter. Il tient à préciser qu’il est marié depuis 56 ans. Tendresse, affection et complicité ce sont les mots qui me viennent à l’esprit quand je regarde ce couple qui a su fonder une famille si unie (et talentueuse).

Pour clore en beauté cette cérémonie, Alain Chamfort viendra interpréter la célèbre chanson de Joe Dassin, « Aux Champs-Elyséées » pour le plus grand bonheur du public qui la reprendra en chœur avec un Francis Coppola comblé. La cérémonie est suivie de la projection du film « Conversation secrète », un film qui a obtenu le grand prix du festival de cannes en 1974 avec Gene Hackman dans le rôle principal. La soirée s’est terminée sur le coup des 2h du matin. Mais quel film ! J’avoue que je ne le connaissais pas avant et qu’il m’a emballé.

Le Samedi 19 octobre, nous avons assisté à la Nuit du Parrain. La célèbre trilogie a été projetée devant 6000 personnes avec une pause d’une demi-heure entre chaque film. Il y avait largement de quoi boire et se restaurer. Des couchettes étaient mises à disposition des spectateurs qui en auraient besoin et le matin un petit-déjeuner était offert à l’issue du dernier film. Que dire de ce chef-d’œuvre si ce n’est que je ne l’avais vu qu’en DVD et en VF. Le voir en VOSTFR et sur grand écran est pour nous un privilège. De cette façon, on voit mieux les liens entre les trois films qui se dévoilent ainsi beaucoup mieux comme les trois épisodes d’une grande saga. Petit souvenir amusant dont je vous demande de garder le secret : la fatigue faisant son œuvre, mon dernier café a atterri sur ma belle chemise blanche mais cela n’a pas terni mon enthousiasme.

Le lendemain, dimanche avait lieu la soirée de clôture à laquelle nous n’avons pu assister. Une cérémonie encore pleine d’étoile et de Coppola avec pour finir sur une note majuscule « Apocalypse Now Final Cut ». Il s’agit, bien évidemment du final cut établi par Francis Ford Coppola en 2019.

J’ai oublié de vous parler du samedi matin. Nous n’avons pas pu y être pour des raisons de travail mais j’imagine ce moment comme un moment de grâce même si, pour l’occasion, il s’est déroulé sous la pluie. Tous les lauréats du Prix Lumière tournent un remake du film « La Sortie de l’usine Lumière », le dernier samedi du festival. Et donc samedi 19 octobre, c’était Francis Ford Coppola qui dirigeait ce tournage pluvieux. Ce sont les célébrités présentes à la Cérémonie de Remise du prix et qui le souhaitaient qui ont joué les nombreux rôles.

Ce festival est vraiment loin de l’image que je me faisais d’un tel événement. Il est tout de simplicité et d’amour du cinéma. Il n’a pas le côté m’as-tu-vu que l’on pourrait croire. Et c’est le seul festival qui vous fait lever de bonne heure pour regarder des vieux films en noir et blanc voire même muets (je cite de façon empirique Thierry Frémaux qui me pardonnera sûrement de ne pas utiliser ses propres mots puisque l’esprit de sa phrase reste intact). J’y retournerai volontiers l’année prochaine et les suivantes.

Je finirai sur les quelques regrets que j’ai eu, les films que je n’ai pas pu voir (ou revoir) mais que j’espère pouvoir suivre une autre fois :

• Dementia 13, Dracula, Rusty James, Les gens de la Pluie, de Francis Coppola.

• Au cœur des ténèbres. L’apocalypse d’un metteur en scène d’Eleanor Coppola

• Justice est faite, Pierre et Jean, Le Miroir à deux Faces, Mourir d’aimer, Les risques du Métier d’André Cayatte

• MASH de Robert Altman, Le Casanova de Fellini avec Donald Suttherland

• Le lit conjugal de Marco Ferreri avec Marine Vlady et Ugo Tognazzi

• Irréversible inversion intégrale de Gaspar Noé

Béatrice Lascourbas.

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. revesanimes dit :

    Merci d’avoir fait vivre à ceux qui n’étaient pas là le Festival, comme si on y était…

    Aimé par 1 personne

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