Après Séance : En Avant

En avant est le 22e long-métrage d’animation en images de synthèse des studios Pixar, réalisé par Dan Scanlon et coproduit par Walt Disney Pictures.

Pixar l’avait promis. Une fois « Toy Story 4 » sortit, c’en sera finit des suites. C’est donc un film d’animation 100% original, « En avant » (« Onward » en V.O) qui ouvre le bal de cette nouvelle décennie pour le studio, qui sera bientôt suivit par « Soul » dont la sortie est prévue en juin prochain.

Qu’on le dise d’emblée (et ça fait un peu mal quand même), « En avant« , malgré d’évidentes qualités, n’est pas un grand Pixar et constitue globalement une petite déception. Et pourtant, sur papier, le « pitch » avait de quoi séduire : dans un monde imaginaire peuplé de créatures magiques (elfes, magiciens, gnomes, centaures, licornes), 2 frères aux caractères opposés – Ian et Barley – se lancent dans une quête aventureuse à la recherche de leur père disparu depuis des années.

Au final, l’univers féerique est assez sous-exploité (représenté par des fées malfaisantes et une Manticore qui souhaite échapper à son passé) et sert surtout de prétexte à lancer, et relancer, le périple des 2 frères. En soi, l’idée de se focaliser sur la relation complexe entre Ian et Barley n’est pas mauvaise, loin de là même, mais reste assez bancale dans la mesure où l’on devine aisément qu’ils finiront transformés (psychologiquement parlant) par leur aventure, d’autant plus qu’ils n’échappent pas aux stéréotypes : le grand frère immature et relativement envahissant d’un côté, et le plus jeune, timide, réservé et mal dans sa peau de l’autre; idem pour le personnage de Corey la Manticore qui cherche à fuir ce qu’elle était autrefois (une grande et puissante guerrière) tout en le regrettant.

Reste que, malgré tout, les protagonistes sont assez sympathiques, le rythme (comme très souvent dans les films Pixar) est soutenu et on se laisse entraîner par ces diverses péripéties aux issues certes prévisibles mais néanmoins très distrayantes, en dépit d’un morceau de bravoure final relativement bâclé.

Vous l’aurez compris; « En avant » est donc un Pixar assez mineur, pas catastrophique (on est quand même loin de « Cars 2 » ou de « Rebelle ») mais pas exceptionnel non plus, servit par une animation jolie mais manquant un peu de charme, par quelques notes d’humour assez bien dosées et par un récit un peu trop classique, malgré un beau message sur la famille. En espérant que « Soul« , seconde livraison Pixar de 2020, redresse un peu la barre.

François Bruwier.

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