Critique : Skin (2018)

Skin est un film dramatico-biographique américain écrit et réalisé par Guy Nattiv.

Près de 20 ans après s’être révélé aux yeux du monde entier dans le magnifique Billy Elliot de Stephen Daldry, Jamie Bell nous frappe en plein dans l’estomac sous la houlette du cinéaste israélien, Guy Nattiv. Ce dernier a remporté un Oscar pour le court métrage, qui a inspiré ce long métrage.

Dés les premières minutes, Jamie Bell est mystifiant. Sa composition s’affiche clairement comme l’une des grandes forces du film. Le réalisateur est conscient de l’impact que l’acteur britannique peut avoir sur le spectateur. Le magnétisme opère instantanément, ce qui est un bon présage pour la suite.

Guy Nattiv travaille son propos à partir d’un portrait sombre, celui de Bryon “Pitbull” Widner. Petit à petit il éclaircie le personnage par le biais d’une rencontre. C’est alors que l’attachement envers ce skinhead prend forme, tout comme les premiers tracés du chemin vers la rédemption. Évidemment, on pense à American History X, sauf qu’ici l’humanité renait grâce à l’amour.

L’immersion se veut au plus près de la réalité, ce qui donne encore plus de force au propos. Le réalisateur articule une approche intimiste, au travers d’un cadre proche des personnages, et plus particulièrement Bryon. A travers lui, Guy Nattiv nous plonge dans l’univers obscure du néo-nazisme américain. La photographie d’Arnaud Potier (Galveston) est parfaitement adaptée, puisqu’elle s’appuie sur les ombres et la lumière. Il en ressort un souffle grisonnant qui en adéquation avec le protagoniste principal. Il faut également souligner l’importance du rythme et du montage, qui favorisent la spirale destructrice dans laquelle Bryon est prisonnier.

Au casting, on n’oublie pas Danielle Macdonald, Vera Farmiga et Zoe Colletti qui sont toutes les trois très convaincantes. Bill Camp tient un rôle sur mesure, à la fois frontal et terrifiant.

En résumé, Skin bouscule et rappelle que la lutte face au racisme et au néonazisme est loin d’être terminée. Cependant, Guy Nattiv nous montre qu’il y a de l’espoir à travers de nombreuses cicatrices. Jamie Bell est époustouflant !

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