Après Séance : Birds of Prey

Birds of Prey est un film de « super vilains » américain réalisé par Cathy Yan.

Alors que le MCU continue tranquillou son petit bonhomme de chemin en suivant, année après année un calendrier bien établit, l’univers DC, de son côté, a toujours eu du mal à s’imposer au cinéma; la faute à une volonté trop évidente de la part de la Warner de vouloir trop prendre le pas sur la concurrence. Quelques films ratés par ci par là (« Suicide Squad« , « Justice League« ) ou noyés dans leur folie des grandeurs (« Man of Steel« , « Batman V Superman« ) auront fini par faire entendre raison au grand rival de Marvel. Dès lors, depuis déjà quelques films , DC semble avoir abandonné l’idée d’univers partagée pour proposer tout simplement des long-métrages ayant chacun leur identité propre. Bien leur en a pris, au vu des triomphes respectifs du tonitruant et spectaculaire « Aquaman » et du plus adulte et réaliste « Joker« ; de quoi redonner un peu des couleurs à une firme qui se cherchait depuis bien trop longtemps.

Bref, on en arrive maintenant à ce « Birds of Prey« , sorte de suite dérivée de « Suicide Squad« , mettant en vedette Harley Quinn, la partenaire déjantée du Joker. Au vu du souvenir calamiteux laissé par son grand frère au cinéma, on était en droit d’émettre des réserves quant à ce nouvel opus.

Et au final, force est de constater qu’on est plutôt agréablement surpris. Certes, qu’on se le dise, « Birds of Prey » n’est pas un grand film et ne figurera certainement pas dans les « Top cinéma » de fin d’année, mais il reste un divertissement bien troussé, traversé par ci par là par quelques bonnes idées de mise en scène (si, si) et porté par un ton comico-trash qui n’est pas sans rappeler par moment un certain Deadpool. Margot Robbie, qui reprend le rôle d’Harley et qui est également productrice du film, s’amuse comme une folle (c’est le cas de le dire) à coups de mimiques faciales bien trouvées (sourires grimaçants, moue boudeuse ou tristounette), de punchlines bien senties et d’une gestuelle exacerbée. Si on est pas toujours très loin du cabotinage, on peut néanmoins pardonner ça au vu du caractère frappadingue et excentrique du personnage.

D’autant plus que le film, dans son entièreté, est à son image : fun, cartoonesque, déjanté et même un brin hystérique; le tout servit par une réalisation multipliant les effets de style (voix-off volontairement décousue, inscriptions sur l’écran, nombreux retours en arrières et même cassage du quatrième mur) comme pour mieux souligner la désinvolture d’Harley.

Si on pourra toujours lui reprocher une fin bâclée, certains personnages secondaires un peu sous-exploités et quelques effets gore un peu forcés, on peut néanmoins trouver son plaisir devant ce divertissement pop-corn sans prise de tête, assumant complètement son côté volontairement bébête et foutraque, dont on gardera un meilleur souvenir que « Suicide Squad« .

François Bruwier.

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