Critique : Silverado (1985)

Silverado est un western américain coécrit et réalisé par Lawrence Kasdan.

A la fin du XIXe siècle, au Far West. Emmett se dirige vers Silverado. En cours de route, il vient en aide à Paden, un aventurier. Les deux hommes font équipe afin de délivrer Jake, le jeune frère d’Emmett. Bientôt, Mal, un cowboy noir se joint à la petite bande…


Après avoir abordé le thriller érotique avec La fièvre au corps et la comédie dramatique avec Les copains d’abord, Lawrence Kasdan se lance dans le western avec un budget de 23 millions de dollars. Un pari risqué pour le grand copain de Steven Spielberg et George Lucas. Au milieu des années 1980, le western ne fait plus vraiment recette. Le seul qui arrive à rencontrer le succès, c’est Clint Eastwood.

Silverado n’a pas connu un immense succès (seulement 32 millions $ au box office), mais il eu le mérite de révéler une pléiade d’acteurs et d’actrices. De plus, le long métrage a obtenu une certaine estime pour les fans de westerns au fil des années.


De la poudre à la poussière…

De son ouverture, Lawrence Kasdan affiche ses intentions. Il rend hommage ouvertement à John Ford, tout en y injectant son sens du spectacle et de la comédie.

On retrouve assez vite des similitudes avec « Les copains d’abord« , tant la thématique de l’amitié est centrale dans le script. Le réalisateur apporte une dimension plus moderne au genre, sans pour autant le dénaturer. Chaque environnement et décor ont été appréhendés, ce qui favorise l’immersion dans le Far West qui est en bout de piste.

Lawrence Kasdan ne se laisse pas prendre par l’étau hollywoodien, il met en avant un rythme posé et une belle galerie de personnages.

Le casting se montre très convaincant dans son ensemble. Il faut dire que l’on a du beau monde dans l’Ouest américain. A commencer par Kevin Kline, Scott Glenn et Brian Dennehy qui officient comme les acteurs les plus expérimentés et tire efficacement les plus jeunes vers le haut. Kevin Costner, Danny Glover et Jeff Goldblum sont très bons. Rosanna Arquette et Linda Hunt bénéficient de beaux rôles à défendre, ce qu’elles font honorablement.

Scott Glenn a souvent souligner le fait que la distribution y est pour beaucoup dans la réussite du film. Il a également déclaré que c’était un bonheur de collaborer avec Kevin Costner. Les différents profils qui apparaissent dans le casting est sans aucun doute la plus grande richesse du long métrage.

Bien qu’il ne soit pas exempt de défauts, Silverado s’inscrit tout de même comme un beau western. Lawrence Kasdan puise dans les grands classiques du genre, mais ne parvient pas à donner le souffle épique qu’on attend. Il ne s’autorise pas assez de culot dans sa mise en scène, et cela attire la poussière sur à l’écran. La photographie est plus que satisfaisante, et participe à la beauté de bon nombre de plans.

En revanche, le scénario aborde des thématiques qui diffèrent de ce que l’on pouvait voir à l’époque. Évidemment, la vengeance est abordée mais de manière plus secondaire qu’à l’accoutumée. On est d’avantage sur une histoire d’amitié, d’honneur et de courage. La galerie de personnages est plutôt bien composée et agencée.

La musique de Bruce Broughton est de qualité, et vient parfaitement épouser les images du réalisateur.

En résumé, Silverado prend réellement son relief grâce à son casting exceptionnel. Cependant, Lawrence Kasdan apparait assez à l’aise avec les colts et les chapeaux.

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