Critique : La Route d’Eldorado (2000)

La route d’Eldorado est un long-métrage d’animation américain d’Éric Bergeron et Will Finn. 

1519. Les Espagnols ne rêvent que d’une chose: atteindre l’Eldorado, légendaire contrée aux mille richesses située quelque part en Amérique du Sud. Tulio et Miguel, deux sympathiques fripouilles, décident de tenter l’aventure et traversent l’océan à bord d’une frêle embarcation. Après avoir chaviré, les deux amis atteignent une ile inconnue. Ils découvrent très vite qu’ils ont atteint l’Eldorado. Mais la fortune et le pouvoir ne vont-ils pas avoir raison de l’amitié qui les lie?


Après Fourmiz et Le Prince d’Égypte, les studios DreamWorks Anitmation souhaitent devenir le grand concurrent de Disney. La route d’Eldorado bénéficie d’un budget important évalué à 95 millions dollars, ce qui correspond à peu près à celui de Toy Story 2. A la différence que DreamWorks continue de produire des films 2D, alors que la 3D cartonne depuis plus de cinq années. Un parti pris risqué, mais louable compte-tenu des résultats encourageants au box-office pour les deux premiers longs métrages.


L’homme qui voulu être roi 2.0

En pleine période des conquistadors, on suit un duo d’arnaqueurs qui ne pense qu’à faire fortune. Dés leur première apparition, Tulio et Miguel inspire à un mélange entre Jack Dawson et Jack Sparrow. On aurait bien vu Leonardo DiCaprio et Johnny Depp derrière ses deux petits escrocs.

Les premières minutes rappellent quelque peu Aladdin, notamment sur la mise en scène et l’humour. Les chansons ne sont pas mémorables et sont même dispensables. Cependant, les personnages sont plutôt attachants et l’intrigue fonctionne malgré quelques facilités.

La mise en scène est plaisante et le graphisme « old school » reste assez charmant. Cependant, le scénario se révèle maladroit dans l’exploitation de son intrigue et de ses personnages.  Il est étonnant de voir Ted Elliott (Shrek, Pirates des caraïbes) que c’est qui a participé à l’écriture, tant ses partis pris sont discutables et entraine un vrai déséquilibre. La loufoquerie l’emporte sur le côté aventure, et cela est dommageable compte-tenu du potentiel qu’affichait le propos.

Le scénario est très loin de respirer l’originalité. La structure sonne le déjà-vu, tout comme la composition des personnages. On est face à une production qui veut oser des choses, mais qui finalement revient sur ses pas et décide de se cacher derrière de grosses ficelles. Pourtant, Dreamworks avait comme ambition de se démarquer de Disney en proposant des films d’animations plus matures avec des sujets mythologiques et historiques. Malheureusement, ce n’est pas du tout le cas La Route d’El Dorado.

Il en ressort un produit banal et trop peu enivrant. Heureusement, Dreamworks aura appris de ses erreurs et nous pondra plus tard des films plus mémorables comme Shrek, Madagascar ou encore Dragon.

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